Pendant ce temps, Juncker nous mange tout cru! Juncker livre blanc.

Jean-Claude Juncker présentera ce mercredi après-midi au Parlement européen son livre blanc sur l’avenir de l’Union européenne à l’heure du Brexit.

Le président de la Commission européenne y expose notamment la possibilité d’une Europe à deux vitesses où un groupe d’Etats membres pourraient approfondir la coopération sans que l’ensemble des Etats de l’UE n’aient à suivre. Bien entendu il s’agit d’éliminer les pays du sud alliés de la France et de faire en sorte que la France soit isolée, mieux à même de se soumettre aux idées allemandes: rigueur, responsablité , pas de solidarité et uniquement des bail-ins!  Chacun pour soi et tous pour les allemands. Seul Mélenchon a compris. 

Depuis son papier de 1994, avec Lamers, Schauble défend l’idée d’une Europe à géométrie variable (varying geometry) , avec un « hard core », un coeur central qui défendrait une conception basée sur des règles, les fameuses règles de Schauble. Celles qu’il utilise pour assassiner la Grèce. Ainsi  serait évacuée, mis au rencart la conception latine de la « discrétion », discrétion au sens de « au gré des circonstances », c’est à dire de réactions souples aux évènements. Les Français seraient pieds et poings liés dans cette conception. Le but des européistes est de donner satisfaction aux Allemands qui en ont marre des dérives et veulent, après le monétaire, obtenir le contrôle du fiscal. Le « hard core » , l’Europe à géométrie variable, c’est le rêve de la Grande Allemagne de 1939 réalisé pacifiquement.

Personne n’en parle pendant la campagne ! Sauf Macron quand il est à l’étranger puisqu’il soutient l’idée d’un ministre des finances de l’Union, ce qui est le voeu le plus cher de Schauble. On comprend pourquoi.

Son Livre blanc devrait comporter quatre à cinq pistes concrètes vers l’unité ou des « pistes alternatives pour une coopération à 27 », ont rapporté des responsables européens.

Le projet Juncker s’inscrit dans les réflexions en cours en Europe depuis la victoire des partisans d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE lors du référendum du 23 juin dernier. Il nourrira notamment le sommet prévu le 25 mars à Rome à l’occasion du 60e anniversaire du traité fondateur de la communauté européenne.

« Après Rome, nous voulons lancer un débat public sur ces options », précisait Margaritis Schinas, le porte-parole de la Commission, lors de son point de presse de mardi.

Un diplomate en poste à Bruxelles, informé de la teneur du document, a déclaré que les pistes présentées par Juncker couvraient un large éventail, depuis une « option a minima » où les choses resteraient largement en état, jusqu’à des propositions plus ambitieuses permettant à une partie des Etats membres de travailler plus étroitement dans les domaines économique et politique, voire ouvrant la voie au fédéralisme.

Dans un discours prononcé jeudi dernier devant des étudiants de l’université catholique de Louvain-la-Neuve, en Belgique, Juncker a plaidé en faveur d’une Union européenne qui permettrait à des Etats membres de renforcer leur coopération dans certains domaines sans que l’ensemble du bloc suive le mouvement.

« Le temps n’est plus où l’on pouvait s’imaginer faire tous la même chose ensemble », a-t-il dit.

« Est-ce qu’il ne faudrait pas que ceux qui veulent avancer plus rapidement puissent le faire sans gêner les autres en mettant en place un cadre plus structuré et ouvert à tous? Je plaiderai en ce sens dans les prochains jours », a-t-il ajouté de manière plus explicite.

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