Pour comprendre la détresse

Normalement je ne diffuse pas de document de ce type, mais je fais une exception.

La souffrance et le désespoir  de ce qu’on peut appeler les « petits blancs » par référence aux années 30  de Caldwell ne doivent  pas rester abstraites ou intellectuelles, il faut les faire toucher du doigt.

Il faut agiter les mêmes sentiments que ceux qui sont agités par les manipulateurs d’en face.  Il faut faire pleurer, il faut susciter l’indignation et la révolte.

Décortiquer des idées ne suffit pas.

J’ai été témoin, personnellement, de situations de ce genre et c’est pour cela que je ne pose pas la question de savoir si celle ci est bien authentique, je sais qu’elle est représentative, symbolique, exemplaire.

Les élites n’aiment plus le peuple depuis la chute du communisme. Il a tous les vices, il est méprisable. Le peuple n’est plus porteur d’avenir, non il est l’archaïque, le ringard, la lie.

Les élites reportent leur empathie et leur sollicitude sur les Autres, les marginaux, les migrants, les remplaçants, sur ce qui est lointain. La misère et le malheur proches les dégoûtent, les rebutent; elles ne supportent pas le contact.

Nos prolos, les nôtres,  sont les nouveaux damnés de la terre, ils ne font plus recette; les autres , ceux qui les ont remplacés sont des sauveurs, les rédempteurs des bonnes consciences bobos .

Un pauvre exotique est bien plus à plaindre qu’un pauvre chez soi n’est ce pas?

Avant, le Parti Communiste lavait plus blanc , il anoblissait le peuple car il l’engrossait de la mission révolutionnaire pour satisfaire la névrose des intellectuels.

Le peuple était le fer de lance qui masquait l’impuissance de ces intellectuels branleurs. Il était honorable.

Maintenant que le peuple est passé de l’autre côté, du coté du Front National, la machine politique ne lave plus plus blanc, elle salit. Elle remue l’eau des égouts et des dégoûts.

Le discours politique était censé élever quand il était  Coco, il est censé salir et rabaisser  quand il est Front, …car National.

Rousseau, le Jean Jacques, n’aimait pas les  pauvres parce qu’ils lui rappelaient quelque chose de lui même, il craignait d’avoir quelque chose de commun avec eux, il n’aimait pas ressentir de l’empathie, cela le troublait, le salissait. Avec les pauvres exotiques, on n’a pas ce problème.

Les élites aiment ce qui est distancié, au moins cela ne menace pas, cela ne salit pas, on peut conserver son mode de vie, on peut  consommer la misère du pauvre d’ailleurs, du pauvre distancié, comme un spectacle.

J’en arrive à me demander si pour comprendre la détresse de certaines populations françaises, il ne faut pas d’abord commencer par mépriser et hair les bobos. C’est peut être un bon début!

C’est pour sa  valeur exemplaire qu’il faut  prendre ce témoignage.

 

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