Fillon roule à contre emploi, voire en sens interdit. Ses conseils sont visiblement nuls, en tous cas pour lui faire gagner une élection. Il ne sait pas ou est son réservoir de voix à face à Macron, cela saute aux yeux. On voit l’illustration de l’isolement des politiciens, ils sont coupés du vrai monde.
François Fillon a appelé lundi à Berlin à « un sursaut européen », estimant que la politique « agressive » de Donald Trump imposait à l’Union de muscler sa zone euro pour défendre ses intérêts économiques et peser sur la scène diplomatique. C’est ce que l’on appelle prendre son réservoir de voix à rebrousse poils.
Pour son premier déplacement à l’étranger – l’un des rares de sa campagne -, le candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle française avait choisi de rencontrer la chancelière Angela Merkel afin d’affirmer « le choix clair du couple franco-allemand » après le choc du Brexit. Les Français ne demandent pas un couple dans lequel la femme porte la culotte, c’est ainsi qu’ils perçoivent la situation et c’est à jute titre! Fillon ne se rend même pas compte qu’il abandonne la proie pour l’ombre Merkel ne vote pas: qu’il sert d’otage. Un coup de de Castries?
Il s’agit du premier prétendant à l’Elysée reçu par la dirigeante de la CDU, qui a exclu d’accueillir Marine Le Pen et voit en François Fillon le meilleur rempart contre l’extrême droite. On croit rever devant tant de naiveté politique . C’est le baiser de la mort.
Ni la chancelière ni son porte-parole n’ont commenté la visite de l’ancien Premier ministre français, qui a fait valoir un « discours de vérité » envers les Allemands et défendu son programme de réformes structurelles, plutôt bien perçu par Berlin alors qu’il est dénoncé en France comme « une purge » par la gauche et critiqué par une partie de son camp. Fillon a voulu montrer qu’il est bon élève alors que la France veut, enfin un rebelle.
« En décidant vite et fort les changements nécessaires, nous rétablirons un équilibre dans la relation franco-allemande. La complémentarité de puissance entre la France et l’Allemagne est la condition de l’efficacité de notre tandem », a dit François Fillon lors d’un discours devant la Fondation Adenauer.
On voit bien à qui obéit de Castries.
Qui déclarait il y a quelques jour vouloir « seulement aider la France ».
Oui: à couler!
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