D’aucuns semblent étonnés sinon scandalisés par ce crime de lèse majestés lorsque je désigne les maîtres du monde, les banquiers centraux, ce quarteron de monopoleurs, par le terme de zozos. Hélas, je trouve que ce terme est bien faible, il frise la complaisance car celui plus adéquat serait: »escroc intelellectuel et moral ». « Intellectuel » car ce sont de faux savants qui professent des théories fausses et « moral » car ils font des promesses qu’ils ne peuvent tenir et vous en font porter la responsabilité sinon la faute.
La chute pourtant contemporaine du Maestro Greenspan n’a pas servi de leçon, on continue d’idolâtrer ceux qui se prétendent grand prêtres de la religion du vent et de la brume.
L’échec des zozos, du vent, de la « valeur », de la hausse boursière, mais pas d’investissements productifs pour s’équiper !

Les commentateurs , les médias, la presse, les gourous ont un biais: ils sont complaisants. Pourquoi? Parce que la matière est complexe, parce que la réalité simple et claire a été remplacée par les mathématiques et les modèles, parce que le langage est utilisé non pour exprimer la pensée , mais pour dissimuler son vide.
Parce que le système au lieu de reposer sur la critique repose sur la flagornerie, une flagornerie résumée par le honteux « don’t fight the Fed ». Ce qui paie, ce n’est pas ce qui est juste , vrai et efficace, ce qui paie c’est ce qui fait l’object d’un consensus. Il y a une prime, un chèque pour celui qui reste dans les rangs des suiveurs, il y a une amende, une sanction, une perte de statut possible pour celui qui ne marche pas droit, qui n’enfile pas les patins.
Cela fait 18 mois que « nous y sommes presque » . La phrase a été prononcée par le Vice Président de la Fed Stanley Fischer il y a en effet 18 mois et il voulait dire que les objectifs étaient atteints.. Ces 18 mois ont été dominés non par la réussite, mais par les hésitations, à un point tel que la normalislation, c’est encore pour demain.
Ces 18 mois ont été utilisés par les banquiers centraux et leur clique à populariser l’idée que nous sommes dans une stagnation séculaire. Bref, faute d’avoir réussi à nous remettre sur le chemin de la prospérité, ces gens ont criminellement instillé une idée fausse: la stagnation séculaire qui a pour effet de réduire toutes les anticipations, tous les espoirs, ceux des agents économqiues, ceux des entreprises , ceux des salariés. Ils ont donc eux même instillé de la déflation, de la morosité, de l’humeur négative, tout en prétendant que leur action, depuis 2009 vise à relancer l’optimisme et le goût du risque.
Ces gens se comportent comme de vulgaires politiciens , pas comme des techniciens et à ce titre, leur indépendance est injustifiée.
La flagornerie , la complaisance , le biais n’expliquent pas tout et nous pensons que la paresse et le principe du moindre effort sont eux aussi à l’oeuvre. Il faut du courage , il faut aimer l’effort pour critiquer et contester les mensonges établis. Or la paresse et la lacheté dominent. Dans le domaine de l’économie, la vérification scientifique est impossible et c’est la raison pour laquelle il y a autant de charlatans. On peut accumuler les affirmations fausses comme le font les banquiers centraux et ne perdre ni la face ni même la crédibilité car l’expérience scientifique avec la reproduction/ vérification n’existent pas.
Il faut pour démasquer les imposteurs les mettre face à eux même, c’est à dire rapprocher ce qu’ils ont dit avant et ce qu’ils disent mainteant. Rapprocher ce qu’ils ont prévu de ce qui s’est passé plus tard et en titer les conclusion qui s’imposent: ils se trompent sur quasi tout.
En Mai 2007 il y avait une réunion du FOMC américain, l’élite de l’élite. Les premiers mois de l’année avaient été marqués par une grande turbulence financière. Voici ce que Bill Dudley, la personne la plus imporftante après le Chairman a déclaré: « La turbulence du marché qui a débuté le 27 février est maintenant loin, les appétits pour le risk sont revenus , la volatilité dans le secteur à revenu fixe et les marchés d’actions a décliné, et les actions ont enregistré de nouveaux records ». En aout, le 7 Aout exactement le gouverneur Poole demande à Dudley s’il n’y a pas des élements non publics et qui si ils étaient connus, seraient qualifiés par la presse d’alarmants, n’y a t-il pas des élements non publics inquiétants? Dudley répond avec un humour blessant pour Poole :« As far as the issue of material nonpublic information that shows worse problems than are in the newspapers, I’m not sure exactly how to characterize that because I guess I wouldn’t know how to characterize how bad the newspapers think these problems are. [Laughter] We’ve done quite a bit of work trying to identify some of the funding questions surrounding Bear Stearns, Countrywide, and some of the commercial paper programs. There is some strain, but so far it looks as though nothing is really imminent in those areas. »
En gros Dudley répond « nous avons travaillé pour identifier ces problèmes autour du refinancement de Bear Stearns, Coutrywide, et quelques programmes d’émissions de papier commercial. Il y a un peu de tension, mais aussi loin que l’on voit il n’y a rien de vraiment imminent de ce coté là. »
Deux jours plus tard, oui deux jours plus tard, tout le système monétaire global se bloquait, tout s’écroulait. Le monde était paralysé. Aussi loin qu’avait pu voir Dudley, c’était moins de deux jours!
La seule vérification que l’on peut faire est celle de la conformité des résultats avec ce qui a été promis. Le démonstration ne se fait pas par la mise à jour des raisonnements, des enchainements logiques, des mécanismes de transmission, non il y a longtemps que tout cela été abandonné, non on fait tourner des modèles. On a raison, on a visé juste si, voulant stimuler la croissance, relancer l’économie, réduire le chomage et stabiliser les prix, on a réussi à le faire et si les grandes variables de l’économie ont repris leurs tendances antérieures. Bref si tout est remis sur les rails.
Nous en sommes loin, très loin, les pertes de production depuis 2009 s’évaluent en dizaines de trillions au plan mondial. C’est dire si nous avons « décroché ». Le succés en économie ne se mesure pas en regard de ce qui est attendu par les anticpations complaisantes des observateurs, le fameux consensus, non il se mesure en regard de ce qui aurait ét obtenu si on avait été capable de traiter les problèmes et si on avait réintégré les tendances antérieures.
Si vous voulez bien comprendre l’importance de ce que nous affirmons, pensez à ceci: la gestion à long terme des gouvernements et des états est faite à partir de tendances , de tendances extrapolées comme la croissance, la démographie, les surplus, les déficits, l’épargne, les investissements et tout écart en regard de ces tendances crée des déséquilbres, des dysfonctionnements. Les projections deviennent fausses. Le cadre dans lequel se déroule l’action gouvernemental devient bancal. Les banquiers centraux ont échoué, nous n’avons pas renoué le fil de l’évolution économique d’avant la crise. Ils ont tout faussé.
Une croissance de 1% au lieu d ‘une croissance de 3%, c’est de la richesse qui a disparu, ce sont des ressources qui ne sont pas disponibles et surtout ce sont des promesses, celles qui sont contenues dans les régimes de retraites et de protection sociales, qui ne sont pas tenues. Ne parlons même plus des promesses aux épargnants pour rémunérer leur abstinence et leur prévoyance: elles ont été dès le départ euthanasiées par la suppression des rémunération des placements classiques des économies des classes moyennes.
L’histoire de la Crise, c’est une hsistoire continue et c’est celle des erreurs de ceux qui se sont octroyé le pouvoir sans mandat, sans contradiction et sans contestation. Cette histoire de la Grande Crise financière ressemble étrangement à celle de l’échec de l’euro de cet euro bancal, mal conçu, voire conçu pour être tellement mal foutu qu’il devait conduire à violer les peuples et à leur faire admettre l’abandon de leur souverainté. La similitude entre l’histoire de la crise financière globale et celle de la crise européenne est frappante et elle justifie les thèses de ceux qui y voient des conspirations.
Il y a un vice dans le système de gestion des affaires monétaires mondiales et ce vice est impuni. La sanction du réel est éludée, occultée, dissimulée derrière les écrans de fumée du Fed-speak, du langage des illusionnistes; et les citoyens n’arrivent pas à trouver les moyens de s’opposer à une classe de dominants qui n’est responsable devant personne. même pas devant leurs pairs car ils fuient tout débat, se réfugient derrière le principe d’autorité. Le résultat en est une situation explosive comme en témoigne la dislocation de nos sociétés et les formes primaires que prend, la contestaion politique. A ceux qui en doutent, nous renvoyons au spectacle malsain qu’offre la campagne électorale de la première puissance, le phare du monde.
Le public ne parvient pas à sortir du sacré, de la religion du Pouvoir, quel qu’il soit; tout se passe comme si tout Pouvoir avait encore , comme les rois d’antan une origine divine. Il n’y a que l’irrationnel pour expliquer la persistance de cette situation de déférence mal placée.
« Il y a un vice dans le système de gestion des affaires monétaires mondiales et ce vice est impuni. »
Nullement, ces abominations que vous dénoncez, tout comme les guerres et autres « grands remplacements » SONT LA PUNITION DU VICE.
Explication :
« tout se passe comme si tout Pouvoir avait encore , comme les rois d’antan une origine divine »
Mais bien-sûr que si, même si les pseudo-chrétiens du jour veulent l’ignorer, il n’y arien de changé, tout pouvoir vient de Dieu (Romains, XIII), sinon Il ne serait pas tout puissant, c’est une évidence logique. Dieu ne veut jamais le mal positivement mais il le permet pour des fins de justice et d’éducation.
« L’homme est face à lui-même et le Bon Dieu respecte son choix. Mais…
« Quand l’insolence de l’homme a obstinément rejeté Dieu, Dieu lui dit enfin : ‘‘Que ta volonté soit faite !’’ Et le dernier fléau est lâché. Ce n’est pas la famine, ce n’est pas la peste, ce n’est même pas la mort, c’est l’homme ! Quand l’homme est livré à l’homme alors on peut dire qu’il connaît la colère de Dieu » (Louis Veuillot – 1813/1883). » (Cité par l’économiste catholique Jacques Delacroix sur son site http://www.liesi-delacroix.com/content/7-nos-articles )
E. S.
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