Editorial. Quitter l’euro, une imbécilité! Mais la conquête pacifique, c’est fini!

Nous avons expliqué dans un article très récent que les élites européennes et mondialistes se fichaient pas mal du vote des Français; le vote; c’est l’équivalent des mouches qui s’agitent dans leur bocal. Le réel est ailleurs. Le vote est une « distraction », un rituel, une prière, un moyen de détourner l’attention. C’est un moyen de rendre impuissant de castrer dans le réel. Dans le vote on sublime , vainement, son mécontentement et ses désirs.

Pour les élites , ce qui est important c’est ceci: trois Français sur quatre sont opposés à une sortie de l’euro. Et ils crèvent de peur, ils sont  vieux, ils tremblent, la France est un peuple de vieux,  déjà.

Le complot, car cela en était, un vrai financé par la CIA, le complot qui a conduit à la création d’une certaine Europe en mettant la charrue avant les boeufs afin de pourvoir se passer de l’assentiment des peuples, ce complot a bien fonctionné. On a volontairement mis l’économique et le monétaire, puis le financier avant la politique afin de forcer la main  afin de faire en sorte que les peuples aient comme maintenant, le sentiment qu’il n’y a pas  d’autre solution que de continuer dans la voie tracée pour eux par les Maîtres. Le processus a été conçu comme subreptice, comme devant être irréversible et nous sommes précisément au point critique ou les questions de passer de l’économique au politique se posent, nous sommes au point ou les discussions secrètes tournent autour de  l’approfondissement de l’Europe pour quelques pays sélectionnés comme coeur central . Sélectionnés par Schauble conformément à ses idées des années 90. Ces privilégiés devront abandonner une partie colossale de leur souveraineté budgétaire aux maîtres de l’Europe du Nord. C’est pour cela que nous disons que ce qui compte pour les élites, ce e n’est pas le vote, mais l’état de la société et son consensus imbécile au sujet de l’euro. Au passage je signale que Macron a, dans l’indifférence générale déjà fait connaître à Schauble son accord sur son plan scélérat qui place la France sous l’équivalent de l’ Occupation Allemande.

Comprenez moi bien , je ne suis pas contre l’euro, je ne suis pas anti -européen non, je suis contre la situation présente inégalitaire dans laquelle on nous oblige à nous aligner sur un modèle qui n’est pas le notre, au profit d’une idéologie qui n’est pas la notre, imposée par des gens qui sont tellement persuadés d’avoir raison qu’ils se permettent de nous tordre le bras comme de vulgaires Grecs.

Je suis pour la coopération, pour la négociation, pour les compromis, mais pas pour la Kollaboration comme le font les sinistres descendants du patronat collabo des années 30, les descendants de la CGPF,  fascinés  par l’Allemagne et sa promesse de renouveau et de Révolution Nationale.

je suis contre le processus qui fait qu’un groupe de pays prétend détenir la vérité et imposer une certaine orthodoxie idéologique, ordo-libérale, à l’Europe sans que les gens, les citoyens  aient à se prononcer démocratiquement et surtout clairement.

Ce processus a  rendu les peuples prisonniers d’une monnaie qui n’est pas la leur. D’une monnaie qui a été conçue comme un carcan d’une part et comme « un rail » qui devait les conduire à la soumission politique d’autre part.

A tous ceux qui ont encore le culot d’en douter je conseille de retourner aux textes fondateurs et aux archives déclassifiées des Etats Unis. Tout y est dit et cela à d’ailleurs publié dans la presse Britannique, pas en France bien sûr.

Pour faire simple ils peuvent aussi lire l’ouvrage clef de Varoufakis  « et les faibles subissent ce qu’ils doivent ». Aux autres, si ils encore un peu de cran et de courage ils peuvent alller lire de l’Asselineau, c’est le seul qui ose révéler et commenter tout cela, et c’est pour cette  raison qu’il est insulté comme conspirationniste. L’insulte de  « conspi » est destinée » à paralyser la publication de vérités pas bonnes à dire. Osez braver l’establishment, soyez conspis intelligenst, triez, critiquez. Mais en, revanche soyez sans pitié pour les menteurs, pour ceux qui travestissent: ils ruinent votre cause.

L’euro était un piège, un piège dans lequel les peuples sont tombés et dont ils voient bien qu’il n’est plus possible de sortir sans dégats. Et c’est là ou commence l’erreur de  Marine Le Pen : au lieu de partir de ce constat, de l’expliciter, de le marteler et d’être didactique, elle fait comme si les peuples rejettaient l’euro et comme si elle pouvait les délivrer de cette monnaie maudite. Or d’une part les peuples ne veulent pas abandonner l’euro, d’autre part Marine n’a aucune solution crédible à proposer parce qu’il n’y en a pas, en vertu de la  construction décrite ci dessus. Le coût pour se passer de l’euro est Kolossal, avec un »k » majuscule .  Et cela é été conçu pour cela.

Regardez le propos  de l’infâme Draghi  qui, il y a  quelques jours a osé dire, mine de rien, « tout pays  qui sortirait de l’euro doit rembourser ses dettes à l’égard du système européen ». Ah le brave homme; il dit aux Italiens , aux Grecs, aux Portugais, aux Espagnols: attention si vous voulez sortir, vous qui êtes  déjà en faillite il faut rembourser … près de 800 millards. Il vous faut racheter, comme des esclaves, votre liberté.

Casser l’euro, c’est possible mais par le haut, c’est à dire par la sortie des Allemands.  C’est le seul procédé praticable et il est prêt dans  les  cartons de Schauble. Les élites et les juristes ont tout étudié et même tout proposé. En cas d’impossibilité de continuer ou de coût  ou de risque trop élevés pour les Allemands, il leur est possible de sortir par le haut. Mais sortir par le bas , pour les pays dominés, c’est impossible.

Ma solution n’est pas de menacer bêtement se sortir de l’euro, ma solution, c’est de dire « non » aux allemands fermement , de refuser de se coucher systématiquement comme l’explique fort bien Mélenchon dans son ouvrage remarquable. En disant « nein », on ne risque rien , absolument rien car on renverse la situation. Dans la dialectique du maître et de l’esclave, le maître n’est maître que parce que l’esclave se comporte en esclave. L’esclave est plus libre que le maître. Nous plaçons les Allemands devant le choix qui a été celui des britanniques, partir ou rester. Soit ils partent, soit ils acceptent une véritable construction européenne, démocratique non biaisée, respectueuse de leurs partenaires.

La fonction des hommes politiques Français doit cesser d’être celle de factotum des Allemands, au lieu de transmettre aux Français les désirs et les ordres des Allemands, ils doivent être nos intermédiaires et faire savoir aux Allemands ce que nous acceptons et ce que nous refusons. Une bien belle mission qui a de l’allure non? 

La conquête  pacifique , c’est fini! Nous ne sommes faibles que de notre renoncement.

 

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Une réflexion sur “Editorial. Quitter l’euro, une imbécilité! Mais la conquête pacifique, c’est fini!

  1. Bonjour Monsieur Bertez

    J’ai lu votre éditorial avec beaucoup d’intérêt.

    Il est évident que la situation actuelle ne peut plus durer, l’euro bloquant tout ajustement par voie monétaire ou budgétaire.

    Je retiens de votre argumentaire que la solution consisterait à faire sortir l’Allemagne, et pourquoi pas certains pays de l’Europe du nord (modeste avis personnel), de la zone euro.

    En d’autres termes, et en poursuivant le raisonnement, cette sortie concernerait les pays dont les balances Target 2 sont excédentaires, et qui sont les créanciers des pays de l’Europe du sud dont la France fait maintenant partie du fait de l’aveuglement et de la lâcheté de notre personnel politique.

    Il est évident que l’Allemagne demanderait le remboursement de ses créances (environ 700 milliards d’euro si j’ai bien compris) mais se retrouverait dans une situation délicate avec un « euro-mark » réévalué, ce qui freinerait ses exportations en particulier vers le sud de l’Europe et vers les USA et mettrait son appareil de production en surcapacité.

    Cela obligerait l’Allemagne de changer son modèle pour faire absorber ses surcapacités de production par son marché intérieur, afin de compenser la limitation de ses exportations.
    Elle devrait aussi accepter d’être remboursée de ses dettes en une monnaie différente de sa propre monnaie.
    L’euro s’est révélé être une erreur et toutes les erreurs se paient. Le retour à une situation acceptable et plus équilibrée passera par un désengagement ordonné de l’euro de la part de l’Allemagne, ce qui éviterait le défaut de ses débiteurs mais lui permettrait le remboursement de ses dettes et finalement « de limiter la casse ».

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