Immobilier en suisse, plus faible, la demande flechit

Le marché de l’immobilier en Suisse montre des signes de faiblesse depuis l’an dernier. La demande d’appartements en propriété (PPE) a fléchi, une tendance que les banques et les agents immobiliers attribuent uniquement au durcissement des critères d’octroi des hypothèques.

Les banques et les agents immobiliers ont identifié un nouvel adversaire en commun: la réglementation dans l’octroi des crédits hypothécaires. Les critères seraient  beaucoup trop stricts.

Les experts immobiliers considèrent que  le renforcement des mesures réglementaires est  le principal danger pour le marché immobilier suisse, selon une enquête de Moneypark.  Les craintes des acteurs de l’immobilier ne sont pas sans fondement. La croissance hypothécaire s’est ralentie ces deux dernières en même temps que le resserrement des exigences de capacité financière. Les années 1990 ont en outre montré que des interventions non coordonnées peuvent accentuer l’effondrement du marché immobilier.

Il est toutefois faux de conclure que seule la réglementation a ralenti le marché immobilier.

Hausse des prix, mais baisse des taux d’emprunt

« Le fait que le marché s’est légèrement refroidi est dû à la combinaison de plusieurs facteurs », a expliqué à l’ats Robert Weinert, expert au sein de la société de conseil immobilier Wüest Partner.

Le marché montre d’une part des tendances de saturation. « De nombreux ménages ont déjà réalisé leur rêve de devenir propriétaire », souligne-t-il. Le taux de propriétaires en Suisse a augmenté de façon continue.

Mais le ralentissement de la demande s’explique surtout par la forte hausse des prix de l’immobilier, ainsi que par les exigences accrues. Les ménages doivent disposer de davantage de capital et de revenus qu’il y a un an lors de l’achat d’un bien immobilier.

En même temps, la faiblesse record des taux d’intérêt a conduit à la situation paradoxale que l’attractivité de la propriété a augmenté malgré la hausse des prix de l’immobilier.

Hausse des demandes de financement rejetées

« Pour un même objet, les charges annuelles, y compris les amortissements, sont plus basses aujourd’hui qu’il y a dix ans », fait remarquer Robert Weinert. En outre, le patrimoine des ménages qui n’est pas lié à l’immobilier a augmenté.

Le cercle de ceux qui peuvent accéder à la propriété s’est ainsi agrandi. Les banques constatent également une hausse des demandes de financement rejetées. Ceci devrait toutefois changer, lorsque les taux d’intérêt remonteront nettement. Un changement de cap qui n’est pas attendu durant les six prochains mois, selon Robert Weinert.

A ses yeux, le marché de l’immobilier a cependant atteint son zénith. Une certaine correction est souhaitable pour rétablir l’équilibre sur le marché, estime-t-il.

Le phénomène a déjà été observé dans certaines régions comme l’Arc lémanique ou les abords du lac de Zurich. Fondamentalement, le segment de la propriété repose sur une base stable, car l’environnement économique reste bon, conclut Robert Weinert.

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