Premier sondage sur l’incohérence et l’inconséquence des Français

Premier accroc pour l’exécutif. Selon un sondage Odoxa avec Dentsu Consulting pour LeFigaro et Franceinfo, une majorité de Français désapprouvent la direction donnée par le président dans son allocution devant le Congrès, réuni à Versailles lundi dernier, et par le premier ministre au Parlement, le lendemain, dans son discours de politique générale.

Ils sont 54 % à juger que le cap fixé par le chef de l’État n’améliorera pas la situation de la France. «C’est loin de l’écho positif rendu par les médias, après l’épisode du Congrès et du discours de politique générale, commente Gaël Sliman, président d’Odoxa. Ce n’est pas un rejet total, mais on observe que les Français sont circonspects et qu’ils ne sont pas convaincus par les choix de l’exécutif.»

Les sympathisants de gauche sont encore plus sévères avec Emmanuel Macron. 66 % d’entre eux considèrent que la vision du président n’est pas la bonne. «L’exécutif serait plus en phase avec la droite», analyse Gaël Sliman.

Une assemblée radicalement … non représentative

Concernant Édouard Philippe, le rejet est plus lourd que pour le chef de l’État. Près de six Français sur dix n’approuvent pas les réformes présentées mardi à l’Assemblée nationale.

Un chiffre qui va bien au-delà de l’opposition exprimée par les députés lors du vote de confiance. Seuls soixante-sept élus se sont prononcés contre le projet du chef du gouvernement.

Le fossé est bien plus profond entre les élus de gauche et leurs électeurs. Ainsi, 60 % des sympathisants du Parti socialiste auraient voté la défiance contre un peu plus de 16 % des députés PS. «Cela donne évidemment à réfléchir sur le caractère “représentatif” de l’Assemblée», remarque Gaël Sliman.

Qui est n’est pas contre le cancer?

Mais cet avis négatif ne concerne pas toutes les mesures que prévoit le chef du gouvernement. La réforme du bac et la hausse du prix du paquet de cigarettes suscitent une large adhésion. Plus précisément: six Français sur dix sont favorables à l’augmentation du prix du tabac. «C’est très intéressant pour le gouvernement, car c’est une mesure qui, au nom de la santé publique, permettra de renflouer les caisses de l’État», souligne Gaël Sliman.

C’est un non franc, en revanche, sur l’augmentation de la CSG. Les deux tiers des sondés y sont opposés. Ce serait un signe de fragilité de l’exécutif, selon le directeur d’Odoxa. «La plus importante promesse du président est l’amélioration de l’économie. Or, sur ce point, les Français ne sont pas convaincus», conclut Gaël Sliman.

Cet article est publié dans l’édition du Figaro du 07/07/2017. Accédez à sa version PDF en cliquant ici 

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