La récente poussée d’inflation dans la zone euro est momentanée et la Banque centrale européenne (BCE) maintiendra une politique accommodante tant que la hausse de l’inflation n’aura pas été jugée pérenne, a déclaré jeudi son économiste en chef Peter Praet.
« Les hauts et les bas des statistiques mensuelles ne sont pas pertinents s’ils ne durent pas et n’ont aucune incidence sur les perspectives de stabilité des prix à moyen terme », a dit Praet, qui siège au directoire de la banque centrale.
« La situation actuelle ne correspond toujours pas à un ajustement durable de la trajectoire d’inflation à un niveau qui soit proche de 2% sur le moyen terme », a-t-il ajouté. « Il faudra du temps pour que l’inflation se stabilise à des niveaux compatibles avec notre objectif de stabilité des prix ».
L’homologue de Peter Praet à la Bundesbank a tenu un peu auparavant des propos allant dans le même sens.
« Je ne vois aucune raison de réduire le degré d’intensité de la stimulation monétaire pour le moment », a déclaré Jens Ulbrich, qui dirige le département économique de la banque centrale allemande, lors d’une conférence à Francfort.
L’inflation a atteint 1,8% sur un an en janvier dans la zone euro après 1,1% en décembre, une poussée imputable surtout aux prix de l’énergie. Mais dépouillée de ses éléments instables que sont l’énergie et les produits alimentaires, elle est restée stable à 0,9%, ce qui reste très éloigné de l’objectif de la BCE qui est d’un peu moins de 2%.
