« A man’s got to do what he’s got to do » John Wayne

« A man’s got to do what he’s got to do ». John Wayne
Un homme doit faire ce qu’il a à faire.
La plus grande partie des gens vivent dans un monde horizontal, à deux dimensions seulement. Ils n’ont pas conscience de l’histoire, pour eux, c’est une abstraction. Un signe ou un ensemble de signes qui ne font pas sens, c’est à dire pas trace dans leur conscience. Ces signes ne font référence à rien: ils sont eux même, rien qu’eux même, dans leur immédiateté.

Pour eux tout est linéaire, sans rupture, c’est l’idéologie de la fin de l’histoire vécue au quotidien. Et la propagande est ainsi faite qu’elle s’efforce de gommer les ruptures quand il y en a comme en 2008 ou comme il y en a en ce moment avec la montée de forces politiques nouvelles.

C’est un monde ou on n’ a pas de dette, pas de gratitude, pas de reconnaissance à l’égard du passé, à l’égard de ceux qui nous ont laissé cette civilisation merveilleuse. Un monde ou même ceux qui l’entretiennent ou le préservent sont raillés.

Faute de gratitude, faute de conscience , les gens vivent en effaçant la dette, les dettes, ils vivent en effaçant les traces comme l’identité et les valeurs. Les gens vivent comme des immigrés dans leur propre pays; en prédateurs, en pillards, ils profitent de ce qui est disponible comme si cela était un dû, comme si cela n’avait pas été le fruit des efforts, le produit du génie et des sacrifices de ceux qui nous ont précédé.

Ce monde que je décris est un monde ou les flux, l’éphémère,  sont dominants, l’accumulation ne se manifeste plus qu’à un seul niveau, celui d’une forme de capital perverti, réservé à une klepto-élite. Car l’accumulation c’est ce qui donne le pouvoir, cela le peuple ne le comprend même plus.

Ils ne veulent plus payer, investir , s’investir dans le maintien du système, ils vivent en prédateurs. C’est le phénomène Fillon ou un homme politique faute de trouver normalement les ressources  pour se présenter , dans un fonctionnement démocratique propre et transparent est obligé de faire des contorsions qui le déshonnorent.

Le remplacisme est un phénomène qui dépasse largement l’émigration et le « ôte toi de là que je m’y mette du vivre ensemble »; le remplacisme, les individus que l’on apppellent citoyens abusivement, ce sont eux qui le font.

Le remplacisme c’est cela: le remplacement de citoyens à part entière, de l’homme debout, vertical qui construit, par celui qui consomme, pille et dilapide.

Le remplacisme c’est le remplacement de l’homme historique, éternel par celui qui n’est que de passage. C’est l’abaissement culturel, l’abaissement de la conscience politique et morale. C’est le fond du retour à la barbarie.

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2 réflexions sur “« A man’s got to do what he’s got to do » John Wayne

    1. Des fédéralistes européens financés par des chefs de l’espionnage américain

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      Publié le 18 novembre 2011 dans Europe / Lien permanent
      Ambrose Evans-Pritchard – Bruxelles
      Daily Telegraph, le 19 septembre 2000

      Des documents déclassifiés du gouvernement américain montrent que la communauté du renseignement des États-Unis a mené une campagne dans les années 1950 et 1960 pour favoriser l’unification de l’Europe. Celle-ci finança et dirigea le Mouvement fédéraliste européen.

      Les documents confirment des soupçons émis à l’époque : en coulisse, l’Amérique travaillait avec acharnement à pousser la Grande-Bretagne à s’intégrer à un État européen. Un memorandum, daté du 26 juillet 1950, donne des instructions pour une campagne visant à promouvoir un véritable parlement européen. Il est signé par le Général William J. Donovan, chef du Bureau américain des services stratégiques en temps de guerre (OSS), l’ancêtre de la CIA.

      Certains de ces documents, découverts par Joshua Paul, chercheur à l’Université de Georgetown à Washington, avaient été mis à disposition par les Archives nationales américaines. Le principal levier de Washington sur l’ordre du jour européen était le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE : American Committee on United Europe), créé en 1948. Donovan, qui se présentait alors comme un avocat en droit privé, en était le président.

      Le vice-président, Allen Dulles, était le directeur de la CIA pendant les années 1950. Le comité comptait parmi ses membres Walter Bedell Smith, le premier directeur de la CIA, ainsi que d’anciennes personnalités et des responsables de l’OSS qui travaillaient par intermittence pour la CIA. Les documents montrent que l’ACUE a financé le Mouvement européen, l’organisation fédéraliste la plus importante d’après-guerre. En 1958, par exemple, l’ACUE a assuré 53,5 % du financement du mouvement.

      L’European Youth Campaign, une branche du Mouvement européen, était entièrement financée et contrôlée par Washington. Son directeur belge, le Baron Boel, recevait des versements mensuels sur un compte spécial. Lorsqu’il était à la tête du Mouvement européen, Joseph Retinger, d’origine polonaise, avait essayé de mettre un frein à une telle mainmise et de lever des fonds en Europe ; il fut rapidement réprimandé.

      Les dirigeants du Mouvement européen – Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l’ancien premier ministre belge, Paul-Henri Spaak – étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains. Le rôle des États-Unis fut tenu secret. L’argent de l’ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller, ainsi que de milieux d’affaires ayant des liens étroits avec le gouvernement américain.

      Paul Hoffman, directeur de la Fondation Ford et ex-officier de l’OSS, fut également à la tête de l’ACUE à la fin des années 1950. Le Département d’État y jouait aussi un rôle. Une note émanant de la Direction Europe, datée du 11 juin 1965, conseille au vice-président de la Communauté Économique Européenne, Robert Marjolin, de poursuivre de façon subreptice l’objectif d’une union monétaire.

      Elle recommande d’empêcher tout débat jusqu’au moment où « l’adoption de telles propositions serait devenue pratiquement inévitable ».

      Traduit de l’anglais par Laurent Dauré.

      ————————————-

      Article original : Euro-federalists financed by US spy chiefs

      By Ambrose Evans-Pritchard in Brussels
      12:00AM BST 19 Sep 2000

      DECLASSIFIED American government documents show that the US intelligence community ran a campaign in the Fifties and Sixties to build momentum for a united Europe. It funded and directed the European federalist movement.

      The documents confirm suspicions voiced at the time that America was working aggressively behind the scenes to push Britain into a European state. One memorandum, dated July 26, 1950, gives instructions for a campaign to promote a fully fledged European parliament. It is signed by Gen William J Donovan, head of the American wartime Office of Strategic Services, precursor of the CIA.

      The documents were found by Joshua Paul, a researcher at Georgetown University in Washington. They include files released by the US National Archives. Washington’s main tool for shaping the European agenda was the American Committee for a United Europe, created in 1948. The chairman was Donovan, ostensibly a private lawyer by then.

      The vice-chairman was Allen Dulles, the CIA director in the Fifties. The board included Walter Bedell Smith, the CIA’s first director, and a roster of ex-OSS figures and officials who moved in and out of the CIA. The documents show that ACUE financed the European Movement, the most important federalist organisation in the post-war years. In 1958, for example, it provided 53.5 per cent of the movement’s funds.

      The European Youth Campaign, an arm of the European Movement, was wholly funded and controlled by Washington. The Belgian director, Baron Boel, received monthly payments into a special account. When the head of the European Movement, Polish-born Joseph Retinger, bridled at this degree of American control and tried to raise money in Europe, he was quickly reprimanded.

      The leaders of the European Movement – Retinger, the visionary Robert Schuman and the former Belgian prime minister Paul-Henri Spaak – were all treated as hired hands by their American sponsors. The US role was handled as a covert operation. ACUE’s funding came from the Ford and Rockefeller foundations as well as business groups with close ties to the US government.

      The head of the Ford Foundation, ex-OSS officer Paul Hoffman, doubled as head of ACUE in the late Fifties. The State Department also played a role. A memo from the European section, dated June 11, 1965, advises the vice-president of the European Economic Community, Robert Marjolin, to pursue monetary union by stealth.
      It recommends suppressing debate until the point at which « adoption of such proposals would become virtually inescapable ».

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