Migrants, le désenchantement sur le terrain…

 

L’accueil des migrants dans son principe n’est guère criticable… à condition qu’il soit limité et que l’on respecte les capacités de tolérance de la population et les capacités d’intégration.

Les problèmes commencent quand le phénomène prend des allures d’invasion, de conquête et que les pouvoirs publics, au lieu de traiter ce problème prefèrent la facilité qui consiste à insulter leur peuple, à le traiter de raciste, à diaboliser ceux qui manifestent contre les excès les plus visibles.

L’origine de la  rebellion des peuples est double, elle est d’un côté contre l’excès de l’accueil et de l’autre contre le comportement des élites qui au lieu de se mettre à l’écoute du petit peuple de souche préfèrent le stigmatiser.  Le peuple se sent rejeté, traité comme un moins que rien et ceci s’alimente de l’injustice qui s’étale au grand jour: on dorlote les migrants , mais on laisse s’enfoncer dans la mière la population de souche défavorisée. Le peuple sent que les élits ne l’aiment pas.

Comme l’a dit justement un ancien ministre français qui s’est fait  reprimander; « un peu c’est bien, mais trop c’est trop! » Merkel l’a compris qui, hypocrite a renversé  sa politique sans changer son discours.

Les classes moyennes sentent bien qu’il y a conspiration, et elles se  rallient aux interprétations du type « politique de remplacisme ». On remplace sciemment la population d’origine indocile pour des raisons géopolitiques et surtout économiques. Les marchands du temple veulent de la main d’oeuvre bon marché, de la demande pour leurs produits et services et peu importe que cela soit fait au détriment de la population de souche. Et puis il est evident que la question démographique est lancinante, chacun constate , même sans, avoir d’a priori, la fécondité des africains et les abus du pillage de la redistribution!

En 2015, les Allemands se déplaçaient en masse pour accueillir les centaines de milliers de migrants affluant dans les gares et les associations du pays, tandis qu’Angela Merkel proclamait: « Nous y arriverons ».

Un an plus tard encore, c’est un film optimiste en diable sur le sujet intitulé « Bienvenue chez les Hartmann », happy end à la clé, qui enregistrait le record de l’année au cinéma, avec près de 4 millions d’entrées.

Deux ans plus tard, l’euphorie et les bonnes intentions des débuts ont fait place à davantage de tiraillements et d’interrogations au sein de la société allemande: ils se reflètent à l’écran avec la diffusion jeudi soir du film « Club Europa » sur la grande chaine publique allemande ZDF.

un film plus réaliste par une bien pensante

Au début, le ton du film est léger, tout se passe bien entre les trois jeunes berlinois et Samuel, originaire du Cameroun. Ses colocataires lui font découvrir les soirées techno berlinoises et les vertus du couteau économe, lui expliquant qu’il est désormais « au pays de la Kartoffel (pomme de terre) »

Mais la bonne expérience tourne court lorsque la demande d’asile de Samuel est rejetée. Les trois jeunes adultes doivent alors décider s’ils continuent d’accueillir le jeune homme en situation illégale.

Une des colocataires craint de perdre son travail. Finalement, les trois autres demanderont au réfugié camerounais de partir.

« Club Europa » est le premier long-métrage de fiction de Franziska Hoenisch, 32 ans, pour lequel elle a été primée en Allemagne.

La jeune femme a commencé à travailler sur le projet en 2014. Il a évolué ensuite avec la crise des réfugiés.

La réalisatrice se concentre sur les gens de son âge, représentée par le personnage principal de Martha. Elle les perçoit comme pleine de bonnes intentions, mais peu disposés à sortir de leur zone de confort.

« Les gens de ma génération parlent beaucoup, nous voulons être politiquement corrects et être impliqués, mais au fond, nous n’agissons pas vraiment », explique-t-elle à l’AFP.

Pas question donc d’éluder les contradictions de la société allemande. « Nous ne voulions pas proposer une histoire qui conforte le spectateur dans l’idée que tout va bien », dit la réalisatrice.
L’engouement de la population allemande pour les migrants est plus qu’émoussé. . Plus d’un million d’entre eux sont arrivés dans le pays depuis 2015, un record.

De plusieurs centaines par mois au plus fort de la crise, le nombre de propositions d’accueil est désormais descendu à une quinzaine par mois, selon Mareike Geiling. Le nombre de migrants a nettement reflué lui aussi, mais cela n’explique pas tout.


« Avant les gens étaient ouverts à tout type de personnes. Maintenant, ils sont de plus en plus pointilleux, parfois même racistes », en ne souhaitant accueillir que des femmes ou des chrétiens, dit-elle.

Désormais le débat général en Allemagne est dominé par les interrogations sur la capacité du pays à intégrer les migrants arrivant de cultures différentes.

Si la droite  anti-immigrés a reflué dans le pays en raison de la modération des flux , le parti de  Merkel fait de cette question un thème de campagne en vue des législatives de septembre. L’afflux de 2015 « ne se reproduira pas », promet-il.

« Les choses ont totalement changé. Nous avions une vraie culture de l’accueil en 2015, cela n’existe plus aujourd’hui », assure Mareike Geiling. Sur le terrain, le nombre de volontaires a diminué dans l’association, passant de plusieurs centaines en 2015 à une soixantaine.

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Une réflexion sur “Migrants, le désenchantement sur le terrain…

  1. J’ai trouvé dans des cartons de livres qui partaient à la décharge des tas de livres la semaine dernière, l’un d’eux traite de la question des Habsbourg et de la société cosmopolite dans ses premières pages, c’est une traduction intégrale de 1934, quand on connait la suite, on ne peut pas penser que le monde restera en paix bien longtemps…

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