Elections, des Pays Bas à la France

Aux Pays Bas, les élections de Mercredi ont vu les deux partis de la coalition perdre 37 sièges! Ils n’en ont plus que 79. Ce n’est pas une mince affaire; c’est un séisme, une déroute. Un désaveu massif.

La presse internationale comme nous l’avons épinglé a, à la quasi unanimité,  présenté cette raclée comme une victoire. L’inénarrable Hollande a été l’un des plus en vue dans le commentaire inadapté,manipulateur. Et après ces gens s’étonneront de leur rejet ou de leur absence de crédibilité. La première chose que l’on attend d’eux c’est d’être capable  de nommer les choses comme elles sont, de les nommer en vérité. On ne leur demande même plus de résultats dans leur gestion ou dans leurs rodomontades, on leur demande simplement d’être capables d’énoncer des vérités de bon sens. D’être capable de lire le réel.

A la TV Néerlandaise en revanche on était dans le vrai , les leaders politiques étaient abasourdis, effondrés comme ils devait l’être en vertu des résulats. Le Labour party, parti traditionnel si il en est, a maintenant 9 sièges; il en avait 38!

Le chef de ce parti, qui n’a rien compris et rien appris a déclaré qu’il reconnaissait sa raclée, mais qu’il allait continuer à se battre pour ses valeurs: rien appris, rien compris . Et tout est à l’avenant en Europe, dans le monde : ils ne comprennnent rien et ne veulent rien entendre.

Leur seul titre de gloire n’est plus que celui ci: « la majorité des électeurs a refusé de suivre Wilders »… pour l’instant.

Aucune réflexion, aucune analyse aucun mea culpa. La réalité, la vérité est que ce sont eux, tous ces gens qui ont produit Wilders et qui ont assuré son ascension, ce sont leurs décisions, leurs politiques qui produisent le rejet de la classe politique traditionnelle et ils osent, alors qu’ils produisent « le diable »,  se féliciter que le diable n’a pas encore gagné.

Ce que les politiciens et les commentateurs et les médias oublient systématiquement de dire et d’expliquer, c’est que la progression des partis dits « populistes » est récente et qu’elle date du ralliement des partis de gauche à l’idéologie européiste, mondialiste et ordo-libérale.

Tant que les  partis de gauche étaient perçus comme défendant et représentant les salariés, ces derniers ont voté pour eux; quand ils sont passés avec armes et bagages dans  le camp de la kleptocratie , des banques et dans le camp austéritaire, les salariés sont partis.

Ceux qui sont responsables de la montée populiste, ce sont ceux qui ont trahi leur mandat de représenter les salariés.  En France l’explosion du Front National date de 1983 et 1984 c’est à dire qu’elle date de la trahison politique de Mitterrand qui s’est rallié à Delors , le triste européiste.

Avant la trahison de Mitterrand, Le Pen se trainait, il ne parvenait pas à réunir ses 500 signatures. Aux municipales puis aux Européennes après le virage austéritaire, européiste de Mitterrand, il bondit et dépasse les 10%. En 86, il obtient 36 députés à l’Assemblée…grace à qui ? En 88 , nouveau bond en avant avec 15% aux Présidentielles. Et dans les sondages, Marine est à 25%.

Ce sont les mensonges, les trahisons et les reniements de cette gauche qui ont  alimenté la progression des populistes et ces politiciens sans scrupules  osent venir s’en plaindre et salir les Français qui eux, dans leur bon sens , viennent les sanctionner. Ils vous pissent dessus et après ils osent dire que vous sentez mauvais.

Les Français tirent les conclusions, les partis dits de gauche sont des attrape-nigauds: en fait au lieu de défendre les salariés , ils se servent de leur ancienne image pour tromper et faire en  sorte que les salariés puissent être surexploités, qu’ils soient soient mis au chômage, soit flexibilisés. Les partis dits de gauche ont servis et servent de harkis aux européistes et aux mondialistes.

Macron tente de brouiller le jeu: il ne s’affiche pas socialiste, car il aurait beaucoup de difficultés à passer pour tel, mais il compte sur une large partie des votes socialistes, cette partie qui ne vient pas du monde du travail, la partie moderne ou réformiste. Il séduit évidemment le Grand Patronat lequel roule pour lui et surtout fait rouler ses médias , car il va passer outre  les résistances du monde du travail. Avec cette politique scélérate, Macron va faire franchir une étape importante au populisme.

 

 

 

 

 

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