USA les nouveaux records de dettes, on y est

Les nouveaux records de dettes sont là.

Nous vous rappelons que la doctrine des banquiers centraux et de leurs économistes est que la dette, cela ne compte pas car il s’agit pour eux d’un simple transfert entre ceux qui épargnent et ceux qui dépensent. Ils n’ont toujours pas compris que le système dans lequel nous vivons ne fonctionne pas de cette manière: les banques créent du crédit elles ne sont pas simples intermédiaires, le système bancaire n’est pas transparent. Il crée monnaie et crédit. Cette vérité , entrevue par Keynes, découverte par les économistes non orthodoxes, a été confirmée par les travaux de la Banque d’Angleterre; mais peu importe, les banquiers centraux continuent de pratiquer des théories fausses car ils ont le monopole d’autorité. L’autre anerie qui leur sert de guide, la Théorie des Anticipations Rationnelles, leur permet également d’écarter le danger de l’excès de dettes . Nous irons à la crise en chantant, en bonne santé  financière.

Attention ce n’est pas parce que nous sommes à nouveau sur des pics de dettes que la crise est proche et ce pour plusieurs raisons:

-il y a eu effet d’apprentissage en 2008

-les taux sont bas, les dettes plus soutenables

-la dette globale est mieux disséminée, sauf en Chine

-le système a amélioré sa résistance réglementaire

-on ne prendra plus le risque d’un nouveau Lehman

Mais les mêmes causes produisent les mêmes effets, même si cela doit être sous une autre forme; la question de la solvabilité reste centrale, la Loi de la Valeur veille comme une statue du commandeur.

 

Publicités

2 réflexions sur “USA les nouveaux records de dettes, on y est

  1. Monsieur Bertez,
    Je vous lis de puis de nombreuses années avec toujours autant de plaisir et je sais que votre blog traite d’économie, pas d’Anticipation. Toutefois, mes parents sont suffisamment âgés pour avoir vécu adolescents à la campagne sous la Seconde Guerre mondiale. Ils m’ont conté les dénonciations, la faim dans les villes, l’arbitraire, les collabos, les pseudo résistants qui rackettaient les fermes… Mon esprit et ma conscience ont été façonnés par tout cela.

    Par ailleurs, en tant que fils de paysan, je me demande parfois ce que sera l' »Après ». L’après Grande aventure, comme vous dites, cette fameuse Réconciliation.

    Vous avez dit un jour, qu’il faudrait qu’il y ait la guerre (civile, je pense à titre personnel, plus probable que internationale). Je me promène ces jours-ci dans Nice, la paisible sous le soleil et la mer, et j’imagine ce que pourrait être cette terrible récession, car il aura récession, non ? Albert Edwards parle d’âge de glace, j’aime cette expression imagée. J’imagine donc à Nice les magasins vides, les populations affamées qui fuient la ville, les pillages et les meurtres, les puissants qui ont fui dès qu’ils ont senti la catastrophe. J’imagine qu’alors, les « puissants » comptés pour responsables, ce seront les classes moyennes, des villes ou des banlieues dortoirs, enfin… désignés « puissants » par la foule en colère qui auparavant s’abrutissait devant des émissions de télé réalité, une foule « autruche » à la recherche à présent d’un bouc émissaire, comme ce pauvre épicier émasculé dans Germinal, petit escroc de proximité qui a payé pour les vrais coupables.

    Je sais qu’il est impossible d’imaginer ce futur, cet âge de glace, seules les dystopies américaines en ont exploré diverses facettes.

    Sera-ce pour nous, Européens, plutôt la Grèce (connaissant un peu le pays, je ne crois pas car en Grèce, la Famille et la religion orthodoxe sont des amortisseurs solides à la guerre civile et au Chaos), le Vénézuéla ? l’Argentine des années 2000 ? l’Afrique du Sud actuelle (des blancs terrés derrière des barbelés, attendant la mort avec fatalité) ?

    Sera-ce une forme de socialisme nourricier national, Européen voire transnational, pour assister (donner la becquée) ces classes moyennes laminées, paupérisées qui mangeront dans la main d’un gouvernements aux lois martiales, sera-ce l’institution de nouvelles (anciennes) valeurs religieuses (extrémisme religieux), la robotisation à outrance et le revenu universel pour tous (un retour à une forme d’esclavage moderne en somme) ?

    Je sais, tout est possible, je ne vous demande pas de me le décrire, ce futur, Dieu seul connaît l’avenir. Mais je pense que je ne suis pas le seul à tenter d’imaginer les contours de cet Après. Vous avez déjà dû l’imaginer vous-même, au moins en partie, en esquisser les contours, surtout si vous avez des enfants (notez la grande proportion de dirigeants européens sans enfants, sont-ils seulement en mesure d’imaginer ce futur au-delà de celui qu’ils façonnent probablement, leur propre jouissance égoïste, masturbatoire et stérile ?)

    Pour conclure (je ne sais pas si ce commentaire mérite d’être publié d’ailleurs) je vais vous faire part de l’avis de mon père (88 ans), un avis plein de bon sens paysan :

     » Fuis les villes, elles seront saccagées. Eux ont des armes, toi pas. Constitue-toi une communauté soudée, un réseau sur qui tu pourras compter. Je sais que tu n’iras pas à l’étranger, tu es trop attaché à ton pays, à ta terre (il a raison, on est beaucoup à être résignés à affronter le pire, ici, sur ce coin de France qui nous a vu naître). La famille proche est essentielle, Ils veulent la détruire, ce n’est pas un hasard. Prie, et surtout, fais-toi oublier de là-haut (du gouvernement). Moi, jusqu’en 1944, j’ai cru bêtement que Pétain nous protègerait, nous Français d’en bas. Laval était un salopard, mais Pétain… Il avait sauvé Verdun, les vieux de Quatorze lui faisaient confiance. Puis les SS ont tué des gens dans le village, par représailles.

    Et là j’ai compris. J’avais quatorze ans mais j’ai compris tout le « mal » qui avait conduit à la mort de ces pauvres gens. Pas seulement les SS, ils n’étaient que la conclusion du processus entamé bien plus tôt : la crise des années trente, la soumission des élites, la lâcheté des gouvernements successifs. Rien ne change, crois-moi. La part de salopards est la même et le vernis est fragile. Les puissants sont loins, et ils ne te protègeront pas de la mort et du pillage. Mais n’oublie pas une chose essentielle également : Regarde ton entourage proche, car le danger viendra de là : sous les sourires, le brasier de la rancoeur et de la jalousie se consume et ne demande qu’à flamber à nouveau. »

    Pardon pour cette digression, faites-en ce que vous voulez.
    Amitiés d’un optimiste averti.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s