Le député Les Républicains Henri Guaino a annoncé vendredi sa candidature à la présidentielle de 2017, faute d’avoir pu réunir les parrainages requis pour prendre part à la primaire de la droite, qu’il a qualifiée d' »escroquerie démocratique ».
« Sans appareil » et « sans moyens », l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy se lance désormais dans la quête des 500 signatures d’élus exigées pour concourir directement au scrutin présidentiel.
« Je mesure la difficulté de cette tâche », a déclaré Henri Guaino, quelques heures avant l’heure limite pour le dépôt des candidatures à la primaire des 20 et 27 novembre, censée désigner le champion de la droite en 2017.
« Elle aura été le théâtre depuis des mois de toutes les petites manoeuvres, les petits calculs de la vieille politique politicienne, avec son lot habituel de pressions, d’intimidations, de manipulations, d’échanges de bons procédés », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.
« Au-delà du mauvais coup porté à l’esprit de nos institutions, ces primaires sont une véritable escroquerie démocratique. »
« L’objectif poursuivi est pleinement atteint: verrouiller le système pour préserver l’entre-soi de quelques notables de la politique », a insisté Henri Guaino, qui a écrit quelques uns des discours les plus emblématiques de Nicolas Sarkozy lors de la campagne de 2007, puis lors de son quinquennat.
Le député des Yvelines a dit se mettre « en congé » du bureau politique de sa formation.
Six membres des Républicains semblent assurés de participer à la primaire – Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno le Maire, Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet.
Il faudra peut-être y ajouter un ou deux candidats qualifiés in extremis, ainsi que Jean-Frédéric Poisson, dispensé de l’étape des parrainages en sa qualité de président du Parti chrétien-démocrate.
Sur le fond, H. Guaino a tout à fait raison, les primaires sont une escroquerie démocratique.
Les 500 parrainages pour se présenter à la présidentielle en sont une autre. ( Il en fallait « seulement » 100 avant que « la caste » n’en demande 500 ).
Concernant la candidature de H. Guaino, ex-plume de Sarkozy, quelles différences de programmes notoires propose-t-il par rapport à ceux qui se présentent à la primaire LR ?
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Guaino est une de nos trop rares « consciences » politiques.
Candidat « libre », toute la question est de savoir s’il va pouvoir réunir les 500 signatures de maires.
Car , comme il se dit avec justesse, le système a été verrouillé par les appareils de partis pour que la magistrature présidentielle n’échappe pas à « l’ entre-soi » des grands partis.
Contrairement à ce que souhaitait de Gaulle : que l’élection présidentielle soit la plus ouverte possible pour permettre, le cas échéant, la rencontre d’un homme, d’une femme, avec la Nation, au-delà des manœuvres d’apparatchiks !
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