Les bavures, les erreurs, Macron sur la mauvaise pente

Macron connaît une forte chute de popularité. Dans le FT Munchau qui ne l’aime guère écrit que la bulle Macron se dégonfle et qu’il n’est gère plus populaire que Trump! . Hollande, Moscovici viennent à son secours pour  banaliser cette chute et affirmer que le phénomène est normal.

Elle est à la fois normale et exceptionnelle.

L’ennui est qu’elle est forte sinon spectaculaire. Le comble de la bêtise, mais c’est coutume chez celui-ci, a été le propos de Moscovici qui a osé soutenir que c’était la tache du Président que d’être impopulaire! Moscovici a parlé comme un simplet de type Gattaz. Non Monsieur Moscovici un président doit être populaire, à la rigueur, à la grande rigueur c’est son Premier Ministre qui doit être impopulaire, pas lui!

Nous affirmons que Macron  a été élu sur une construction artificielle, sur un costume qu’on lui a taillé après avoir manipulé les attentes des Français: on a créé une demande bidon, articulée autour de mots clefs publicitaires,  demande qu’il est venu combler. Puis on a construit une image trop belle, trop attrappe-tout,  pour être vraie. C’est en cela qu’il est une bulle, du vent sans consistance . On a escamoté le sens, la signification politique de son positionnement. Enfin, on a présenté sa popularité et son Mouvement comme des mouvements de fond alors qu’il s’agissait de la mise en oeuvre et en scène  de simples techniques modernes de racolage du type « amis » de Facebook! Ou pire de constructions du type hit parades en bois des radios.

Nous avons souligné que le vote à 65% ne recouvrait ni adhésion ni confiance. Macron était sur-acheté, il sera selon toute vraisemblance un jour sur-vendu.

Nous avons même utilisé en son temps le terme de dol, de viol du consentement car c’est ainsi que nous avons interprété l’engouement rapporté et monté en épingle par les enquêtes dites d’opinion, mais en réalité enquêtes  sur le simple feed back et  la mesure de l’efficacité des manipulations.

La promotion et l’élection de Macron sont des opérations d’ingénierie sociale.

Ce n’est pas pour cela qu’il ne peut pas, dans un second temps, après une période de mue et un processus de vérité, se révéler un bon chef d’état.  C’est la raison pour laquelle nous écrivons peu sur la politique française en ce moment: ce qui se passe au début du mandat n’est pas obligatoirement significatif, il faut laisser le temps au temps de forcer l’image et le convenu. Hollande n’était pas l’homme qui a été élu en 2012, Macron n’est pas la construction nous a été présentée en 2017. Ce n’est pas tout à fait le bénéfice du doute, mais cela y ressemble un peu. C’est le bénéfice du temps plus que du doute.

L’ennui est que tout cela augure mal de l’avenir et en particulier  du soutien dont il pourra bénéficier lorsque la grande question de la réforme du code du travail va être posée à la rentrée. Aborder cette échéance en  position de faiblesse serait dramatique. La nationalisation de STX intervenue en phase de faiblesse de Macron laisse mal augurer de ses nerfs. L’opération STX est un désaveu des principes européen, un camouflet à l’Italie  et une entorse au crédo libéral fondé sur l’efficacité qu’il avait tenté de faire passer. On revient aux exceptions françaises… déja. Ne vous y trompez pas, nous ne prenons pas partie, nous soulignons les contradictions, les incohérences. Souvenez vous d’Alstom!

Cette chute de popularité ne va pas être sans conséquence sur les relation de Macron avec ses partenaires européens:  ils vont être obligés de constater  que Macron n’a de mandat pour rien et en particulier,  pas pour aller plus loin dans l’approfondissement de la construction européenne. la méfiance, de gens comme Schauble, par exemple, va revenir. 

De toutes façons la banalisation de la chute de Macron de son piedestal , n’est pas insignifiante: elle témoigne de quelque chsoe, qui n’est pas très reluisant: à peine élus les Présidents Français sont désavoués. La fonction est dévalorisée, elle a du plomb dans l’aile, elle ne résiste guère à l’épreuve de réalité.  On aime le candidat, on déteste rapidement le Chef de l’Etat.

Cela nous apprend quelque chose sur le processus de sélection défaillant des leaders politiques, sur l’exercice inadapté de la fonction,  sur la pratique de cette fonction et bien sur beaucoup sur l’inconséquence des Français. Macron a beau avoir pratiqué l’alternance simultanée en invitant l’opposition à dominer son gouvernement, il n’a pas réussi à unifier et réunir les Français. Ces derniers le quittent encore plus vite qu’ils ont quitté ses prédécesseurs. Les Français ne sont pas derrière lui!  Nous sommes loin des deux Français sur trois dont certains avaient parlé.

Et encore faut bien voir qu’il a  beaucoup de chances: la conjoncture est bonne, nous connaissons une petite reprise économique qui produit du grain à moudre et met de l’huile dans les rouages sociaux. Pour parler vulgairement, il y a un peu de gras.

Il n’est pas utile de lister les erreurs de celui qui nous a été présenté comme intelligent, comme une super élite. Il s’est sur-exposé, s’est mis en avant comme un vulgaire Sarkozy, il a tenté d’affirmer une autorité déplacée, bref il est tombé dans le piège de la sur ou de l’hyper-présidentialisation. Il s’est affiché comme hyper-actif diplomatique. Il a fait comme l’Italien Renzi, il a commencé par la politique au lieu de commencer par l’économique. En clair, il a sur-joué. A surjouer, on indispose et les moindres erreurs sont gonflées.

Nous interprétons tout cela  comme la manifestation d’un doute personnel, psychologique sur sa légitimité; il a voulu prouver quelque chose au public ne comprenant pas que celui ci ne lui demandait rien et qu’en fait lui, Macron ne faisait que répondre à un doute interne. Il a voulu se prouver quelque chose, se rassurer.

Ces derniers jours Macron passe le blâme à son personnel, à ses ministres, à ses députés, à son parti, LREM. C’était prévisible, et c’est la mauvaise pente. Le Figaro produit un article informatif assez prudent sur le sujet mais plein de venin. Cet article a fait le tour de la place. Et le tour des capitales aussi d’ailleurs. Il critique, admoneste et multiplie les recommandations. Le responsable de la chute ce n’est pas lui, ce sont les autres;  aller dans cette voie, c’est le meilleur moyen de perdre des supporters déjà désenchantés. Après avoir fait cette erreur avec le général de Villiers, il recommence avec ses collaborateurs, au sens de Sarkozy, ses soutiens ,  ses  supporters et ses élus. On verra si la réaction de l’opinion est aussi négative qu’elle l’ été avec l’affaire de Villiers.

L’article du Figaro:

Le président veut changer le fonctionnement de son dispositif. Il tire les conséquences des récentes polémiques et de sa baisse dans les sondages.

Voilà un signe qui ne trompe pas. Depuis quelques jours, le président multiplie les recommandations, qui sonnent comme des mises au point.

Un jour, il demande à son gouvernement d’«anticiper» et de «donner du sens» aux décisions afin qu’elles soient comprises des «concitoyens», un autre, il s’adresse aux ministres les moins expérimentés pour leur demander de corriger le tir. «C’est du pipi de chat (*mise à jour du 01/08/2017: l’Élysée dément l’emploi de cette expression, ndlr), ce qui me remonte actuellement dans certaines de vos notes, a ainsi lancé le chef de l’État, lors du Conseil des ministres du 12 juillet. Ne vous laissez pas enfermer dans le confort des documents rédigés par vos administrations. Certes, cela peut vous paraître sympathique et confortable de vous placer entre leurs mains. Mais vous verrez, dans six mois, si vous continuez, vous aurez disparu.» La technocratie est devenue la bête noire de l’ancien secrétaire général de l’Élysée…

«Il n’y a pas de stratégie, tous les changements en son sein sont renvoyés à l’automne.»

Un pilier de l’équipe

Après un début d’été où son image s’est écornée – comme en témoigne le baromètre de confiance de l’institut Harris Interactive dans lequel il perd 8 points en juillet -, Emmanuel Macron a choisi de reprendre le gouvernail. Comme l’a révélé Le Monde, il a reçu son premier cercle (Richard Ferrand, Christophe Castaner, Julien Denormandie, Arnaud Leroy, François Patriat…) à l’Élysée, le 26 juillet. Une des principales questions abordées, lors de ce conclave, a été celle du fonctionnement de La République en marche (LREM). Comment faire vivre ce mouvement, fort de 370.000 membres? «Il n’y a pas de stratégie, tous les changements en son sein sont renvoyés à l’automne, déplore un pilier de l’équipe qui a conquis le pouvoir. Les marcheurs ont été sollicités pour faire deux campagnes, puis on les a laissés seuls, dans la nature.»

En petit comité, Emmanuel Macron a donc insisté pour que les ministres et les élus alimentent en informations les adhérents, afin que ceux-ci deviennent des «relais d’opinion». Un nouveau siège pour LREM sera choisi avant le 14 septembre, date à laquelle le bail actuel se termine. «Il faudra trouver un lieu ouvert et attractif et faire en sorte qu’il y ait plus de fluidité dans les modes opératoires du parti», indique la sénatrice Bariza Khiari, membre du conseil d’administration de LREM. Par ailleurs, le président espère tourner rapidement la page des statuts du parti alors que les adhérents avaient jusqu’à dimanche pour se prononcer par voie électronique. En effet, des collectifs de marcheurs ont contesté ces statuts, allant jusqu’à déposer un recours en justice.

C’est toutefois à l’Assemblée que les dysfonctionnements sont les plus importants. Le chef de l’État a demandé au président du groupe majoritaire Richard Ferrand, pourtant affaibli par un début de contestation interne, de renforcer la formation des nouveaux parlementaires. «Il y a une courbe d’apprentissage normale, mais il faut maintenant resserrer les lignes», reconnaît-on à Matignon. Emmanuel Macron a également demandé que les responsables qui se révèlent défaillants soient remplacés. Dans le collimateur: certains vice-présidents, dépassés par la technicité de la conduite des débats et par les manœuvres de l’opposition.

Changement de communication

Le calendrier législatif a également été modifié. Le projet de loi sur «le droit à l’erreur», qui doit instiller une nouvelle culture de la part de l’administration (moins de sanctions automatiques et la reconnaissance de la bonne foi des citoyens), a été reporté. Le président estime que le texte n’était pas assez musclé, qu’il manque «de souffle». Résultat, il est remis sur le chantier pendant «un ou deux mois».

«Gardons un regard critique sur ce que nous faisons. Si quelque chose ne va pas, n’oublions pas que rien n’est gravé dans le marbre.»

Emmanuel Macron

Même la communication du président n’échappe pas à ce passage en revue. Après une phase où l’image dominait sur les mots, où les symboles étaient plus recherchés que les explications, voilà que la présidence, confrontée à la montée des premiers mécontentements, assouplit ses méthodes. Certains conseillers, naguère ultradiscrets, s’expriment plus souvent pour donner des décryptages hors micro. Plus frappant: le conseiller politique du chef de l’État, Stéphane Séjourné, n’a pas hésité à s’exprimer sur Twitter. Le 27 juillet, il s’est fendu d’un commentaire sur cette «opposition qui teste la résistance de la majorité en multipliant les incidents de séance, technique bien connue de la politique à l’ancienne…». Inimaginable il y a encore quelques semaines…

Enfin, une réflexion est en cours pour revoir les manières de procéder pour rendre publiques les annonces gouvernementales. L’interview du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, le 11 juillet, dans Le Parisien, où une litanie de coupes budgétaires a été mise sur la table, abruptement, sans accompagnement par les ministres concernés, est désormais considérée par l’exécutif comme un contre-exemple de ce qu’il faudra faire à l’avenir. Comme aime à le répéter Emmanuel Macron à ses collaborateurs: «Gardons un regard critique sur ce que nous faisons. Si quelque chose ne va pas, n’oublions pas que rien n’est gravé dans le marbre.»

En Prime

chute en particulier chez les sympthisants du centre et de la droite

Les mauvaises nouvelles s’amoncellent pour le président de la République. Après les nombreux couacs qui se sont succédé tout au long du mois de juillet, c’est la cote de popularité du nouveau locataire de l’Elysée qui continue de s’effriter.

Edouard Philippe ne fait pas mieux

Selon le baromètre YouGov du mois d’août, publié jeudi 3 août par le HuffPost et CNews,  Macron perd 7 points d’opinions favorables, passant de 43 à 36 %. Le Premier ministre ne fait guère mieux, voyant sa cote baisser de 2 points pour s’établir à 37 % de satisfaits chez les Français, un petit point de plus que le chef de l’exécutif.

 

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4 réflexions sur “Les bavures, les erreurs, Macron sur la mauvaise pente

  1. Ils ont oublié le service après -vente 😅
    Attali ne se faisait pas d’illusion  » et je connais le nom de celle qui sera élue présidente en 2022″..,
    Après recoupements, c’est Christine Lagarde.
    Vous faites une très bonne analyse , seul point qui nécessite réflexion : le Cema était condamné bien avant sa réunion Macron/ministres et sa Declaration devant la Commission
    Macron decapite l’armée
    Pourquoi ?
    1- des types à sa botte et que rien ne dépasse
    Ça, c’est ce qui est visible
    2- il ne tient pas à une armée nationale, il va externaliser
    Appel à des milices privées style Academi , ex -Blackwater
    On peut comprendre, en cas d’intervention contre la population , il risque un putsch avec une armée française , pas avec une armée de mercenaires.
    Notre armée va se muer en force d’occupation à ajouter aux bases de l’OTAN (réouvertes par Hollande décembre 2016) , à Gladio et diverses autres milices.
    Il a agi très habilement en sabrant dans le budget, il a joué sur la réaction du Cema, il a gagné.
    Interrogation sur la semantique : le ministère de La Défense est devenu le ministère des Armées
    Ça donne à réfléchir
    Le reste est du bavardage , le Cema s’est illustré en Serbie contre nos frères orthodoxes , en Afrique contre les populations, en Syrie, Irak, Lybie, Afghanistan
    Homme sans honneur qui s’est conduit comme un mercenaire , un tueur gagé, un second couteau
    L’armée est au service du peuple, pas des régimes en place.
    Nauséabond , le suivant également , evidemment

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    1. Excellente analyse idem pour le texte d’origine.
      Cela va dans le sens de l’article d’Eric Verhaeghe.
      « le ministère de La Défense est devenu le ministère des Armées
      Ça donne à réfléchir»
      Je me suis posé la même question, la raison ne peut être que belliciste, et est une transition avant le ministère de la Guerre façon Camp des Saints.

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    2. Du calme Janvier.
      Nous sommes sur un blog qui tend à la vérité du tout, aussi pourrions-nous profiter d’ une petite mise au point technique, que j’ estime être à même de vous fournir, après 10 ans à bourlinguer dont 5 dans le privé. D’ ailleurs je serai demain à la petite fête privée en l’ honneur de Nicholas Warden (cherchez sur google).
      Il y a un pas gigantesque à franchir, entre la situation actuelle, et une sous-traitance de type mercenariat au sens propre.
      Même aux USA… les entreprises que vous citez sont confinées à des tâches défensives pour des fonctions logistiques. Le cas extrême, la protection des agents de la CIA par les opérateurs du GRS, illustré dans le film Benghazi, n’ est pas vraiment privé, si vous considérez les critères de sélection et les exigences du « client », il s’ agit, en pratique, d’ une sorte d’ « armée bis » parfaitement sous contrôle.
      Il y a des exceptions, entendez par là des missions offensives privées, et j’ ai eu l’ immense plaisir d’ en faire partie. Mais c’ est l’ exception de l’ exception. Et dans mon cas le but n’ était même pas politique, cela s’ intégrait à…. la protection de la nature. Et au final… il s’ agit plus de « former par la pratique » / « application des connaissances apprises à l’ instruction », que d’ engager une troupe purement externe et hors de contrôle.
      Maintenant pour le cas français… l’ engagement d’ une entreprise américaine, ou anglaise pour remplacer l’ armée, serait une énormité politique qui ne passerait pas. Le public français a beau se faire « enfiler » de manière de plus en plus obscène, on est encore loin d’ un scandale pareil.
      Quant à avoir en France des entreprises capables de fournir ce service… je me gausse. Pas pour des raisons de compétences techniques, mais pour des raisons de sens des affaires. Comparez GEOS à Academi, vous verrez rapidement qu’ il s’ agit de deux univers différents. Tout simplement aucune entreprise française n’ est prête à fournir un service à grande échelle, les entreprises françaises, c’ est du petit artisanat de voleurs de pommes.
      Ne fantasmez pas trop sur d’ obscures missions secrètes confiées à des civils « pour pouvoir nier toute implication »… quand ça doit être fait, pour de bon, on paie des bandits locaux. Quand ça doit être fait militairement, il y a des troupes pour ça, et ce sont des choses bien trop sensibles pour être confiées à des entreprises (qui par définition ne travaillent que pour le profit maximum en rognant sur toutes les dépenses).
      La vérité est que la sous-traitance militaire, ça ne sert qu’ à perdre de l’ argent à court terme pour en économiser à long terme, entendez par là, privatiser les plus basses besognes (logistique, sécurité statique, transport…) le temps d’ un conflit, pour éviter de se retrouver en temps de paix avec des dizaines de milliers de militaires qui ne servent plus à rien et qu’ il faut garder jusqu’ en fin de contrat.

      Je vous rejoins sur l’ utilisation de l’ armée française ces dernières années. Beaucoup de choses à dire, zéro cohérence, des alliés plus que douteux…. mais est-ce le niveau de décision d’ un CEMA ?
      « Contre les popultions en Afrique »…. développez ? Vu de vos yeux ? J’ en serais fort étonné.
      Malgré quelques actions honteuses en Syrie et autres, les armées françaises restent tout de même au service de la France de par le globe. Un CEMA qui fait bien son travail peut être fier.

      Tactical Regards,

      RV

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  2. « …les armées françaises restent tout de même au service de la France »
    Faux !
    Depuis Mitterrand l’armée est au service des délices des présidents, et même, on a vu
    ce génie mitterrandien, Hollande livrer l’armée comme auxiliaire à l’axe l’Israël-Saud
    sans que cela se fasse une ride.

    L’Armée Française est la Nation.
    La Nation est l’Armée Française.

    Détourner la puissance française est de haute trahison.

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