Votre monnaie, le produit de votre travail, vos économies à la poubelle

 

Pour l’instant, vous perdez surtout du pouvoir d’achat international, ce que constate toute personne qui va à l’étranger, en vacances par exemple ou encore si elle envoie ses enfants étudier ailleurs.

La baisse de la valeur extérieure d’une monnaie est un outil pour imposer l’austérité subrepticement, cela consiste à baisser votre pouvoir d’achat international , à réduire votre petite part dans la richesse mondiale.

C’est le contraire d’un cercle vertueux, c’est un cercle vicieux. L’Allemagne qui a toujours dans le passé recherché la hausse de  son DM a bénéficié d’un cercle vertueux alors que vous, Francais avez toujours été pénalisés par le cercle vivieux de la facilité. Regardez la prospérité et la competitivité de la Suisse qui a une monnaie forte.

Draghi est un italien, il ne connait que la dévaluation, les dettes  et l’inflationnisme.

Dans quelques mois  la hausse des prix va s’enclencher dans le monde et singulièrement en Europe, les ressorts étant comprimés au maximum, elle va être forte car chacun va vouloir rattrapper les revenus qu’il a perdu depuis la crise. Bien entendu les salaires seront en retard, c’est calculé pour! Vos économies, qui ne rapportent rien, seront laminées. La aussi, c’est calculé.

La baisse du change, amorce la pompe , elle finit toujours par alimenter la hausse des prix intérieurs, c’est un instrument d’accroissement des inégalités en faveur des ultra-riches qui possèdent les biens réels et les financent par les dettes .

Depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche, le 8 novembre dernier, l’euro a enchaîné la plus longue série de baisses face au dollar depuis la création de la monnaie unique européenne en 1999… La devise européenne a ainsi terminé la semaine, sous le seuil de 1,06$, à 1,0591$ vendredi soir (-0,3%), son plus bas niveau depuis 20 mois, à la mi-mars 2015. Depuis l’élection de Donald Trump, l’euro a plongé de 4% en 10 jours…

Avant la politique scélérate de Draghi et de vos gouvernements, avec un euro on avait 1,40 dollars! On n’en n’a plus que 1,05 environ. et encore sans compter l’escroquerie de des frais de change abusifs.

Ce n’est pas Trump qui fait monter le dollar, c’est ce que l’on appelle la divergence. La divergence, c’est le fait que Les USA montent leurs taux tandis que la BCE dit qu’elle va continuer sa politique de « trashing » de mise à la poubelle de votre monnaie et poursuivre ses financements monétaires des gouvernements dépensiers et incapables.

Le but de vos gouvernements et de leurs banques centrales, ce n’est pas votre prospérité, ou la progression de votre niveau de vie, non, c’est la consolidation d’un système inégalitaire.

Les anticipations d’une hausse de l’inflation et des taux aux Etats-Unis, liées à la politique de relance attendue de Donald Trump, ont fait flamber le dollar. Le billet vert a atteint son plus haut niveau depuis 14 ans vendredi soir, face à un panier de monnaies mondiales (mesuré par le « dollar index » coté sur le Nyse).

Grand écart : la Fed va relever ses taux, la BCE devrait assouplir davantage

En outre, les déclarations de la patronne de la Fed Janet Yellen, jeudi, devant le Congrès américain, ont confirmé que la banque centrale américaine s’apprête à relever ses taux directeurs, sans doute à l’issue de sa réunion des 13 et 14 décembre prochain.

De son côté, la BCE a publié jeudi les Minutes de sa réunion d’octobre, dans lesquelles l’institution européenne a laissé entendre qu’elle pourrait prolonger son programme de rachats d’actifs au-delà de la fin mars 2017. Les membres de la BCE se sont accordés sur la nécessité de maintenir une politique très accommodante, et ils devraient se prononcer sur le sort du « QE » lors de leur prochaine réunion du 8 décembre à Francfort, selon ce compte-rendu.

La perspective d’une trajectoire de politique monétaire opposée, couplée à celle d’une politique économique inflationniste aux Etats-Unis se sont donc combinées pour faire flamber le billet vert depuis 10 jours, entraînant le retour du débat sur la parité entre l’euro et le dollar.

A noter que la BCE voit d’une bon oeil un euro relativement faible, qui favorise la compétitivité des entreprises exportatrices de la zone euro et permet de créer de l’inflation importée au moment où les prix ont toujours du mal à décoller en zone euro. Malgré tous les efforts de la BCE, l’inflation a plafonné à 0,5% sur un an en octobre, après +0,4% en septembre, a confirmé vendredi l’institut Eurostat. Il s’agit certes du chiffre le plus élevé depuis plus de 2 ans, mais il reste loin de l’objectif de 2% que s’est fixé la BCE.

Vendredi, le patron de la BCE, Mario Draghi a enfoncé le clou, en déclarant que la reprise dans la zone euro n’était pas encore assez forte pour relancer l’inflation. Depuis Francfort, il a ajouté que l’économie de la région dépendait encore pour une part importante de la politique monétaire accommodante de la BCE.

Trump et la Fed laissent entrevoir un environnement de taux et de prix plus élevés

Le programme économique de Donald Trump prévoit une relance budgétaire via des baisses d’impôts et des dépenses d’infrastructures, dont le financement pourrait passer par un accroissement de la dette, et donc les émissions d’obligations d’Etat américaines. En outre, si le président-élu met en oeuvre la politique commerciale protectionniste qu’il a prévue, cela entraînera aussi une tension sur les prix à l’importation.

Or, en cas d’accélération de l’inflation, les investisseurs en obligations vont exiger des rendements plus élevés pour compenser le risque lié à la hausse des prix, surtout sur les échéances les plus longues. Quant au dollar, il continuerait dans ce cas de profiter de la hausse des rendements obligataires. Des taux plus élevés aux Etats-Unis attirent les capitaux depuis d’autres marchés, notamment les émergents, vers les obligations d’Etat américaines dont le rendement est redevenu plus intéressant (2,34% à 10 ans ce vendredi, contre 1,82% avant l’élection de Donald Trump).

3 réflexions sur “Votre monnaie, le produit de votre travail, vos économies à la poubelle

  1. Ah je viens enfin de comprendre la manoeuvre !
    QE et taux bas en Europe: profusions d’euros donc le pouvoir d’achat de notre monnaie baisse mécaniquement face à un dollar qui s’apprécie par la politique inflationniste de Trump.
    Dans le même temps chez nous inflation / Hausse des prix mais via les importations et non via la hausse des taux ; J’associais la hausse des prix / inflation avec la hausse des taux … mais que nenni !
    Effectivement notre patrimoine monétaire va s’éroder car pris entre le marteau et l’enclume si l’on peut dire….

    Merci pour vos explications et vos analyses.

    La question bonus est alors: pour le français lambda, que faire ?
    – la préservation de son maigre patrimoine via l’or n’est pas d’une grande aide (c’est déjà ça me direz-vous, mais nous ne roulons pas sur l’or en général).
    – investir dans les actions ? Le QE les a déjà inflaté anormalement et on risque l’explosion de la bulle…
    – Se réfugier dans l’assurance vie ? Je crois comprendre que se serait la pire chose à faire (argent bloqué, taux ridicules et risque de blocage / baisse …).

    Des idées / conseils ? Faire des dettes / investir dans l’immobilier pour qu’un jour la hausse des salaires qui suivra l’inflation les effacent ? S’acheter une maison à la campagne pour être plus résilient ? …

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  2. Il y aurait 12000 milliards $ d’obligations à taux 0 ou négatifs en circulation ….
    N’est-ce pas une bombe nucléaire pour le marché obligataire ?
    Merci pour vos précisions .

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