Macron ne sera gagnant qu’en raison d’un refus à 64% de Le Pen! Une légitimité entachée dès le dimanche soir.

Emmanuel Macron est donné toujours vainqueur le 7 mai avec 59% pour Ifop-Fiducial et 61% pour OpinionWay.

Selon une enquête Kantar-Sofres-Onepoint pour LCI et RTL, 14% des Français envisageraient fortement de voter blanc, 19% jugeant ce choix possible.

Emmanuel Macron, serait  donné gagnant avec 59% des suffrages, il serait élu à 36% par adhésion, à 64% par refus de Marine Le Pen.

Ce dernier chiffre est important et il confirme bien que le score final ne sera pas significatif d’un plébiscite ou d’un blanc seing.

Dans le camp Hollande/Macron/ségolène , les manipulations se succèdent et elles entachent lourdement à la fois la légitimité du candidat Macron et la consistance de son succès.

première manipulation: faire semblant de lancer Macron comme un electron libre débarrasé du bilan calamiteux de Hollande

deuxième manipulation: mise en place d ‘un calendrier scélérat pour torpiller la candidature du candidat de la droite

troisième manipulation dynamitage de la candidature de Hamon , le candidat choisi par le PS

quatrième manipulation succession de ralliement des personnalités marquantes du PS et du Hollandisme à Macron

cinquième manipulation revendication officielle sur C8 par Segolène de la candidature de Macron: « notre candidat a gagné »

sixième manipulation amalgame Le Pen égale fascisme; donc barrer la route à Le pen en votant Macron alors que les chances de victoire de Le Pen sont nulles

Les Français ont maintenant bien compris et le sondage Kantar Sofres est sans ambiguité: Macron sera élu, mais il y aura un vice du consentement, ce sera un détournement, un abus de démocratie formelle  et un viol de la démocratie réelle.

La seule solution honnête, qui ferait remonter Macron en légitimité et confiance serait de le reconnaître, d’en prendre acte par une déclaration du genre:

«  je sais que cette élection présidentielle ne s’est pas déroulée conformément aux règles de la démocratie, que beaucoup de Français ne se reconnaissent pas dans les résulats du scrutin je le sais mais  je souhaite être le Président de tous les Français, en conséquence, je promets de ne pas  abuser de mon mandat  et de le vérifier et vivifier  afin que nul doute ne l’entache. Je ne vous violerai pas! »

Voila qui aurait de l’allure.

En attendant le duel médiocre se développe avec les arguments tous plus vils les uns que les autres et le déversement de contrevérités. Macron ne pilonne que sur un axe, la filiation de Marine, et pour ce faire il la renvoie aux origines du Front National, à ses heures pas très glorieuses.

Dans cet entre-deux-tours incertain et fracturé qui tourne au choc frontal, le candidat d’En Marche! a dégainé le premier lundi matin, toujours avec l’arme du symbole, en déposant une gerbe à Paris à la mémoire de Brahim Bouarram, Marocain de 29 ans mort noyé dans la Seine le 1er mai 1995 après avoir été poussé par des skinheads proches du Front national.

Jeanne dArc contre le « FÊTARD DE LA ROTONDE »

Au même moment, Jean-Marie Le Pen , honorait comme chaque 1er-Mai la figure de Jeanne d’Arc qu’il a comparée à Marine Le Pen, « fille de France » face à un « Hollande bis ».

Lors de son dernier grand meeting de l’entre-deux-tours, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), en présence de Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen a ensuite usé du même registre offensif en fustigeant le « poulain » du président sortant, décrit comme « banquier », « winner autoproclamé » et « fêtard de la Rotonde ».

Devant plusieurs milliers de partisans, la députée européenne a parodié le discours de candidat de François Hollande en 2012, lorsqu’il avait désigné la finance pour adversaire.

« Aujourd’hui, l’adversaire du peuple français, c’est toujours le monde de la finance. Mais cette fois il a un nom, il a un visage, il a un parti, et il présente sa candidature, et tous rêvent de le voir élu : il s’appelle Emmanuel Macron ! », a-t-elle lancé.

« Le 7 mai, je vous appelle à faire barrage à la finance, à l’arrogance, à l’argent roi », a-t-elle ajouté après avoir lâché : « C’est en Marche! ou crève! »

Emmanuel Macron a riposté dans l’après-midi lors de sa dernière réunion publique d’ampleur à La Villette, à Paris, appelant à voter contre « le parti de l’anti-France ».

« Le parti des agents du désastre, les instruments du pire, l’extrême droite française elle est là, avec leur parti Front national. Ils guettent depuis si longtemps l’effondrement que nous vivons pour en tirer profit », a-t-il déclaré, mettant en garde contre « un aller sans retour ».

Macron insulte les électeurs, la France grimaçante

Emmanuel Macron, devant plusieurs milliers de partisans là aussi, a accusé Marine Le Pen d’incarner une « France grimaçante » et « recuite de haine », à laquelle il entend opposer la France de la « fraternité » et qui « parle à tous ».

« Mme le Pen a parfaitement résumé la situation ce midi avec sa grossièreté bien connue », a-t-il déclaré. « Elle a dit ‘c’est En Marche ! ou crève’. Elle a raison, En Marche ! c’est nous ! »

Il a dit toutefois qu’il refusait de juger « un Français qui vote pour le parti du FN, car il y a toujours une colère, une indignation, un désarroi, un désenchantement derrière ce vote ».

L’ancien ministre de François Hollande, qui s’exprimait en présence notamment de François Bayrou, Jean-Yves Le Drian ou Ségolène Royal et a reçu lundi le soutien de Vincent Peillon, s’est aussi adressé aux électeurs qui voteraient pour lui par défaut ou hésiteraient, tout en marquant son refus d’adapter son programme.

« Mon combat est celui qui rendra aussi possible votre combat, sans l’écraser sans nier nos différences, avec tous nos désaccords. C’est cela, le sens de notre résistance, et que la colère, la rage, le désespoir pourraient aujourd’hui menacer », a-t-il dit.

Il a aussi livré des messages aux électeurs de François Fillon , aux anti-mondialistes, mais a répondu à Jean-Luc Mélenchon, qui le presse de faire un « geste » sur la loi Travail, qu’il ne le ferait pas.

Emmanuel Macron a refusé  d’abandonner, s’il est élu dimanche, son projet de réforme du droit du travail, comme le lui a demandé le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon en vue du second tour de la présidentielle contre Marine Le Pen. Ce qui parait normal, puisque c’est le fondement du soutien aussi bien de Merkel, que  de Schauble et de Gattaz à sa candidature, il y des choses non négociables!

« Les Françaises et les Français se sont exprimés et ont choisi le projet qui porte ses réformes. Je ne vais pas les trahir en me reniant. Et je veux demain pouvoir agir, être efficace. Donc ces réformes, nous les avons conçues, portées, nous les ferons », a-t-il justifié lors d’un meeting à Paris devant une assistance clairsemée. Si ce qu’il dit est vrai, si il est vrai que les Français ont choisi son projet et ses réformes, alors rien ne lui interdit de s’assurer qu’il n’y a pas vice du consentement et de faire confimer ce projet par des consultations, et bien sur cela signifie qu’il s’interdit le 49-3! 

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2 réflexions sur “Macron ne sera gagnant qu’en raison d’un refus à 64% de Le Pen! Une légitimité entachée dès le dimanche soir.

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