Marine, audacieuse trace la nouvelle ligne de clivage politique

Marine est en avance.

Au lieu d’une thématique brouillonne et dispersée, elle resserre son analyse et essaie de lui donner une cohérence et une hauteur qu’elle n’avait pas jusque là.

Nous sommes loin du seul thème vedette de l’immigration, nous somme dans une conception de  l’ordre mondial, de la souveraineté et de la citoyenneté.

Philosophiquement, elle trace l’opposition entre  un système dominé par les hommes et un système dominé par le marché et la marchandise.

C’est un incontestable progrès, mais il faut savoir qu’il est encore décalé: il présente clairement une situation qui est encore floue pour les français, bien peu ont une conscience politique suffisamment développée pour comprendre que le découpage droite/gauche est une mystification qui sert à masquer le vrai découpage, celui entre mondialisme et souveraineté nationale. Celui entre l’homme, les communautés  et la tyrannie unifiante du marché.

En introduisant la dimension philosophique et la critique du marché planétaire de masse, elle dépasse Trump: avec lui c’est America first, avec Marine c’est la France et les hommes, l’humain  d’abord.

Sa démarche est audacieuse, elle prend appui sur tout ce qui a émergé lors des débats sur le Brexit et la campagne électorale  américaine. Tout cela a eu une résonnance en France et a tracé un chemin, a fait monter une vague. La thématique n’est pas encore implantée car les médias MSM, et les élites prennent soin de ne pas la crédibiliser en rentrant dedans, mais cela frémit.

La démarche de Marine est sous cet aspect progressiste comme le veut la théorie politique, au sens noble, elle essaie de faire accoucher dans l’esprit du peuple quelque chose qui est latent, en gestation. Elle balise un champ, elle délimite un terrain.

Elle trace clairement la vraie ligne de partage de nos sociétés ; d’un côté les mondialistes, européistes, les obsédés de la marchandise   de toutes sortes et de l’autre les partisans de la souveraineté, de l’identité, des liens sociaux  et de la dignité.

Elle va plus loin et révèle  ainsi la cohérence de sa nouvelle analyse: elle  suggère la liaison organique qui existe entre le  mondialisme, l’ européisme et l’oligarchie: « L’heure de la défaite des mondialistes est venue », a-t-elle déclaré, en attaquant « ces oligarques de l’ordre mondial qui, de leur immeuble de verre à Bruxelles, nous administrent comme si nous étions leurs colonies ».

Emmanuel Macron et François Fillon, « mes deux principaux adversaires sont une incarnation parfaite de cette oligarchie qui décide, de ce système qui oppresse et brutalise », a-t-elle ajouté.

Les candidats d’En Marche ! et des Républicains, que les sondages voient battre Marine Le Pen au second tour de la présidentielle sont, selon elle, « les représentants d’intérêts privés (…) des courroies de transmission de la finance ».

« Les politiciens du système, a-t-elle ajouté, leur vraie patrie, c’est le marché planétaire de masse. »

« Leur trahison, c’est le prix de leur admission dans la caste mondiale », a-t-elle poursuivi, en faisant allusion aux parcours professionnels d’Emmanuel Macron et de François Fillon, présentés comme des candidats qui devront « donner un jour un coup de pouce dans ses affaires » à tel ou tel grand patron.

Marine Le Pen a prédit dimanche la mort de l’Union européenne et la défaite des « mondialistes », en présentant ses concurrents Emmanuel Macron et François Fillon en suppôts d’une « oligarchie » oeuvrant contre les Français.

Lors d’un meeting à Lille, la candidate du Front national a promis de renverser le pouvoir européen pour rendre à la France sa souveraineté législative, territoriale et monétaire. « L’Union européenne va mourir, a annoncé Marine Le Pen, déclenchant un tonnerre d’applaudissement, parce que les peuples n’en veulent plus. »

Elle a ensuite évoqué sa rencontre cette semaine avec le président russe Vladimir Poutine, « vrai homme d’Etat », les victoires du Brexit en Grande-Bretagne et de Donald Trump aux Etats-Unis, et jugé que « partout dans le monde les patriotes parlent la même langue ».

Si elle remporte l’élection présidentielle le 7 mai, Marine Le Pen compte négocier pendant six mois avec les partenaires européens pour restaurer la souveraineté monétaire, législative, territoriale et économique de la France.

Elle promet que cette négociation, quelle qu’en soit l’issue, sera suivie d’un référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne et qu’elle quittera le pouvoir si elle est désavouée.

Dans un entretien avec les lecteurs du quotidien Le Parisien publié dimanche, elle précise qu’elle attendra le résultat des élections allemandes fin septembre pour négocier sur la question de l’euro.

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