La volonté de tourner la page est claire dit Hamon …elle est claire pour 540 000 personnes et 810 000 si on compte Montebourg, ce qui est généreux, mais abusif.
Cette primaire ne signifie rien car plus de 80% des Français considèrent à juste titre que ce scrutin était un scrutin de second ordre, sans rapport avec les présidentielles.
On a voté quasi pour rien, sans enjeu autre que peut être celui de donner un avenir politique à l’un des participants. Et c’est bien ainsi qu’ils le concevaient: prendre date pour leur avenir.. personnel. C’est la raison pour laquelle Hamon l’a emporté , il représente non pas un homme de gouvernement, mais la survivance du socialisme utopique. Ce que Valls ne pouvait assumer en raison de sa participation aux affaires.
- Benoit Hamon est arrivé en tête du premier tour de la primaire de gauche avec 36,35% (pour 80% des bureaux) devant Manuel Valls (31,11%)
- Arnaud Montebourg, arrivé troisème (17,52%) appelle à voter pour Benoit Hamon
- Vincent Peillon (6,85 %) et n’a pas donné de consignes de vote
- François de Rugy (3,88%), Sylvia Pinel (1,97%) et Jean-Luc Bennahmias (1,01%)
- La participation précise n’est pas connue mais devrait se situer entre 1,5 et 2 millions de personnes
- Hamon est maintenant favori.
Pour le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, le score relativement faible de participation à la primaire en fait un échec, et il s’interroge sur la véracité des chiffres annoncés.
« Les hiérarques ont dit: « on a fait près de 2 millions [de votants], c’est un succès ». Mais, en vérité, l’ensemble des chiffres rendent ça impossible. En réalité, il y a eu 1,5 millions, et encore, les bureaux de vote étaient extrêmement vides toute la journée, et des journalistes ont montré qu’on pouvait voter deux fois », a-t-il déclaré au micro de Jean-Jacques Bourdin.
« Derrière cette réalité mathématique, c’est une sanction politique. C’est la crise du Parti socialiste. Je vois bien qu’il y aura beaucoup de notables du PS qui ne soutiendront pas le vainqueur », a-t-il ajouté. Et de conclure, s’adressant aux électeurs de gauche : « Pourquoi perdre avec le PS alors qu’on peut gagner avec Jean-Luc Mélenchon ? »
Macron tire les marrons du feu
La nomination de Benoît Hamon comme candidat du PS, désormais fort probable, ouvrirait un boulevard pour Macron: Hamon est un repoussoir. Certains soutiens de Macron ont parlé au Monde:
« Benoît vainqueur de la primaire, c’est l’équivalent de la conquête du Labour par Jeremy Corbyn. Toute la gauche de gouvernement, la gauche réformiste, la deuxième gauche, appelez-la comme vous voulez, refusera de le suivre ».
De fait la probable victoire de Hamon pousse les socialistes dits de gouvernement dans les bras de Macron, ne serait ce que pour la soupe.
Valls serait résigné
La dynamique de Hamon et l’arithmétique des reports de voix semblent en effet sans appel. Même si les soutiens de l’ancien Premier ministre tentaient de faire bonne figure, le coeur n’y était pas, rapporte le quotidien. Un député vallsiste aurait même lâché « Hamon a gagné. »
Notre opinion est que ce scrutin va dans le sens d’une recomposition politique, recomposition sur laquelle Macron a parié mais que la droite se refuse encore a admettre puisquelle n’ose pas envisager la recomposition de son coté avec une alliance avec le parti (ou avec les classes sociales) issu du Le Penisme.
Nous soutenons que Fillon a gagné les primaires de la droite, mais qu’il est en mauvaise position, à ce stade. Les chances de Fillon se réduisent et son seul salut c’est un glissement conservateur appuyé, net, ce qui n’est possible concrètement que dans le cadre d’une recomposition de la droite et d’un retour aux alliance avec les classes populaires ou populistes: ce sont les seules vraies opposantes qui disposent de troupes . En fait pour nous, Fillon se trouve squeezé: son créneau des des bourgeois libéraux/conservateurs est trop étroit.
La stratégie de Marine est très délicate car elle ne parvient pas à faire émerger les thèmes qui lui permetraient d’élargir sa base. L’erreur du parti issu du Le Penisme a été d’être trop silencieux, trop en réserve en raison de sa volonté de se dédiaboliser, de se construire une image modérée acceptable . Le succès de Trump prouve que c’était une erreur. Il faut oser.
La radicalisation du PSF annonce son implosion probable, sous la pression d’une polarisation toujours plus forte entre les cadres apparatchiks, la bureaucratie du parti et la base, de plus en plus gauchisante de ce vieux parti qui s’est totalement détourné des préoccupations du peuple.
Enfin !
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