Moscovici : gouverner c’est faire le contraire de ce que le peuple veut

Les propos politiques doivent être traduits car ils utilisent la langue de bois, le langage des élites, « l’establishment language ». Les élites détiennent la vérité, elles savent, ce sont les sujets supposés savoir, les maîtres. Elles font autorité.

Depuis la crise elles se sont trompées sur tout, absolument tout, sous la conduite des Allemands et de la Commission, en particulier sur l’austérité et  le traitement des crises italiennes et grecques. Et encore nous ne parlons pas de ce qui les dépasse, la géopolitique .

Elles ont fabriqué une Euro bancal une construction européenne branlante qui dresse les peuples les uns contre les autres à tel point que la Grande Bretagne a du la quitter,  elles ont produit la crise de la dette, fabriqué la crise de l’euro, puis elles ont imposé l’austérité qu’elles renient maintenant sans admettre que c’était une erreur, elles remplacent maintenant l’austérité qui a échoué par des réformes régressives, etc etc; ce sont des nuls.

Le peuple dans sa sagesse simpliste sait mieux que les élites  ce qui est bon à long terme, ce qui est souhaitable, ce qui est  susceptible de consensus et d ‘union nationale, mais voila le mythe de l’infaillibilité des élites à la vie dure car il est entretenu par les  complices médiacrates.

L’ennui c’est que le peuple peut être trompé, en particulier lors des élections: il ne peut démeler le vrai du faux sur le court terme et il lui faut du temps pour se corriger. De même sur les images , il tombe dans les pièges des fausses constructions.  Mais avec le recul, le peuple voit clair!

Moscovici est l’un des plus nuls , ancien stipendié de l’industrie automobile, toute sa carrière  prouve son manque de jugement, y compris son choix arrriviste de pédaler lamentablement derrière le DSK de sinistre mémoire.

« Affronter l’impopularité », cela se traduit : faire le contraire  de ce que le peuple veut. Le peuple veut la prospérité pas la régression et de puis le début des années 70 les élites lui disent: c’est toujours pour demain , sacrifiez vous.

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a salué lundi la volonté affichée par le président français Emmanuel Macron de ramener le déficit sous la barre des 3%,estimant que « gouverner » impliquait aussi d’affronter l’impopularité ».

« Il y a une volonté. Emmanuel Macron est volontaire », a estimé sur France Inter M. Moscovici, interrogé sur l’attitude du chef de l’Etat, dont la popularité a fortement baissé, sur fond de polémique sur les coupes budgétaires annoncées par l’exécutif.

« Emmanuel Macron a une ambition, c’est d’être leader en Europe. Pour être leader en Europe, il faut être exemplaire chez soi », a conclu l’ancien ministre de François Hollande, invitant le gouvernement à mettre en oeuvre des « réformes structurelles ». Remarquez au passazge l’escamotage de la question de la légitimité en France!  Normal, la légitimité, pour les élites, n’est pas exigée, elle est faculatative, ce qui compte c’est d’être adoubé par les maîtres européens et les  kleptocrates.

« Gouverner, c’est compliqué. Gouverner, c’est aussi affronter l’impopularité, et la manière dont on affronte l’impopularité est aussi le signe de ce qu’un homme d’Etat est capable de faire », a-t-il poursuivi. Peut être Moscovici pourrait il dépasser un peu le bout de son nez et voir que la posture hypercactive de Macron et l’étalage de sa pseudo autorité auto-reconnue, ne sont pas les meilleurs moyesn d’obtenir l’adhésion et le respect.

Le gouvernement a annoncé début juillet 4,5 milliards d’économies d’ici la fin de l’année, puis 20 milliards d’euros de baisse des dépenses publiques en 2018, afin de ramener le déficit sous la barre des 3% du Produit intérieur brut (PIB).

En Prime Le début de la chute: un record 

https://maximetandonnet.wordpress.com/

Le président de la République connaît une chute record de sa popularité (-10%), de 62% à 52% en un mois selon VSD, c’est-à-dire encore plus forte et plus spectaculaire que celle de tous les anciens chefs de l’Etat avant lui.

Hollande affirme que le phénomène est « inévitable ». Pour la plupart des commentateurs, les choses sont « normales ».

A mes yeux, cette banalisation est au contraire inacceptable.  Elle marque le début d’une débâcle déjà annoncée depuis déjà longtemps. Elle est le signe d’un monstrueux dévoiement des institutions de la République, qui s’accélère de décennie en décennie et précipite la vie politique dans un abîme d’impuissance.

Le chef de l’Etat est en principe élu par le peuple sur un acte de confiance et d’adhésion. Il est l’homme du destin. Dès lors que la confiance s’effondre juste après avoir été accordée, les Français sont victimes d’un dol comme disent les juristes.

En principe, le rôle du président est d’incarner le pays, son avenir, sa grandeur, son prestige international, sa sécurité, son destin, dans un esprit d’unité, de sagesse et de vision, de lui donner un cap. C’est cela un chef de l’Etat et rien d’autre. Son premier devoir est d’être populaire, c’est-à-dire reconnu et source d’estime et de confiance.

Un président malaimé, voire rejeté par le peuple est le signe d’une rupture de la confiance. Il revient en revanche au Premier ministre et à son gouvernement de définir, d’exprimer, de mettre en oeuvre et d’assumer une politique, donc l’impopularité, avec le soutien et sous le contrôle de l’Assemblée nationale. D’où la distinction entre les fonctions de chef de l’Etat et de Premier ministre ou de gouvernement, vitale pour le bon fonctionnement de la politique nationale.

Mais tout se mélange, tout se confond dans le grand faisceau d’une surexposition médiatique et un étrange courant de bêtise et d’inculture politique notamment dans les plus hautes sphères de l’Etat.

Le régime de culte de la personnalité dont la France s’enivre, la France médiatique, politique, élitiste, cette idée qu’un reflet médiatique, l’image du visage d’un homme concentre à elle seule l’ensemble de la responsabilité publique est la porte ouverte vers l’impuissance, l’humiliation et la déchéance. Elle a l’avantage de  la facilité, de la simplicité, mais relève de la plus totale illusion: dans nos société complexe, un seul homme ne maîtrise presque rien. Elle donne l’illusion de l’autorité et de l’efficacité.  Mensonge grossier et vulgaire: en précipitant le visage, censé incarner le pouvoir, dans un abîme d’impopularité (censé être responsable de tout), elle condamne la politique française à la défiance, au dégoût, au rejet populaire, donc inévitablement à la crise d’autorité et de confiance et au gouffre de l’échec permanent.

Le même passage de l’idolâtrie hébétée au statut de bouc émissaire national se reproduit, de présidence en présidence, désastreux pour le moral des Français et l’autorité de l’Etat, dans l’aveuglement général… Une lueur de lucidité peut-elle un jour jaillir de quelque part?

Maxime TANDONNET

Sondage IFOP

Avec 54% de Français satisfaits, la cote de popularité d’Emmanuel Macron a perdu dix points au mois de juillet, selon un sondage Ifop paru le 23 juillet dans le Journal du Dimanche (JDD).

C’est la plus forte baisse de popularité d’un président depuis Jacques Chirac, qui avait perdu 15 points entre mai et juillet 1995.

Le Premier ministre Édouard Philippe connaît lui aussi une forte baisse de sa popularité, puisqu’il enregistre un reflux de huit points sur la même période, passant de 64% à 56% de satisfaits.

Pour le président Macron, 47% des sondés se disent « plutôt satisfaits (54% en juin) et 7% sont « très satisfaits » (10% en juin).

Simultanément, le total des mécontents passe de 35% à 43% de juin à juillet, se répartissant entre « très mécontents » (15% en juillet, contre 12% en juin) et « plutôt mécontents » (de 23% à 28%). 3% des sondés ne se prononcent pas contre 1% le mois dernier.

 Pour le chef du gouvernement Édouard Philippe, 52% des sondés se montrent « plutôt satisfaits » (59% un mois plus tôt) et 4% se disent « très satisfaits » (-1%). Chez les mécontents, 27% se disent « plutôt mécontents (+3%) et 10% « très mécontents » (+2%). Le taux des personnes interrogées ne se prononçant pas passe de 4% à 7%.

En juillet 2012, la cote de popularité de François Hollande s’établissait à 56%.

L’enquête a été réalisée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 1947 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas du 17 au 22 juillet par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone.

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