La finance tue la productivité, image de la crise. Un résumé pour tous les Macron du monde.

La productivité continue son inflexion calamiteuse, on est largement sous les tendances longues aussi bien aux USA que partout dans le monde.

Pourquoi?

Parce que ‘l’investissement productif lui aussi a cassé ses tendances longues, on n’investit plus productivement.

Pourquoi?

Parce qu’investir productivement n’est pas rentable, la demande est faible, le slack est important, les marges de profitabilité sont trop réduites au goût des  investisseurs. Le capital fait la grève de l’investissement productif, autre forme du mur de l’argent.

Pourquoi le goût des investisseurs  pour le profit est il aussi élevé?

-Parce que, sans risque et sans se fatiguer, ils peuvent faire des bénéfices financiers considérables, le placement et la spéculation financiers dissuadent et cannibalisent l’investissement productif. La création de monnaie et de crédit élève le mur de l’argent!

-Parce que par ailleurs le capital fictif, le capital de poids mort, exige sa part et donc pèse  sur le taux profit moyen qui revient au capital productif. Le capital productif est le parent pauvre.

Pour satisfaire le capital, les gestionnaires , les managers  ont intérêt à faire des rachats d’action, des fusions acquisistions, du leverage, distribuer des dividendes. l’ingénierie financière a supplanté l’investissement productif. Le niveau des taux d’intérêt joint à la faiblesse de la demande finale  produisent une rentabilité financière exceptionnellement élevée qui dissuade l’investissement. Il y a plus d’intérêt à créer de la fausse valeur qu’à produire des richesses. Le passé est plus intéressant que l’avenir! C’est cela la financiarisation.

L’investissement productif, c’est la machine à produire des emplois et des revenus.

La production de revenus est insuffisante, le pouvoir d’achat est sub-optimal, donc il y a surproduction et trop de capacités disponibles, ce que nos zozos appellent de la déflation. Donc ils créent de la monnaie et du crédit, enflent/inflatent  le capital financier, l’improductif  et le  fictif; ils  font baisser le taux de profit moyen ce qui dissuade d’investir. Ah les braves gens!

Caressez un cercle et il devient vicieux!

Note: Les économistes de l’establishment contestent l’interprétation de la crise par la dégradation de la profitabilité du capital.

Ils font valoir que la part des profits dans le monde est singulièrement aux USA n’a jamais été aussi élevée, (voir le graphique ci dessous pour les USA).

C’est évidemment un contresens, on peut avoir une part des profits record dans la Valeur Ajoutée, c’est à dire dans les GDP,  et en même temps une profitabilité du capital insuffisante!

En effet la profitabilité du capital a au dénominateur la somme de tout le capital qu’il faut rentabiliser et maintenir en vie dans le système: le productif, le fictif, le pourri, l’inutile, le poids mort etc, tandis que le ratio de la part des profits dans la Valeur Ajoutée  a pour dénominateur la Valeur Ajoutée.

Il suffit de raisonner correctement et de se rendre compte de la réalité: pour 1 dollar de Valeur Ajoutée il faut de plus en plus de capital,  total, c’est dire de capital productif, fictif, pourri , improductif etc .

Peu d’économistes ont compris que la fabrication de la demande, , c’est à dire le crédit qui sert de complément aux revenus pour faire tourner la machine, peu d ‘obervateurs ont compris que ceci se traduisait par un alourdissement de la masse de capital dans le système! Eh oui  , les créances sont du capital pour leurs détenteurs,  et ce capital veut son rendement, son maintien en vie, comme si il était productif. Nos systèmes à tendances déflationnistes ont un nouveau coût que l’on ne connaissait pas avant et qui est non identifié: le coût de production de la demande!

Notre système souffre d’un alourdissement de la masse de capital en son sein, en plus de l’alourdissement organique bien connu. Ceci tient  au refus des crises de nettoyage, refus de la destruction créatrice, au refus des cycles,  au keynesianisme qui produit des dettes, au leverage ; ce qui correspond au poids croissant de la finance, à la financiarisation.

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Une réflexion sur “La finance tue la productivité, image de la crise. Un résumé pour tous les Macron du monde.

  1. Bonjour
    Je viens de recevoir ceci de Glenn Neely, juste pour l’avoir dans un coin de la tête.

    In the last 35-years, there have been ONLY 4 occasions when I was certain a stock market crash was coming – they were the high in 1987, the high in 2000 (the internet bubble), the end of the real estate boom in early 2008 and the high made August 2015. In ALL cases, a massive decline followed.

    At this time, based on all the things I know about the U.S. stock market (current Wave structure implications, U.S. margin debt, insider traders selling stock, overbought warnings from my Moat Index, a rising interest rate environment and the volume of new accounts being opened at brokerage firms in 2017 around the country), THIS is the FIRST TIME since August 2015 that I’m VERY concerned a « Stock Market Crash » is just 1-3 months away.

    The two ingredients currently missing from the typical setup for a major market top is volatility (which is normally high at major tops and bottoms) and widespread media coverage. With those two elements absent, the S&P might need to undergo a violent « blow off » in the next 1-2 months. Such behavior will increase volatility and definitely get the attention of the main stream media.

    Whether the S&P soars to new highs over the next 1-2 months and volatility increases OR the S&P simply sells off and begins a violent decline from a lower high, the odds are EXTREMELY HIGH – in the next 1-3 months – that the U.S. stock market will experience its largest, fastest decline in 10 years! That violent drop will be the start of a 2-4 year bear market that retraces at least 50% of the 2009-2017 bull market. If you look at the attached long-term (6-monthly) chart, you can see my best guess at Wave structure back to 2000’s high and the S&P current position and what I expect (the red-dashed line). Keep in mind, a « blow off » advance of 5-10% might occur this month or next BEFORE the crash begins. Either way, I’m fairly confident a multi-year bear market will begin in 2017.

    We can only guess what might instigate the next bear market but many possibilities exist. The Fed continuing to raise interest rates historically is enough. The tensions between North Korea, China, the U.S. and Russia is another factor. Massive borrowing by U.S. corporations to buy their own stock, which will eventually have to be paid back, is another concern. Eventually, the cause of the bear market will be decided but, in the mean time, you should prepare.

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