Peur? Moi jamais !

Le VIX est faussement considéré comme une façon de mesurer la peur sur le marché. Il y a longtemps que ceci a cessé d’avoir une signification.

La BRI dans ses études a considéré que le meilleur baromètre de l’inquiétude était non pas le VIX, mais le prix, le cours  du dollar. C’est la hausse du dollar qui constitue selon les auteurs de l’étude le meilleur indicateur de stress . Avec un dollar index nettement sous les 100 on peut dire que les marchés n’ont peur de rien.

Les primes de risque sont comprimées au maximum ce qui signifie que l’investisseur n’est pas rémunéré pour les risques qu’il prend. Et c’est normal en apparence puisque la mesure officielle du risque, le VIX est au plus bas de l’histoire.

Je vous laisse juger vous même de cette question: avec vous le sentiment que dans la période que nous traversons les risques de toutes sortes sont nuls. Avez vous le sentiment qu’il n’y a rien à craindre , pas plus en Chine qu’en Europe ou aux USA avec Trump en difficulté? Avez vous le sentiment qu’il n’ y a rien à craindre de la masse de  dettes nouvelles accumulées depuis 2009?  Avez vous le sentiment qu’il n’y a rien à craindre sur aucun front? Pour ma part je dis dejà  qu’il y a une chose à craindre, un éléphant dans la pièce : c’est le niveau très élevés des cours des actifs financiers alors que la perspective de hausse des taux de la Fed et de la contraction de son bilan constituent des vents contraires. Mais peut être que la Fed va renoncer à sa  normalisation comme le suggère Brainard… sans que ceci nuise à sa crédibilité!

Un auteur que j’aime bien fait un peu d’humour. On a l’habitude de parler de placements risk-free, sans risque, lui, parle de placement  reward-free , c’est a dire de placement garantis sans récompense face à un risk colossal pour caractériser la periode dans laquelle nous sommes.

Plus sérieusement, voic ce qui paul Singer, l’investisseur légendaire il ya quelques jours:

 « Given groupthink and the determination of policy makers to do ‘whatever it takes’ to prevent the next market ‘crash,’ we think that the low-volatility levitation magic act of stocks and bonds will exist until the disenchanting moment when it does not. And then all hell will break loose (don’t ask us what hell looks like…), a lamentable scenario that will nevertheless present opportunities that are likely to be both extraordinary and ephemeral. The only way to take advantage of those opportunities is to have ready access to capital. »
Paul Singer dit en gros 
La magie de la faible volatilité des actions et des bonds va durer jusqu’à ce qu’elle … cesse. Alors, tout volera en éclats. Le désenchantement arrivera quand on verra que Trump ne peut tenir ses promesses. Et alors, ce sera l’enfer, ne nous demandez pas à quoi cela ressemblera. Il faut avoir de la poudre sèche pour profiter de tout cela et seuls ceux qui ont accès à du vrai capital pourront en  profiter.

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