Les dépêches mercredi matin, début d’épreuve de réalité pour Trump

Trump va intervenir pour sa première conférence ce jour. Alors que le discours d’adieu d’Obama était attendu sur des abstractions et des principes, celui de Trump est attendu sur du concret, des confirmations et des calendriers. Pour le moment, on a capitalisé de l’espoir, le moment est venu de confronter l’espoir au réel, de lui imposer l’épreuve de réalité, de crédibilité ou de cohérence. On attend des précisions, des éclaircissements.

Le premier choc de réalité sera avec la Fed: elle a inscrit à son programme 3 hausses de taux en 2017. Le programme de Trump est fondé sur la persistance de taux bas. d’ou une première question, y aura t-il compatibilité entre la politique normale, préemptive de la Fed et la partie stimulante du plan de Trump?

En décembre, Yellen à une conférence d erpssse, a été interrogée sur la question de sa tolérance à l’égard d’une économie qui serait « sous haute pression », « high pressure », est ce qu’elle l’autoriserait à devenir « hot », chaude? La question portait en fait sur ce que l’on appelle « l’overshooting », est ce que Yellen laisserait l’économie aller un peu trop loin. Elle a répondu de façon nuancée, certes, mais négativement suggérant que cela était peu probable.Elle reste persuadée qu’il faut préempter l’inflation. Quelques jours plus tard elle a précisé sa pensée: le marché de l’emploi est aussi bon qu’il peut l’être, il ne peut être meilleur sans courir le risque de se laisser déborder par l’inflation. En clair elle ne prendra pas le risque d’une économie qui dépasserait ce qu’elle considère comme le potentiel. Elle n’envisage pas de faciliter la tache de Trump.

L’amélioration des perspectives de croissance de la demande aux USA repose sur le regain d’attrait pour le crédit, celui ci se réveille depuis quelques mois. Déja les hypothèques ont sensiblement renchéri, l’appétit pour le crédit resistera-t-il à la succession des renchérissements?

Le second choc sera celui du dollar.La hausse des taux, la normalisation, l’accélération de la croissance US et le maintien de la divergence de politique monétaire avec le reste du monde, tout cela devrait faire monter le dollar. Ce sera un vent contraire. Les chances d’une réduction des déficits extérieurs US dans ces conditions sont faibles. C’est en contradiction avec les objectifs des trumponomics.

Troisième choc, celui des changes avec la Chine.Trump a suggéré qu’il allait attaquer les pratiques mercantilistes dela Chine et qu’il allait la désigner comme Currency Manipulator. En quelque sorte elle maintiendrait son change trop bas. Or plus personne ne croit que le Yuan a vocation a monter ou même à rester au niveau actuel. Les specialistes considèrent qu’en fait le mouvement naturel du Yuan , c’est .. la baisse. Il est non pas sous évalué, mais surévalué. Comment désigner la Chine comme Currency Manipulator si le consensus  est que sa monnaie est surévaluée et qu’elle est au contraire maintenue artificiellement haut?

 

Currency manipulator

 


[Reuters] Asia shares recover losses, markets await Trump news conference

[Bloomberg] Fed on Edge as Trump Growth Bump Boosts Risks of Rate-Hike Error

[Bloomberg] Suddenly, Home Sale Agreements Are Falling Apart Across the U.S.

[Bloomberg] VC Firms Raise Most Since Dot-Com Era But Are Slow to Deploy It

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