Juppé favori, l’étau se referme sur l’espoir

Selon le sondage effectué par Kantar Sofres, 36% des personnes interrogées croient que Juppé a été le meilleur lors du débat télévisé.

Sarkozy vient en second avec 22%.

Tout ceci confirme ce que l’on sait: si on veut sortir de l’UMPSMEDEFCFDT, il faut refuser le système des primaires car il est fait précisément pour assurer la victoire de cette coalition monopolistique. Les primaires sont conçues pour empêcher toute réelle alternance, pour faire en sorte que les jeux soient faits d’avance. 

Il n’y a rien à espérer des gens,  des hommes, des candidats, ce sont des gestionnaires d’un système qui les dépasse, seule l’évolution de la réalité elle même se chargera d’imposer le changement et l’adaptation. Hélas les dégats seront importants.

Il n’y a aucune différence ; aucune dans les positions actuelles de Hollande, Sarkozy, Juppé, Valls, tout est de la poudre au yeux avec l’accent mis sur des chiffons rouges pour aveugler les électeurs. Les différence sont marginales d’une part et quand elles existent, elles sont impraticables dans le cadre général qui est celui qu’ils ont choisi de maintenir. Regarder leur passé, il ne ment pas, lui!

Nous sommes exactement dans la situation de 2012 ou les « un peu plus et un peu moins » sont en fait des mensonges car le réel commande et impose, il met au pas tous les nouveaux élus.

Et les français feraient bien de se souvenir que le fait même de faire des promesses sans auparavant prendre les mesures fondamentales qui permettent de tenir les promesses est une escroquerie à la démocratie.

Il n’y a que deux voies :

-celle de Macron qui dit: le monde extérieur, le marché  est le plus fort, il faut baisser la tête, se moderniser et accepter tous les sacrifices pour devenir un bon élève dans la classe mondiale et européenne

-celle des radicaux qui disent: il faut changer de système , retrouver la capacité à conduire notre destin, reprendre notre souveraineté, briser le carcan , oser sortir du cadre et inventer nous même notre voie pour nous adapter au monde selon notre optimum.

Tout le reste est billevesées.

En passant personne ne devrait voter sans avoir lu l’ouvrage de Yanis Varoufakis :

Et les faibles subissent ce qu’ils doivent ?

Un livre terrible , qui explique comment l’europe de l’austérité, celle des Hollande, Juppé, Sarkozy, menace la stabilité du monde.

L’enjeu des choix politiques, ce n’est plus seulement la prospérité et la dignité, non c’est le choix entre la guerre atlantiste, le chaos contrôlé   et la paix multipolaire.

Varoufakis, éditions  les liens qui libèrent  24 euros.

En Prime : L’essentiel, même si il est difficile d’en trouver un

Les candidats à l’investiture présidentielle de la droite ont confronté jeudi soir leurs programmes et leurs tempéraments lors du premier débat de la primaire. Affaires judiciaires et inimitiés tenaces ont brouillé l’enjeu malgré leurs efforts pour éviter le pugilat.

Alain Juppé  et Nicolas Sarkozy ont décliné une partition connue.

Le maire de Bordeaux et ancien Premier ministre (1995-1997) a plaidé pour un « Etat fort » à même de remettre la France sur la voie du « plein-emploi » et de l' »optimisme ». L’ancien président (2007-2012) défend lui « une France de l’action » succédant à « la France du bavardage » dans une « alternance forte, énergique, immédiate, concrète » au service de « la majorité silencieuse ».

Dans ces deux registres éprouvés, les deux hommes se sont neutralisés. Alain Juppé a stratégiquement opté pour une prudente réserve, Nicolas Sarkozy, crispé tout au long de l’exercice, pour un volontarisme rappelant les campagnes de 2007 et 2012.

Outsiders au rendez-vous
Ce sont les « outsiders » qui ont ménagé surprise et intérêt, notamment le plus méconnu d’entre eux, le président du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson. Crédité de 0,5% à 2% dans les sondages, il a marqué sans complexe ses différences, sur le revenu universel, la laïcité ou les fichés S.

La seule candidate, Nathalie Kosciusko-Morizet ancienne ministre de l’Ecologie de Nicolas Sarkozy, a invité les électeurs à refuser la « nostalgie »: « Le recyclage, ça marche pour les déchets, pas pour les idées ».

« Passez à autre chose », a déclaré pour sa part l’ancien ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire qui s’est efforcé difficilement de déclarer hors-jeu « le clan des redoublants ». « Si vous voulez continuer comme avant, vous avez tout ce qu’il faut sur ce plateau », a-t-il lancé en préambule, à quelque distance des pupitres d’Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

« On a gouverné ensemble pendant cinq ans », leur a rappelé l’ancien président au début des échanges. François Fillon, ancien Premier ministre (2007-2012) a quant à lui promis d’être « le président de l’action et le président de l’honnêteté pour que les Français retrouvent la fierté dans leurs dirigeants », sans préciser de qui il faisait le portrait en creux.

Copé offensif pour la rupture 
La palme de l’offensive, au risque parfois de l’agressivité, revient à Jean-François Copé, crédité de 2% dans les sondages les plus flatteurs. Il a joué son va-tout en décochant plusieurs traits à Nicolas Sarkozy, à sa droite, auquel il ne pardonne pas de l’avoir mis en cause dans l’affaire Bygmalion.

D’emblée, le député-maire de Meaux, qui dirigea la majorité à l’Assemblée sous Nicolas Sarkozy, s’en est pris à celui-ci en l’accusant de ne pas avoir honoré ses engagements. « Il y a dix ans, en 2007, j’avais comme des millions de Français espéré en la rupture que proposait Nicolas Sarkozy pour notre pays (…). Cette rupture, malheureusement on l’a pas faite », a-t-il lancé.

Justice, presque tous concernés!
Quant à ses déboires judiciaires, Nicolas Sarkozy a assuré qu’il était blanc comme neige : « Mon casier judiciaire, après 37 ans de vie politique, est vierge », a-t-il souligné. L’ancien président est inculpé dans deux affaires distinctes qui empoisonnent sa campagne.

Son principal rival, Alain Juppé, a pour sa part assumé une condamnation, en 2004, à un an d’inéligibilité dans une affaire d’emplois fictifs. Si les Français « estiment que ma faute me disqualifie, ils ne m’éliront pas », a-t-il dit.

Le débat a porté sur les thèmes de l’immigration et de la sécurité, ainsi que les questions économiques.

François Hollande, le grand absent

Tout à leur volonté de dérouler leur programme, les candidats en ont presque oublié de critiquer le gouvernement et le président socialiste François Hollande. 

Cette première joute doit être « un débat, pas un pugilat comme aux États-Unis », ce qui « donnerait une image désespérante de la vie publique », avait souligné avant le débat Thierry Solère, président du comité d’organisation de la primaire, en référence à la vulgarité inédite du duel américain Clinton-Trump.

Deux autres débats à sept sont prévus les 3 et 17 novembre et un dernier, entre les finalistes, le 24.

 

 

 

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3 réflexions sur “Juppé favori, l’étau se referme sur l’espoir

  1. Je suis d’accord pour dire qu’il n’y a que deux voies réalistes qui méritent d’etre essayées et ce sont celles que vous citez.Malheureusement,le clientélisme fera repasser l’ancienne voie jusqu’au chaos annoncé.Bravo pour le blog et les infos surtout économiques,magnifique travail!

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