Comment soutenir Fillon? Quelle est la parade?

En réponse à Ines Bonneton.

Fillon ne peut être soutenu car il ne se soutient pas lui même.Il a des béquilles, celles de son entourage et celles de ceux qui lui ont permis de figurer.Le registre politique mondial et singulièrement Français change: tous les coups sont permis car les enjeux sont colossaux; il s’agitde l’ordre du monde. Ceci a commené avec le Brexit, puis a continué avec l’élection de Trump et cela se poursuit avec les échéances européennes. Nous sommes dans le coûte que coûte, dans le vatout. Fillon avait le cul entre deux chaises, il est en train de se faire éjecter. Il faut se rendre à l’évidence. Nous sommes en train de dépasser ce que l’on a appelé longtemps les jeux de pouvoir « soft », nous entrons dans le « dur ».

Il faudrait qu’il montre ses tripes, qu’il donne de l’authenticité, qu’il comprenne les Français et qu’il le fasse sentir, vivre. Bref il faudrait qu’au lieu de vivre avec Lacharrière et De Castries, il devienne populaire , qu’ il vibre avec le peuple. Or Fillon en est incapable, par construction, je veux dire par là que cela est inhérent à la façon dont le candidat à été fabriqué. Il a été fabriqué comme candidat pour ramasser une élection facile, par défaut, gagnée d’avance: pas pour un combat sans pitié ou tous les coups sont permis. 

Au lieu d’aller visiter les entreprises il faudrait qu’il s’immerge là ou vibre le peuple profond. Fillon dès le départ a cherché sa légitimité vers le haut! Auprés de ce qui reste comme élite à droite.
Le peuple en détresse a besoin d’un Robin des Bois , pas d’un Robin des Bois inversé au service des riches et des globalistes. On lui a fait exactement le même coup que celui fait à Sarkozy, avec le coup du Fouquet’s qui l’a marqué avec les riches; et on lui ressert la même chose avec les convocations par les juges, qui détruisent son image morale. Ceux qui sont en face ne font que transposer une stratégie préparée depuis longtemps.

Le peuple, ce n’est pas ( ou plus) sa fibre semble-t-il. Il marche à côté de ses pompes et le peuple le sent.

Juppé a encore une chance. Il lui reste un potentiel, mais Juppé est lui aussi un robinet d’eau tiède en costume trois pièces, c’est un petit monsieur.

A part Juppé, la solution est un coup de théatre; ce que j’appelle une rupture comme l’a réussie Trump. Un ralliement d’une fraction des LR , les plus vieux et les sécuritaires et anti immigration et anti remplacisme, vers le parti issu du Le Penisme. On ne peut plus gagner sans le parti de Marine, les jeux sont faits. Mais Marine ne peut gagner sans la fracture du LR.

A droite l’une des solutions est de promouvoir le vote Marine comme vote « utile ». Macron et ses stratèges ont violé le PS et provoquent une recomposition historique, l’affaire Fillon, symétriquement peut, sinon doit, provoquer une recomposition sinon symétrique, du moins équivalente.

C’est la solution logique, elle est symétrique du coup que tentent les réformistes du PS soutiens de Macron en faisant pression sur Hamon pour qu’il devienne Macron compatible.

Je sais, c’est désespérant.

En Prime

L’offensive stratégique contre Hamon: la gauche a une base autour de laquelle elle peut se rallier, à droite la seule base est Marine.

Elu à la primaire sur une ligne « frondeuse » et en panne dans les sondages, Benoît Hamon est attaqué de toutes parts au Parti socialiste, où certains dénoncent l’ »impasse stratégique » de sa campagne présidentielle, sur fond de tentation Macron.

Après l’accord passé avec l’écologiste Yannick Jadot et l’échec des négociations avec Jean-Luc Mélenchon, le candidat socialiste désormais allié aux Verts stagne en quatrième place dans les intentions de vote, autour de 15%.

A moins de deux mois du premier tour, l’inquiétude ronge les rangs socialistes, où les tenants d’une ligne social-démocrate se désolent de voir leur candidat absent du trio de tête composé de la présidente du Front national, Marine Le Pen, de l’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui a pris l’avantage dans les sondages avec le candidat de la droite François Fillon.

Si certains lui reprochent d’avoir perdu trop de temps à discuter avec des formations étrangères au PS, la plupart des critiques ciblent le projet de Benoît Hamon jugé « utopiste, irréaliste voire dangereux » par le député Marc Goua.

« Nous sommes extrêmement inquiets de la tournure prise par la campagne menée par Benoît Hamon et Yannick Jadot », a déclaré le député Gilles Savary au sortir d’une réunion d’une quinzaine de députés « réformateurs », mardi à l’Assemblée nationale.

La réunion s’est tenue en présence de lieutenants d’Emmanuel Macron comme le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le député Christophe Caresche, qui a rejoint le fondateur d’En Marche! »Maintenant, on discute, comme beaucoup d’élus socialistes. Il y a beaucoup de réunions en ce moment. Cela ne vous a pas échappé », a dit Christophe Caresche à la presse.

La dynamique Macron pour lui constituer une majorité de gouvernement 

Le député radical de gauche Alain Tourret décrit « une dynamique en train de se faire autour de Macron dans tous les secteurs de l’opinion », en rupture avec « le programme de M. Hamon qui ce n’est pas celui d’une gauche rationnelle et raisonnable marquée par l’esprit des Lumières ».

Gilles Savary décrit un moment « extrêmement compliqué ». « Il y a aujourd’hui des gens qui sont tentés tout de suite d’aller chez Macron, d’autres qui sont tentés de le faire plus tard, d’autres qui sont dans l’attentisme », a-t-il dit.

Signe de la mauvaise humeur générale, la réunion du Comité parlementaire de ce mardi après-midi a fait l’objet d’une passe d’armes entre Benoît Hamon et ses contradicteurs : « réformistes » et « vallsistes » ne voulaient pas aller au siège de campagne de Benoît Hamon, qui a lui-même refusé de se rendre à l’Assemblée, raconte une source parlementaire.

La peau de l’ours Fillon est déjà vendue, il est disqualfié  

Ce mardi a aussi marqué le grand retour du finaliste malheureux de la primaire PS, Manuel Valls. Après de longues vacances en Espagne, l’ancien Premier ministre réunit ses troupes à l’Assemblée nationale en fin de journée pour tenter de peser sur une campagne jugée mal engagée. « Il a nécessité de faire valoir une parole social-démocrate, une parole réaliste », a expliqué le député ‘vallsiste’ David Habib sur BFM TV.

Jean-Marc Le Guen, proche de Manuel Valls, dénonce l’impasse stratégique » dans laquelle s’est engouffré Benoît Hamon, tenant d’une ligne trop radicale à ses yeux pour séduire une majorité.

De l’avis d’une ministre, tout devrait se jouer d’ici la mi-mars, date à laquelle la question de faire rempart au Front national deviendra prioritaire pour les socialistes, au point de les faire éventuellement basculer du côté d’Emmanuel Macron.« Dans 10-15 jours va se poser la question du vote utile à gauche », explique-t-elle. « Aujourd’hui, je suis préoccupée par la montée de Marine le Pen, qui est en train de s’installer comme l’enjeu majeur de l’élection. ».

Publicités

Une réflexion sur “Comment soutenir Fillon? Quelle est la parade?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s