Belfort, ils gachent tous nos efforts

Hollande a accompli un virage qu’il désigne de façon erronée comme le virage de la priorité à l’offre. Ceci s’est traduit par un habillage des exigences allemandes sous le nom de compétitivité. Ce fut le mot d’ordre, l’excuse, le cache sexe de tout un ensemble de décisions, dont la plus symbolique est la pseudo-réforme du marché du travail. Pseudo-réforme qui a réussi à mobiliser contre elle… comme une vraie réforme! Ces réformes, toutes faites à moitié, sans jamais dépasser le seuil critique de l’efficacité ont pénalisé de nombreuses couches sociales, à tort ou à raison. Mais pour certaines d’entre elles, à n’en pas douter, c’est à raison.

La but des réformes imposées par les Allemands, c’est la convergence, la productivité, la souplesse, la flexibilité. Je passe sur son corolaire , la flexibilité des échines. Le but est d »être plus efficace, de produire plus avec moins de personnel, avec des coûts réduits. Pas la peine de tourner autour du pot, c’est de cela qu’il s’agit: produire plus de richesses échangeables sur un marché international avec moins de personnes. Ce qui équivaut, pour le système soit à générer moins de pertes, soit à produire plus de profits. On n’échappe pas à cette logique, peu importe le vocabulaire utilisé. Il faut donc lutter contre tous les gaspillages, contre tous les foyers de perte, contre toutes les inefficacité, qu’elles soient dues à la mutation des processusde fabrication, à l’effondrement des marchés, à la naissance de nouveaux concurrents.

Alstom fait partie de ces inefficacités, avec une production réduite, non compétitive qui par conséquent pèse sur la productivité nationale qui , il faut le réaliser, n’est que l’aggrégation de toutes les productivités partielles et sectorielles. Il n’y a aucune raison pour que certains, certaines couches sociales soient sacrifiées sur l’autel de la productivité et de la rigueur , par Macron, par exemple, et que d’autres y échappent. de quel droit? De quelle morale? De quel droit a-t-on gaspillé des dizaines, voire des centaines de millions pour Heuliez? De quel droit engoufre-ton l’argent de la BPI dans la voie suivie en son temps par le Crédit Lyonnais? La réponse est bien sur politique, certaines sous-productivités doivent être corrigées parce qu’elles sont incarnées dans des couches sociales faibles et dispersées, à image négative ou neutre, tandis que d ‘autres sous-productivités doivent étre défendues par les cocoricos hypocrites de ceux qui en dernière analyse en sont responsables.

La politique de ceux qui sont aux  affaires n’a pas de meilleure caractérisation que la politique de Gribouille. Ils découragent l’investissement et l’accumulation du capital,  ce qui conduit le capital Français, asphyxié et il faut bien le dire souvent inefficace en raison de son système cooptatif, ce qui conduit le capital français à se vendre à l’étranger, lequel étranger fait régner une loi d’airain du profit encore plus dure que celle en vigueur dans le pays. Puis quand la loi du profit, loi de la productivité se manifestent concrètement par des fermetures ou des licenciements alors ce gouvernement pousse des cris d’orfraie.Les cris sont toujours d’orfraie, vous le savez. On avait vu la même chose avec l’affaire Arcelor Mital en son temps.

Triste pays, tristes gens  qui n’a comme référence ni l’efficacité, ni la justice sociale; ni la cohérence , ni la morale.

Ah ce pragmatisme des politiciens !

Une réflexion sur “Belfort, ils gachent tous nos efforts

  1. Et maintenant, vivent les delocalisations en Roumanie, d’apres le modele allemand, pour esperer retrouver un peu plus de competitivite perdue.
    Entre autres, je pense que c’est ce que s’imagine Hollande et sa forte delegation de chefs d’entreprises en visite de 2 jours ! en Roumanie.

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