En Bourse: Parier ou non sur Macron

 

Macron est un risque, ce n’est pas un sauveur.

Le point de vue que je développe ici n’est pas un point de vue d’intérêt général, je le précise. C’est plutôt le point de vue que je développe dans mes fonctions de conseil financier et/ou de  conseil patrimonial.

Le risque n’est pas apprécié car il est obturé par le soulagement après la campagne de terreur qui a été engagée afin de favoriser sa victoire. Nous sommes dans la situation du Brexit, tout a été faussé  et les réactions doivent être interprétées à la lueur de l’éclairage faux qui a été imposé pendant plusieurs semaines.

1) Macron est une calamité car il est préjudiciable à la stabilité du système Français, il n’a aucune base politique ou sociale, il ne reflète pas un courant ou une classe de la société Française.

2) ce sera un président faible, sans autorité du fait de la réalité du scrutin présidentiel en trompe l’oeil.

3) pour payer sa dette à l’égard de ses sponsors il va devoir faire comme Hollande en 2012, c’est à dire donner des gages

4) sa majorité législative sera de bric  et de broc, de circonstance , composée d’arrivistes et d’opportunistes sans conviction

5) cette majorité va éclater ou faire des contorsions peu productives dès les premières tentatives de gérer.

6) la France est un pays déjà difficile à gérer en temps normal, encore plus à réformer

7) Macron représente le statu quo  dans la ligne de Hollande 2014, pas le « nouveau », ce n’est pas un outsider

8) très rapidement il va reprendre le fil là ou Hollande l’a laissé, les Français vont le voir clairement

8) il est le candidat de l’élite qui l’a envoyé au casse pipe, élite politicienne et élite technocratique et médiatique

9) c’est un produit de l’ENA et du grand capital auto-coopté qui ont échoué depuis près  de 50 ans

10) il n’ a aucune idée nouvelle sur le chômage et la croissance, il est dans la ligne suicidaire  du déclin

11) La France n’a pas vocation centriste, le meilleur centriste Français, Raymond Barre a échoué

12) il va être la cible des extrêmes, des conservateurs et de la gauche laquelle va se réunifier contre lui

13) les promesses de stimulus, de création d’emplois sont en contradiction avec ses promesses Européistes

14) il ne faut jamais oublier que Macron a succédé à Montebourg lequel s’est cassé les dents sur ces options

15 l’austérité version « lite », n’a aucune chance de donner des résultats ni au plan budgétaire ni au plan du commerce extérieur

16) comble de tout , Macron n’a aucune expérience, il n’ a jamais été élu il n’a jamais exercé une responsabilité politique or, la politique c’est un domaine, un monde en soi.

17) sa personnalité est creuse, bidon, par construction: il a endossé un costume sur mesures, taillé par d’autres, mais qui n’était pas à ses mesures, les siennes.

Macron , si Marine tire les leçons de son expérience et  donne un grand coup de balai dans son entourage, si elle dépasse sa filiation, Macron va faire le lit du nouveau parti qui succédera au Front National, ce qui ne sera pas du goût des détenteurs de capitaux.  

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6 réflexions sur “En Bourse: Parier ou non sur Macron

  1. Bonjour,

    on peut constater que les marchés financiers se comportent bizarrement devant cette situation.

    Après le franchissement de record annuel ou pluri annuel sur le CAC, les volumes sont en berne comme si le « marché » n’y croyait pas tout à fait.

    On note l’apparition d’un gap de 4% à l’ouverture des marchés, le Lundi qui suit le premier tour, pulvérisant une énorme résistance, puis plus grand chose.

    Normalement, ces niveaux déclenchent des achats automatiques et une phase haussière rapidement avec des volumes importants.

    Passé le second tour, le monde va prendre conscience que la France va atteindre un niveau d’ingouvernabilité jamais atteint dans l’Histoire récente.

    On notera aussi que la conjoncture américaine est de plus en plus difficile à lire avec des stats de plus en plus erratiques, la romance OPEC qui commence à lasser, une faillite en cours d’un géant de l’immobilier au Canada dont la contagion inquiète, … bref, ca craque de plus en plus.

    Le « marché » commence-t-il à l’anticiper ?

    Cdlt.

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  2. Bonjour Monsieur Bertez,

    Je suis un lecteur fidèle depuis quelques années, je vous ai découvert sur Le Blog à Lupus en 2009 ou 2010 si j’ai bonne mémoire.

    J’apprécie particulièrement vos articles sur la crise financière et le rôle des gouvernements, des banques centrales et des autres instances de décision de notre bas monde. Je vous cite ainsi souvent à l’occasion de discussions, notamment dans le cadre des élections actuelles. J’aurais aimé que vous écriviez un livre reprenant tous ces sujets, mais j’ai bien compris que ce n’était pas dans votre démarche.

    Mon souci est le suivant : mes interlocuteurs vous renvoient à l’extrême-droite complotiste, en arguant notamment des choix éditoriaux et des illustrations du Lupus. J’avoue que je suis moi-même assez perplexe s’agissant de certains billets sur le « grand remplacement », théorie que je trouve effectivement fantaisiste, ou de certaines caricatures (exemple cette semaine : « ils ont faim… Qu’ils mangent des kebabs » en illustration d’articles critiquant Emmanuel Macron).

    Qu’en est-il. Il me semble à lire vos éditoriaux que vous avez une saine distance avec l’extrême-droite, mais cela ne transpire pas dans ce que vous publiez sur le Lupus!

    Merci de votre réponse!

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    1. j’apprécie votre remarque et votre demande de clarification.. que je ne vais peut être pas satisfaire. Ou peut etre.

      Je ne suis engagé que par ce que j’écris moi même et par ce que je publie sur brunobertez.com , c’est une évidence mais cela va encore mieux en le précisant. Même sur brunobertez.com, il y a des choses que je publie afin de faire reflêchir et cela ne reflète pas ma pensée et encore moins mon travail.

      Vous avez du remarquer que j’ai un cadre analytique très strict, cohérent et suivi. Mes écrits sont un feuilleton et à lire comme tel. Continuité et cohérence sont mes contraintes.

      Lupus me reprend, il le fait encore régulièrement, mais moins systématiquement qu’avant.

      Il fut un temps ou la reprise était systématique et il en découlait une sorte de concertation, d’accord sur la ligne suivie par Lupus. Les textes publiés sont donc mes textes mais le lien s’est distendu . En revanche les éditions avec mises en pages et illustrations sont de Lupus, c’est à dire de Jean François et de lui seul . Je n’y interviens pas. Pas plus que je n’interviens dans la publication des autres textes ou dans la création de l’environnemnt qui en découle.

      je n’en ai pas parlé récemment avec Jean François, mais il me semble qu’il a fait glisser sa politique éditoriale dans une direction nouvelle depuis deux ans et que ceci s’est accentué au fil du temps . Peut etre vise-t-il un public? Un public plus large, un public qui souhaite des choses plus accessibles d’une part et plus faciles à assimiler d’autre part? Moi je ne vise aucun public et je moque de la diffusion: je sais qu’une bonne idée et une bonne analyse de qualité trouvent toujours leur « public », comme je le dis: une balle perdue n’est jamais perdue pour tout le monde ».Je ne souhaite pas être trop accessible, je ne souhaite pas utiliser les techniques de Com, de diffusion,etc. Je dis: ce qui est rare est cher, analysez cette affirmation. Je me moque de la diffusion et en plus je récuse la propriété intellectuelle, ce que j’écris est le produit de siècles et de siécles de réflexion des hommes, je n’en suis pas propriétaire, je ne suis qu’un aboutissement temporaire, donc je n’interdis pas les reprises ou les emprunts. Je pratique le minimalisme, voire le monacal. Je suis mon chemin.

      Un mot encore: vos interlocuteurs sont des sots.

      D’abord en me réifiant, je ne suis rien, je fais, j’agis, j’écris. Cela ne fait pas de moi telle ou telle chose ou sujet. Celui qui a volé , a volé, mais ce n’en est par pour autant un voleur, c’est cela la réification. Cette façon d’étiqueter ne pouve que la sottise des étiqueteurs.

      Ensuite le cadre analytique qui est le mien est intellectuel, économique, philosophique, etc tout ce que vous voulez, mais il est irréductible à un découpage politique.

      Enfin vous avez du remarquer à quel point je remonte en amont, dans mes analyses, a quel point je vais à la racine des choses, ce qui me permet d’affirmer que le politique, les découpages, les idéologies sont des symptômes, des discours sur une réalité qui ne se donne pas spontanément à voir mais qu’il faut aller extirper, révéler, mettre à jour.

      Comme Nietzsche qui était par dela le bien le mal , je suis par dela la droite et la gauche!

      je vous remercie, cela m’a amusé de vous répondre cdlt bb

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  3. Le seul espoir que je place en Macron, c’est qu’il soit plus royaliste que le roi, c’est à dire qu’il applique trop fortement et trop brutalement le programme des déstructuration voulues par le système. L’espoir est qu’il se radicalise d’une certaine manière !

    Un tel comportement pourrait pousser à la réaction des français, à « libérer les énergies », mais pas dans le sens où il l’entend… Mais j’ai peu d’illusions à ce sujet.

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