Les salaires réels sont en baisse aux USA!

 

Les salaires réels sont en baisse aux USA!

Les gains hebdomadaires  moyens réels du secteur privé sont en recul de 0,6%, année sur année en janvier.

C’est la première baisse depuis décembre 2013. Les observateurs et le commentateurs coupent les cheveux en quatre à propos des interventions de Yelllen et, ce faisant ils passent à côté de l’essentiel. La reprise est inexistante , elle ne peut s’auto-entretenir sauf accélération d e l’endettement. Voila ce qu’il faut remarquer quand on parle de hausse des taux: l’activité ne tient que par le crédit et le soutien des déficits, est il opportun de les resserrer? Yellen a pourtant reconnu hier que la croissance était décevante. Tout le monde s’en fiche.  La névrose qui emprisonne  la communauté financière et économique ne fait que s’aggraver: le réel disparaît derrière les gloses et les perceptions.

Les salaires réels reculent parce que les  salaires  nominaux sont stagnants et que la hausse des prix, elle, accélère.  Le consensus de Shanghai  de février 2016 qui a fait remonter le cours du pétrole pour soutenir la bulle produit ici sa contrepartie négative. Les revenus salariaux sont amputés par l’inflation et singulièrement par la hausse des prix des carburants, ce dont les idiots inutiles se réjouissent. Comprenne qui pourra. Sans croissance des revenus  réels, l’économie ne peut, au delà des aléas sans signification, que stagner, se traîner. Ces chiffres confirment ce que les observateurs qui travaillent un peu ont remarqué: les enquêtes « soft » , sur le sentiment et les perceptions donnent une idée fausse de l’économie, les divergences entres les indicateurs « hard » et les » soft » sont béantes.

Et il n’y a pas que les carburants qui pompent le pouvoir d ‘achat, il y a le logement:

la Fed et les économistes de l’establishment croient que le chiffre du chromage constitue une indication économique valable, nous soutenons le contraire depuis longtemps. Nous sommes loin du plein emploi, nous sommes loin de la pleine utilisation des capacités de production, le « slack » est très important. Et ceux qui comme la Fed le croient,  se trompent et commettent des erreurs d’analyse d’une part et de politique économique d’autre part. Si on se rapprochait du plein emploi, les salaires devraient monter: si la demande de quelque chose augmente, son prix monte, c’est la base de l’économie. Si ce n’est pas le cas, c’est que l’on se trompe.

On voit toute la fausseté des thèses dominantes dans c ephénomène. Si l’output gap, le « slack » étaient clos, alors il y aurait hausse des salaires, et accélération de  l’investissement. Or il n’en est rien. L’économie est en sous activité et elle le reste. Seules les analyses en terme de taux de profit exigé par le capital permettent de rendre compte de ces aberrations. Mais chut, parler du profit et de son insuffisance comme variable centrale, c’est interdit. Chut il ne faut pas dire non plus que les élites se sont trompées, que ni les QE, ni les 7 ans de taux zéro n’ont produit le moindre effet.

 

 

Les donnée sur les salaires, invalident les thèses de ceux qui arguent de la stagnation séculaire tombée du ciel , qui arguent de toutes les billevesées malthusiennes. Augmentez les salaires et vous verrez que ceux qui ne cherchent pas de travail, qui ne sont pas comptés dans la « labour force », tous ceux-la vont se mettre au boulot.

Tout est faux dans les indicateurs officiels de l’économie américaines, ils sont conçus pour d’autres temps et d ‘autres situations.

 

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