La campagne anti-Trump continue . Pourtant l’élection est passée. Trump a été élu sans contestation possible. Depuis son élection il n’ a rien fait ou rien dit de choquant. Au contraire il a évolué dans une direction conciliante, plus politiquement correcte; certains disent déja qu’il se rapproche ou cherche à se rapprocher de l’establishment. Nous considérons que Trump a entrepris une sorte de recentrage.
Cela est conforme à la tradition et à la pratique Présidentielle, une fois élu il faut changer d’habits, endosser celui de représentant de tous les citoyens. Les premiers temps, en régime démocratique-même perverti- il est toujours bon de sacrifier au rite de la réunification, à l’appel à l’union. Il faut tenter de faire taire les divisions. Trump sacrifie à cette obligation rituelle.
Poursuivre la campagne ne sert donc à rien, en tous cas , cela ne parait guère justifié et encore moins motivé par le comportement de Trump.
Pourtant que les marginaux américains financés par Soros et les néo-cons tentent de semer l’agitation et la violence aux Etats-Unis ne nous étonne pas, car ces gens ont un Projet géopolitique qui va bien au delà du choix du président. Ils ont une stratégie mondiale de déstabilisation, de chaos et de dislocation. Et ils répètent les expériences qu’ils ont menées ailleurs, en Ukraine, en Macédoine, au sein de la Communauté Noire aux Etats-Unis, à Hong Kong, voire localement en France etc.
Ces gens, cette force souterraine mondiale est à l’origine de ce que l’on appelle les Révolutions de couleur, dont la plus célèbre est la révolution Orange. Ces derniers jours on a beaucoup parlé d’une révolution “purple” aux USA, d’une révolution violette, non pour désigner une révolte du peuple, puisque celui ci a voté Trump, mais pour s’opposer au peuple et à ses choix.
Le paradoxe n’est qu’apparent, car tous les spécialistes savent que les révolutions de couleur ont une origine louche, presque fasciste, comme en Ukraine sur la place Maidan , et que ceux qui les financent et l’encadrent ne sont pas des amis des peuples, mais des partisans d’un Système, d’un Ordre qui est plus proche d’un monde à deux vitesses, fabien que d’un monde démocratique. Ce mouvement, qui dispose à la fois de moyens financiers considérables, de médias, d’organisations, d’associations et de mercenaires, avance masqué, il accepte de faire alliance avec n’importe qui et dans n’importe quelles conditions, du moment que cela sert la stratégie de dislocation, de déstabilisation. C’est ce qui le rend très difficile à la fois à démasquer et à analyser, il part en apparence, dans tous les sens. Il s’adapte aux conditions locales en jouant sur les forces de contradiction.
Ron Paul prétend reconnaitre dans toutes ces émergences , la main du Deep State allié aux néo-cons américains ou anglo saxons. Nous ne partageons pas cet avis, selon nous Ron Paul tombe dans le piège de la complexité, le piège des apparences, le piège des circonstances. Le Deep State américain, les élites qui ont financé Hillary, qui ont construit la coalition des médias, qui manipulent Obama, qui ont noyauté les institutions, ces élites sont alliées aux forces de déstabilisation/recomposition mondiale, c’est évident, mais à notre avis alliées seulement. Elles ne font qu’un bout de chemin ensemble et selon nous les divergences sont profondes. Le Deep State américain reste enraciné dans la Nation américaine, dans l’exceptionnsalisme américain et le statut impérial. Or le statut impérial est incompatible avec le Projet. C’est même un obstacle au Projet.
En Europe, on essaie, c’est étonnant de jouer les prolongations de la campagne! Regardez les médias MSM, ils ne lâchent pas. Nous avons été partiellement censuré sur un média public européen il y a quelques jours, rien que pour avoir exprimé une vision optimiste de la victore de Trump; rien que pour avoir expliqué que ce choix allait dans le bon sens, arrivait au bon moment historique, car il soulevait le couvercle de plomb du cercueil dans lequel la politique économique et monétaire avait enfermé nos sociétés. Ce choix avons nous expliqué libérait des forces de vie.
Notre hypothèse est que les médias Européens sont prisonniers de leurs positions passées d’une part mais que d’autre part ils font un travail local de propagande : ils pilonnent sur la thématique de Trump, en la déformant. En la tronquant avec d’autant plus de facilité que personne ne prend la peine de lire les programmes de Trump. Ils pilonnent, comme leurs gouvernements et leurs élites, dans la perspective de leurs consultations électorales domestiques à venir. C’est , sur une échelle plus grande ce qui s’est passé, ce qui a été tenté au lendemain du vote Brexit, mais là, cela a été un échec car le Brexit a eu des premières conséquences positives qui ont forcé les critiques au silence. Il est tellement facile de multiplier les mensonges sur Trump: c’est loin, plus cela est gros plus cela passe et puis les excès du personnage s’y prêtent.
Il serait temps que les forces d’opposition dans nos systèmes prennent conscience de cette réalité et y réagissent.
Les manifestations anti trump sont tout sauf spontanées, des bus sont loués et mis à disposition avec service de racolage effectué par des professionnels !
Bonjour,
L’élection de Donald Trump restera sans nul doute la fait marquant de ce début de siècle.
J’ai été sidéré ce matin d’entendre au cours de l’émission de Philippe Meyer, « L’Esprit public » sur France Culture, Mme Nicole Gnesotto (présidente du conseil d’administration de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale, professeur, titulaire de la chaire sur l’Union européenne au Conservatoire National des Arts et Métiers) déclarer, je cite nommément ses propos « … les trois premières puissances du monde, la Chine, la Russie, les Etats-Unis, elles sont dirigées par des hommes qui ne sont pas des démocrates …. l’OTAN est dirigée par deux dictatures, monsieur Trump et monsieur Erdogan…. ». (https://www.franceculture.fr/emissions/lesprit-public/donald-trump-president-des-etats-unis-la-primaire-de-la-droite-et-du-centre. C’est entre 26’40 » et 27’10″ »).
Je serai le dernier à affubler les dirigeants chinois et russe du titre de démocrate, quoique pour le dernier, on ne puisse pas dire qu’il soit l’émanation directe de la volonté d’un parti. De même, j’observe avec inquiétude l’évolution du dirigeant turc qui, bien qu’issu d’élections « classiques », lorgne de plus en plus vers un pouvoir très personnel et autocratique sous l’égide de la religion que l’on sait. Je ne serai cependant pas surpris d’apprendre (je n’ai pas fait de recherche sur ce point) que Mme Gnesotto milite en faveur de l’intégration de la Sublime Porte au sein de l’Europe.
Comprenne qui pourra. Refuser le titre de démocrate au nouveau président américain, régulièrement élu et sans contestation possible comme le souligne, fort à propos François Bujon de l’Estang, ancien Ambassadeur de France à Washington (le seul qui est réellement fait amende honorable avec Philippe Meyer au cours de l’émission), c’est faire injure aux électeurs américains qui ont voté pour Trump et à la démocratie que reste, quoiqu’on en pense, les Etats-Unis avec ses excès et ses faiblesses.
En la matière, je ne crois absolument pas que nous ayons des leçons à donner à qui que ce soit surtout en ce moment et je ne serai pas contre l’introduction du terme Humilité dans la devise de notre pays.
Je sais bien que Bertolt Brecht a écrit dans un poème célèbre, « La solution », d’une actualité brûlante:
Après l’insurrection du 17 juin,
Le secrétaire de l’Union des Écrivains
Fit distribuer des tracts dans la Stalinallée.
Le peuple, y lisait-on, a par sa faute
Perdu la confiance du gouvernement
Et ce n’est qu’en redoublant d’efforts
Qu’il peut la regagner.
Ne serait-il pas
Plus simple alors pour le gouvernement
De dissoudre le peuple
Et d’en élire un autre ?
mais à entendre cette personne, membre de « l’élite », il devient urgent de rappeler que, suivant le mot de Churchill, « La Démocratie est le pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres … » et qu’à cet aune, la Démocratie n’est pas sécable et qu’elle n’est l’apanage de personne, si diplômé soit-on.
C’est en tenant ce genre de discours que les citoyens sont attirés, à l’instar des papillons la nuit, par les lumières les plus fortes (et les plus mortelles). A nier l’évidence et à poursuivre dans des voies délétères, l’oligarchie dirigeante de ce pays se rend complice, quand elle n’en est pas l’acteur, de l’évolution malsaine du régime.
Déjà, les échéances italienne et autrichienne du 4 décembre prochain vont être à suivre avec beaucoup d’attention. La première parce qu’elle signifiera pour de bon la fin de l’Europe telle qu’elle a été souhaitée en 1956, la seconde parce qu’elle verra peut être l’élection d’un dirigeant ouvertement d’extrême-droite dans un pays hautement symbolique 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Quant à notre échéance présidentielle, elle est porteuse de plus en plus d’inquiétudes et de sombres perspectives vu l’insignifiance et la médiocrité du personnel politique et de ses discours. Si nos médias n’ont pas fini de se ridiculiser, nous n’avons hélas pas fini de sombrer.
Bonne soirée
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