Editorial, ma vision des marchés et de la période : ils gèrent très bien

Je crois nécessaire de vous livrer les réflexions que m’inspirent les marchés actuellement.


Un avertissement: je ne crois pas l’économie comme science, je crois à l’économie politique comme on disait avant et même je crois à la Bourso-économie politique.

Il n’y a de vérité que du tout. 


Je les ai beaucoup analysés ces derniers temps, j’ai fait ressortir le point essentiel qui est que nous abordons une phase délicate de transition: les autorités à la faveur d’une embellie mondiale tentent retirer un peu d’accommodement monétaire.

Ceci se fait, j’y insiste façon concertée, y compris avec la Chine et le Japon.

Cette transition n’est pas fin d’une époque, non et c’est ce qu’il faut bien comprendre, elle s’inscrit dans l’époque nouvelle commencée en 2009 dans son principe et 2011 concrètement. On ne tourne pas la page, surtout ne vous laissez pas piéger, non on passe au paragraphe suivant. Ce n’est même pas un nouveau chapitre. 

Ce que vous voyez est de la régulation post-moderne, c’est à dire que l’on ne retourne pas aux conceptions anciennes, on pilote dans le post-moderne, avec les équations nouvelles, les modèles nouveaux, les outils nouveaux forgés depuis 2009.

Donc transition, mais pas rupture.

Je precise  cela car les Cassandre, mes ennemis, veulent vous faire croire à la prochaine fin du  monde, à l’Armagedon financier, à l’Apocalypse, sans scrupule rien que pour s’enrichir sur votre dos ou pour se prouver qu’ils ont raison.

L’apocalypse peut survenir à tout moment , cela est vrai, mais ce que nous voyons n’en est pas le prélude. La crise financière est inéluctable, elle est écrite, mais rien ne dit que nous nous en rapprochons: la situation présente n’échappe pas au contrôle des autorités, elle est pilotée, surveillée comme le lait sur le feu. Et en raison du gradualisme et de la complicité des TBTF, cette situation est réversible; si il ya un accroc, on peut corriger, voire faire machine arrière.

La question pour les autorités est de tester, de voir si les modèles qu’ils ont mis au point sont ou non adéquats et de déterminter dans quel sens il faut les améliorer.

N’oubliez pas l’expérience de 2014, (avec les ballons d’essai en Aout 2013 déjà)  ils ont commis des erreurs , il ya eu dislocation avec une phase dangereuse en 2015, mais ils ont corrigé le tir et cette fois déja, cela se passe mieux, on en est à la 4 e hausse de taux sans pépin. Tout reste ordonné.

Ce qui est sur c’est que les autorités veulent injecter un peu de modération, tout converge en ce sens. Les  raisons sont multiples:

-reprise synchronisée dans le monde global

-contraction de l’output gap c’est à dire des capacités disponibles

-taux de chômage officiel historiquement bas aux USA

-utilisation de théories qui incitent à la vigilance contre l’inflation salariale  comme celle de la courbe de Phillips

-théorie des élites Ph.D US qui les conduit à populariser la thèse d’un potentiel durablement ralenti de la croissance, potentiel qu’il ne faut pas dépasser, même par un Trump

-developpement de l’esprit spéculatif sur  les marchés et valorisations hors normes historiques ce qui crée une certaine fragilité

-longueur inhabituelle du cycle économique américain, ce qui incite à penser qu’après la pluie venant le beau temps et symétriquement, la probabilité d’un ralentissement est forte  et que donc il faut regarnir l’arsenal de mesures de régulation contracycliques

Il y a beaucoup d’autres raisons et surtout beaucoup d ‘autre façons de présenter ces raisons, mais ce que je veux faire ressortir c’est que les raisons de tenter de normaliser sont multiples, surdéterminées.

Je veux montrer que les conditions sont réunies pour que l’on tente de le faire à l’intérieur de la logique post-moderne, celle de 2009. J’y insiste, nous ne retournons pas au régime ancien, ce qui veut absolument dire que nous ne sommes pas dans une phase de réconciliation.

La réconciliation est impossible et ils le savent mieux que vous, la BRI le leur a dit, on ne fait de reconcilaiation avec un stock de dettes mondiales de 217 trillions en hausse de près de 50 trillions depuis le debut de la crise! On ne reconcilie pas, non, on s’installe, on apprend à gérer la disjonction, on teste et on apprend, mettez vous cela dans la tête. Les actifs financiers sont durablement détachés du réel ils sont supendus dans le « Ph.D standard » et c’est cela la modernité, le post-moderne. C‘est un aller sans retour. Ceux qui l’ont compris et qui ont de gros moyens financiers feront fortune si ils l’ont bien assimilé.

La réconciliation détruirait tout le travail, tout l’acquis des 8 dernières années! Pourquoi en prendrait on le risque vraiment?

On tente une opération de régulation à l’intérieur de la nouvelle phase économique issue de 2009 qui se caractérise non pas par des cycles, absolument pas, de cycles il n’y a pas,; mais par une sorte de croissance dépressionnaire, faible , chaotique, erratique. La situation n’a rien à voir avec la situation antérieure, la croissance depuis 2008/2009 ne présente aucune caractéristique comparable à celle d’avant. Donc ne commettez pas  l’erreur de raisonner faux.

Vous savez que je considère que les autorités se trompent fondamentalement, elles utilisent des théories fausses qui sont des constructions idéologiques cohérentes, séduisantes , mais simplistes dont le but ultime, final est non pas l’intérêt général, mais la défense des intérêts d’une classe, celle des plouto/kleptos et de leurs alliés.

Dans ce cadre intellectuel faux ils travaillent très bien. Ils ont les meilleurs éléments, les meilleurs mathématiciens, les intelligences (perverses) les plus aiguisées.  Je dis souvent ils gèrent très bien. Les erreurs sont princeps mais une fois dans le cadre, le pilotage fonctionne. Pourquoi? Parce qu’ils n’ont pas d’opposition intellectuelle. Parce que les politiciens sont nuls et aux ordres des plouto et kleptos, parce que les médias leur appartiennent et parce qu’ ils ont la disposition de l’outil monétaire. La disposition de l’outil monétaire permet de transformer le plomb des échecs en or du succés avec en plus la disposition de la propagande. L’outil monétaire leur permet tout embrouiller, de tout masquer et surtout quand il le faut comme en 2016 de mettre de l’huile dans les rouages pour passer les moments difficiles , les grippages comme le moment populiste ou le moment Minsky qui a menacé la chine en 2015/2016.

La connivence est objective, totale, car c’est un système et les gestionnaires du système couchent ensemble, discutent , écoutent les mêmes professeurs Diafoirus. Les interêts communs font passer au second rang les divergences et taire quand il le faut,  les combats internes qui sévissent à l’intérieur cette classe. Quand il le faut ils se serrent les coudes car pour maintenir le (des)ordre, ils sont solidaires. ne l’oubliez jamais.

Donc je soutiens qu’ils essaient de modérer, de ne pas se faire déborder. Ils injectent un peu de doute, c’est ainsi que l’on fait atterrir les marchés quand  ils essaient de s’autonomiser et d’échapper au contrôle.

Vous noterez que depuis deux mois les complices TBTF des banques centrales multiplient les publications qui visent à calmer les ardeurs sur les marchés, cela n’arrête pas, y compris chez les alliés de la Fed  comme Goldman, BoFA, Morgan etc. C’est une convergence qui ne doit rien au hasard: ils ne veulent pas  casser le marché ils veulent  infléchir. La période est bonne car le soutien fondamental est là, il est dans l’existence d’une reprise mondiale synchonisée ni trop forte ni trop faible. Ils veulent un plateau, mais on ne peut obtenir un plateau que de façon dynamique c’est a dire par des oscillations. Il faut purger, raboter, trier, faire tomber les fruits trop murs,  donc ne vous étonnez pas de la multiplication des divergences.  La purge est sélective, en forme de rotation car il faut que l’argent reste dans les marchés.

Voila le cadre, maintenant, à vous de tenter d ‘en tirer le meilleur parti.

 

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3 réflexions sur “Editorial, ma vision des marchés et de la période : ils gèrent très bien

  1. Autrement dit nous entrons dans une nouvelle dimension, qui semble sous contrôle sans pour autant le certifier puisque toute nouveauté est aussi test…. Depuis 2013 au moins nous est promis le Big One qui ne vient jamais donc déjà, on peut parler d’un pilotage pour le moment bien négocié malgré les soubresauts. Evidemment le crash peut survenir (la route et les instruments sont nouveaux) mais le manche est toujours en main et l’avion encore en phase de vol, pour des mois, voir des années, avec peut-être la possibilité de se poser sur une île artificielle entre terre et ciel? A moins qu’il ne se transforme en Cloud, alors le matériel devient immatériel: sacré tour de passe-passe!
    Sur tous les plans nous entrons dans une autre dimension: révolution 3.0, déconnexion boursière, transhumanisme…. L’homme ne croit plus en Dieu car il EST Dieu, se prend pour tel: donc pas de divinité à craindre autre que lui-même. A quoi cela va t’il mener? Là est la question. Et qui a t’il après? Est-ce le syndrome Icare?

    Quant à nous, sommes nous condamnés à n’être que spectateurs? Car pour être acteur, il faut rentrer dans le jeu et à minima connaître le texte…..

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  2. Bonjour, Merci pour cet article et pour les autres …
    Il me semble que vous avez de nombreux ennemis au fils de vos textes: la social démocratie, les annonciateurs de l’Apocalypse … j’en oublie forcément mais je comprends peu à peu ce monde: vos écrits m’en révèlent une partie que je ne connais pas. Je m’essaie à quelque chose alors, pour décrire le Système dans lequel nous sommes (cela risque de ressembler à la Matrice!).

    Je comprends qu’autour de la table des marchés financiers, il y a de nombreux joueurs. Récemment, les banques centrales se sont assises à la table et ont recaver certains joueurs en faillite, à prêter de l’argent gratuitement à un petit cercle d’initiés… les enchères à cette table sont naturellement montées sur tout et n’importe quoi. Mais autour de la table, il y a aussi des fonds d’investissement / de pension, de vrais investisseurs qui eux veulent la jouer traditionnelle et ne comprennent pas les prix associés à ces mains… et les dénoncent.

    Tout comme autour de la table du monde économique, il y a de nombreux joueurs. Récemment, certains se sont mis à avoir pleins d’argent frais prêté par les banques du dessus, et à racheter les entreprises. Les règles changent vites dans ce monde: la valeur boursière des entreprises étant inflaté par ces manipulations, on licencie rapidement pour rétablir une rentabilité acceptable ou on vend du rêve: des développements futurs, des croissances exponentielles futures, des bénéfices records futurs…..

    Tout comme autour de la table médiatiques il y a de nombreux joueurs. Les anciens gros joueurs ont tous été rachetés par quelques industriels aux poches pleines, pour ne donner qu’un seul son de cloche à cette table: celui voulu par le Système. Mais la table est grande et il y a de nombreux joueurs dont beaucoup sur internet. Le système a la volonté de limiter leur capacités de dire leur vérité -leur capacité de nuisance à ses yeux- Alors on les achètes, et s’ils n’intègrent pas eux-même les bonnes règles de bienséance, on les remplace (N. Polony récemment). Relégués sur le net, le Système tente de les étouffer: Décodex, loi anti fake-news ….

    Tout comme autour de la table du politique, il y a de nombreux joueurs: récemment, un, sponsorisé par les joueurs dominants de la table médiatique, est apparu (E.M.) recyclant d’anciens joueurs des partis dominants. Il veut mettre en place la politique demandée par les gros joueurs des tables supérieures: nouveau code du travail, liberté des capitaux, moindre taxation des entreprises (celles des gros joueurs évidemment, pas des petits), … Mais la table est grande est les autres joueurs dénoncent les règles truquées du jeu qui se joue là.

    Etc etc ….

    Vous êtes un des joueurs de la table médiatique: mais ceux à côté de vous sont aussi vos ennemis, pas uniquement les gros joueurs détenant le Système. Ceux annonçant l’Apocalypse qu’elle soit financière ou mondiale. « Il n’y a de vérité que du tout » vous dites: phrase intéressante mais j’aimerai un jour vous voir l’expliquer un peu. Je crois qu’eux aussi ont une petite part de vérité pas si inutile que cela.

    Enfin, le Système, c’est la cascade d’alliance des joueurs dominants à ces différentes tables: intérêts communs, renvoie d’ascenseur, mariages … nous les appellerons l’élite. Le réel, lui, est nié: Après le TINA (There Is No Alternative) voici le « il n’y a pas de crise! » FED, grosses banques, média, entreprises, politiques dominants, tous le disent d’une seule et même voix: la situation va mieux, il n’y a pas de crise… Ils ont un plan pour se sauver eux, donc pour nous faire croire que la prochaine crise viendra d’ailleurs, d’un élément extérieur hors de leur responsabilité, ou sinon de nous (comme la culpabilisation des peuples pour leurs dettes nationales)

    Alors que d’autres voient des crises: financières (actions trop hautes), dettes, économiques (chômage de masse), migratoires, géo-politiques, sociétales (en France) … La question est: est-ce que cela peut durer éternellement ? Sommes nous dans la matrice ?

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    1. Votre synthèse est imagée. Elle est interessante. J’aimerai pouvoir m’y consacrer et y répondre point par point.

      Hélas ce n’est pas ma méthode de travail car je me refuse à gloser; ma méthode est journalistique en ce sens que je pars du réel constitué par l’actualité , je l’analyse, je l’intègre dans mon cadre de pensée, dans mon narrative , dans mon « livre » si vous preférez, et j’essaie à partir de là de lui donner sens dans l’ensemble, dans le Tout. Dans le fameux Tout » de jean Bodin qui est mon guide.

      Un jour je developperai cette notion et cette discipline du Tout, mais ce n’est pas le moment.Par petites touches cependant je l’expose et elle découle en suggestion de mes écrits.

      Vous touchez du doigt le Tout de façon caricaturale dans la théorie du Chaos, un battement d’aile de papillon peut déclencher une catastrophe, un sinistre, une guerre. Le fait que le chauffeur de l’archiduc Franz Ferdinand se soit trompé de route, ait fait un demi tour inopportun et permis que l’assassinat raté devienne un vrai assassinat réussi est un battement d’aile de papillon qui a debouché, par une chaine logique, organique, interne à la situation, a débouché sur la guerre mondiale.

      L’esprit analytique sépare, scinde et présente des facettes du réel et ce faisant il escamote le Tout, le sens, le mouvement historique de l’ensemble lui échappe. L’ENA est le lieu ou se transmet la science de l’analyse, de la séparation, qui permettent d ‘escamoter le Tout, les finalités, les causes, les agendas, les conséquences non voulues…

      Nous habitons un monde de signes, écrits, paroles, pensées, chiffres, marchés, etc en dernier ressort ce que nous appelons notre « moi », notre « je » est un ensemble de signes, un agencement de signes opéré en fonction de notre histoire, une combinatoire unique de signes dont nous réalisons l’unité par notre pratique de la vie. Les couches les plus ultimes de ce qui nous constitue sont un langage et structurées comme un langage. Notre inconscient est un langage et structuré comme tel avec les empreintes de notre histoire.. Donc à ce titre nous ne pouvons échapper à notre prison constituée de signes. Mais ces signes, l’agencement de ces signes, ces théories peuvent être plus ou moins efficaces dans leur façon de refleter la realité. Certes il y a toujours un biais qui fait que nous vivons dans un monde ou la connaissance est imparfaite, ce qui fait que la vérité n’est pas une donnée, une évidence mais un travail, un processus asymptotique pour s’en approcher. Mais la reference au Vrai et à la connaissance sont essentiels.

      Le monde moderne se caractérise par un franchissement, un saut: il dit puisque nous sommes toujours prisonniers, enfermés dans l’univers des signes, alors l’absolu n’existe pas, il n’y a pas d’en-soi, il n’y a pas de vérite, pas de réferent, et tout est relatif. Le monde moderne sépare l’ombre du corps il autonomise le monde des signes. Il tue Dieu ou le Grand Architecte ou le Symbolique. Et l’Etre Suprème de Saint Just est remplacé par l’homme (La Terreur) , pas n’importe quel homme, par le maître, par celui qui domine, par le Maître. Le monde moderne disjoint, c’est ainsi que fonctionne par exemple la Propagande. La Propagande c’est un univers de signes agencés de façon apparemment cohérente qui en réalité ne renvoie qu’au désir de celui qui manipule.

      La disjonction, le relativisme, l’idéologie moderniste, c’est un basculement qui prend une allure scientifique ou philosophique mais qui est dans son saut, dans sa séquence , idéologique. Ce saut nous fait entrer dans ce que j’appelle une sorte de névrose sociale ou le discours, le narrative ne refletent plus le réel, mais le réel tordu par la torsion, par le biais qu’y introduisent les dominants, ceux qui gèrent le discours social. Par construction on peut dire que ceux qui ont ainsi disjoint le discours de son sous jacent, le réel, par construction on peut dire qu’ils véhiculent une vision, une conception du monde conforme à leur interêt c’est à dire conforme à l’ordre social qui leur convient. Ils remplacent Dieu ou le Grand Architecte ou le Logos, ou le Verbe ou le Tout Puissant; et a ce titre ils imposent , fut-ce à leur insu un monde qui n’a plus de point d’ancrage, un monde qui est une bulle, un monde qui lévite, ou tout est possible car la parole névrotique est toute puissante.

      De tous temps, les maîtres se sont fait passer pour ceux qui detenaient le pouvoir de gérer les mystères, ce sont les sujets qui Savent.

      Cette parole du maitre, parole des dominants impose la croyance à leur toute puissance et nie la finitude, les limites. Il n’y a pas de limite à l’interieur de ce monde là.

      Et pour répondre à votre question finale, il n’y a pas de limite aux endettements, on peut toujours repousser, reculer les echéances. A condition de rester à l’intérieur de ce monde! Il faut rejeter les mécréants, les adeptes de Marine et de Mélenchon. Il faut continuer à prendre la pilule de Matrix. On peut le faire tant qu »il y a des gens qui acceptent le papier qui est sous hacent à toute dette, le papier monétaire, tant que les gens admettent que les dettes sont bonnes comme de la monnaie et sont money-like. La similitude entre le papier monnaie et la parole est frappante: on accepte le papier comme on accepte la parole et l’adage dit la parole est d ‘argent, c’est à dire promesse.. Mais ceci ne tient que si les money-like ne partent pas à la recherche de leur contrevaleur réelle en biens et services. Bref si on n’exige pas que les promesses soient tenues. Partir à la recherche de sa contrevaleur en biens et services c’est en termes techniques accélérer la vitesse de rotation de la monnaie, accélérer son usage. Si les money-like partaient à la recherche de leur contrevalaur, alors la rareté de ces biesn, leur caractère rare finiraient par ressortir et ce serait la Reconcialiation qui n’est rien d ‘autre que la démonstration, la reconnaissance de la rareté du monde. La Reconcialiation c’est l’opération par laquelle le monde réel dévoile le bluff du monde des signes, dénonce l’imposture des maitres et des dominants. Kant opérait une reconciliation dans son fameux dialogue sur l’argent et le crédit, il interrogeait: mais cet argent l’as tu dans ta bourse?

      Nous en revenons à mon pessimisme quotidien et à mon optimisme fondamental.

      Pessimisme quotidien car je pense que les maitres, les élites peuvent retarder la Réconciliation presqu’à l’infini et forcer les citoyens à rester dans le monde des signes: ces derniers prennent la pilule de Matrix chaque jour avec les médias, l’école, la pression sociale etc, ce ne sont pas les hommes, les politiciens, les Marine ou les Mélenchon qui sauront dévoiler leur bluff.

      Optimisme fondamental car on n’échappe pas à la Loi de la Rareté, à la Loi de la Valeur, aux Limites. C’est le Réel c’est la finitude qui se charge de dévoiler le bluff des maitres, et de montrer que « pour grands que soient les rois ils n’en sont pas moins hommes… »

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