Hamon, ejecté dit enfin quelques vérités, la vérite sort de la bouche des perdants

Nous répétons souvent qu’il faut lire l’histoire, qu’il faut écouter ceux qui ne sont plus aux affaires, qu’il faut écouter ceux qui, de dépit, « balancent ».

C’est le cas de Hamon qui s’est fait rouler dans la farine par ses anciens amis  du PS. Il a cru pouvoir incarner quelque chose et rassembler ceux qui chez les solfériniens avaient poussé des cris d’orfraie sur le recentrage / volte face anti social de Hollande et Valls.

Hamon n’a pas tenu compte de la nature profonde du PS, en fait les socialistes  sont les nouveaux radicaux; rouges à l’extérieur, blancs à l’intérieur et toujours dans  l’assiette au beurre.

Ah l’attrait de la soupe! Hamon n’a rien à offrir sauf l’honneur, mais l’honneur cela n’intéresse personne;  tandis que Macron, on suppose  que lui a quelques  prébendes à distribuer;

Ecoutons donc Hamon. Selon lui,  si Marine Le Pen a « peu de chance » de remporter la présidentielle, l’accession à l’Elysée du candidat du mouvement En Marche ! va se solder à terme par un renforcement du Front National.

Tiens, Hamon pense juste, il pense comme nous. Marine n’a aucune chance, mais  elle va être relancée après les élections en raison des projets secrets scélérats des uns et des autres: réformes, austérité avec  plus d’Europe, et moins de démocratie.

« Avec Emmanuel Macron, les classes moyennes et populaires seront plus faibles dans cinq ans qu’elles ne le sont aujourd’hui », déclare-t-il. Bravo, cela fait du bien de l’entendre dire. Et de voir tracé le lien entre la destruction des classes moyennes et la montée du Front.

« Je ne vois pas en quoi cela fera baisser le FN quand ce type de programmes fait grimper l’extrême droite partout en Europe », dit-il en ajoutant qu' »Emmanuel Macron n’est pas prêt à gouverner. »

« PAS DÉSIRABLE DU TOUT »

Benoît Hamon durcit également le ton contre Jean-Luc Mélenchon, qui connaît à l’inverse une dynamique favorable dans les sondages depuis quelques semaines et s’ancre dans le carré de tête des intentions de vote.

Il dénonce notamment l' »indulgence » du candidat de La France insoumise « à l’égard de pays qui restreignent les libertés publiques », ainsi que la « zone grise qu’il a volontairement entretenue sur la Russie de  Poutine et sur Bachar al Assad ».

Il réaffirme aussi ses divergences avec le cofondateur du Front de gauche sur la question européenne, qui ont fait voler en éclat le pacte de non agression que les deux candidats avaient conclu après leurs tentatives infructueuses de rapprochement.

« Je ne peux pas avoir fait ma campagne sur un futur désirable et faire l’impasse sur le fait qu’il propose de sortir de l’Europe et de l’euro ! Ce n’est pas désirable du tout », dit Benoît Hamon.

« La France a besoin de la gauche que je représente : sociale, écologiste, européenne et ouverte », estime-t-il. Il oublie d’ajouter ce qui est son vrai point fort: dépensière!

Dans cet entretien, Benoît Hamon épingle également les membres de son propre parti ayant apporté leur soutien à Emmanuel Macron, évoquant « le feuilleton qui tenait du supplice chinois consistant à organiser (son) affaiblissement : celui des défections ». Voila tout est dit, comme nous ne cessons de le repeter. On le tient maintenant de la bouche du cheval.

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4 réflexions sur “Hamon, ejecté dit enfin quelques vérités, la vérite sort de la bouche des perdants

  1. Que Mélenchon veuille sortir de l’Europe n’est pas une certitude si l’on se réfère à une autre vidéo du jeune qui nous avait permis de saisir l’ascension fabriqué de Macron :

    toujours aussi explicite dans sa démonstration.

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    1. Mélenchon n’a jamais voulu sortir de l’Europe, ou de l’euro. Il bafouille, il bégaie sur ce sujet pour dissimuler sa conviction: sortir de l’Europe/euro est quasi impossible avec un soutien populaire aussi limité, avec un patronat hostile, avec un très grand capital aussi puissant, le tout protégé par la BCE qui tient les cordons de la Bourse et la stabilité des Banques.

      Mélenchon n’est pas idiot, il a vu ce qui est arrivé à Tsipras.

      Même Marine sait cela : la sortie de l’euro n’est gérable que pour … l’Allemagne. ce qu’il faut obtenir c’est de … dégouter les Allemands, que cela leur coûte trop cher et qu’ils choisissent le Grand Large Mondial comme les Brtanniques et sortent de la monnaie unique et commune. Eux seuls peuvent le faire techniquement, mais il faut que leurs banques soient en très bon état ce qui n’est pas encore le cas.

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