Les Suédois: « nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts ».

Extrait de Chers djihadistes  » de Philippe Murray.

« Craignez le courroux de l’homme en bermuda. Craignez la colère du consommateur, du voyageur, du touriste, du vacancier descendant de son camping car! Vous nous imaginez vautrés dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont ramollis. Eh bien nous lutterons comme des lions pour protéger notre ramollissement. Chers djihadistes chevauchant vos éléphants de fer et  de feu vous êtes entrés avec fureur dans notre magasin de porcelaine. Mais c’est un magasin de porcelaine dont les propriétaires de longue date ont entrepris de réduire en miettes tout ce qui s’y trouvait entassé. Vous êtes les premiers démolisseurs à s’attaquer à des destructeurs, les premiers incendiaires en concurrence avec des pyromanes…c’est dans l’enthousiasme général que nous mettons au point nos tortueuses innovations et que nous nous débarrassons des derniers fondements de notre ancienne civilisation. Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts. »… « Nous, nous sommes tous sourds et nous travaillons à le devenir chaque jour de manière un peu plus irréversible »… En un mot, il s’agit, et le plus vite possible, de ne plus rien comprendre à rien, et d’en être non seulement soulagés, mais fiers »

Lisez Philippe Murray, il est obscur, difficile mais lisez Chers Djihadistes , l’ouvrage est accessible, c’est une purge, pour l’esprit, un vomitif.

Extrait 

Aperçu Chers djihadistes - Muray, Phillipe.pdf - Page 7/84

Chers djihadistes…

L’Auteur : Philippe Muray est romancier et écrivain. On lui doit les romans Chant pluriel (Gallimard, 1973), Jubila (Le Seuil, 1976), Postérité (Grasset, 1988) et On ferme (les Belles Lettres, 1997). Il a publié de nombreux essais remarqués, notamment : Céline (Le Seuil, 1981 ; Gallimard, Tel, 2001), L’Empire du Bien (Les Belles Lettres, 1991), Exorcismes spirituels I et II (Les Belles Lettres, 1997-1998), Après l’Histoire I et II (Les Belles Lettres, 1999-2000), et Désaccord parfait (Gallimard, 2000).
Le livre Chers djihadistes… se présente comme une lettre adressée, après les attaques du 11 septembre 2001 et leurs suites, par le « dernier homme » – au sens nietzschéen, c’est-à-dire l’homme occidental moderne posthistorique – à l’ennemi islamique qui veut sa peau. Il s’agit, en substance, d’expliquer à celui-ci ce qu’est réellement cette civilisation terminale de l’Occident, et pourquoi c’est elle qui, par sa faiblesse même, jointe à une technologie démesurée, triomphera. De ce point de vue, Chers djihadistes… se veut une critique par prétérition de notre monde.
 Et maintenant, si vous n’avez pas mangé et que vous ne risquez pas de vomir, lisez:  après l’attentat, voici venu le temps de « la manifestation pour l’amour » . La réponse au terrorisme: l’hymne à l’amour d’Edith Piaf. Presque une occasion de faire la fête pour l’homo festivus dirait Murray.
Le post-modernisme est obscène. Pensez y en votant Macron. 
LA MANIFESTATION POUR L’AMOUR A STOCKHOLM

« Nous, nous parlons, nous ne nous battons pas »: à deux pas de l’artère piétonne où s’est produit le carnage au coeur de Stockholm, ils sont venus par milliers dimanche manifester leur unité face au terrorisme.

Plus de 20.000 personnes, selon la mairie, se sont rassemblées pour rendre hommage aux victimes et exprimer leur rejet de la violence, deux jours après une attaque au camion bélier qui a fait quatre morts et 15 blessés dans la capitale suédoise.

« C’est très important de rester forts ensemble, de se battre contre tout ce qui met en danger notre société qui est basée sur la démocratie. Nous, nous parlons, nous ne nous battons pas », a témoigné Marianne. « On dialogue, on ne se bat pas », a-t-elle dit.

Dans la foule recueillie, une femme a offert des roses à des policiers en tenue. « Merci », leur a-t-elle lancé en souriant.

Mikael Berggren, un Stockholmois de 36 ans, est venu avec ses deux enfants de trois et un an dire la nécessité de continuer à vivre normalement dans une ville généralement très sûre. « L’attentat ne changera rien », a-t-il assuré à une journaliste de l’AFP.
La « manifestation pour l’amour », dont l’initiative avait été lancée sur Facebook, s’est tenue à proximité immédiate du grand magasin dans lequel le camion s’est encastré après avoir foncé dans la foule sur l’artère piétonne la plus fréquentée de la ville vendredi après-midi.

Selon la police suédoise, l’auteur de l’attaque est un Ouzbek de 39 ans montrant un intérêt pour les groupes jihadistes et sous le coup d’une procédure d’expulsion.

Sous un beau soleil, les « manifestants pour l’amour » ont écouté des artistes, faisant des signes de paix de la main. Rikard Wolff, un comédien et chanteur très populaire dans le pays scandinave, a chanté « L’hymne à l’amour » d?Édith Piaf dans sa traduction suédoise.

Le meilleur pays du monde
La maire de Stockholm, Karin Wanngård, a vanté « une ville ouverte, éprise de démocratie et de tolérance ».

« Stockholm est notre ville, une ville dont nous sommes fiers, où nous aimons être. La peur ne peut régner, le terrorisme ne peut jamais gagner », a déclaré la responsable sociale-démocrate en s’adressant aux participants.

Bras dessus bras dessous près de drapeaux suédois en berne, la foule a observé une minute de silence.

« On ne laissera pas la peur nous dérouter de notre ambition d’être le meilleur pays au monde », a affirmé l’organisateur de l’événement, Damon Rasti. « Quand la tempête se déchaîne, on se tient la main et on ne laisse rien ni personne nous changer pour le pire », a-t-il dit.

Rassemblement à Stocholm pour rendre hommage aux victimes, deux jours après une attaque au camion bélier qui a fait quatre morts, le 9 avril 2017.
« Nous ne répondons pas avec la peur, nous répondons avec l’amour », proclamait un panneau brandi par une femme voilée.

Daniel Holl, un chercheur allemand de 31 ans installé en Suède, s’est joint au rassemblement pour dire son refus de la « haine ». « Qu’on soit à Berlin, Bruxelles, Paris ou Stockholm, le sentiment est le même, peu importe la nationalité », a-t-il confié à l’AFP en égrenant la liste de capitales européennes touchées par des attentats récents.

Pour Charlotte, l’attentat a eu cet effet paradoxal de rapprocher les habitants de Stockholm et de briser le quant-à-soi qui y prévaut comme dans beaucoup de grandes villes.

« Beaucoup de gens sont occupés, ils courent à droite à gauche, parfois on a à peine le temps de se dire bonjour tellement on est pressés. Donc c’est bien de voir que les gens se sentent impliqués, même si on ne le montre pas tous les jours, on tient aux gens autour de nous », a-t-elle déclaré.

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3 réflexions sur “Les Suédois: « nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts ».

  1. Plus facile de faire des grandes déclarations creuses que de réinvestir les quartiers difficiles de Stockholm.L’auteur de l’attentat vivait bien de quelque chose ,alors aides sociales?

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