Trump de retour en Afghanistan; toujours « plus » de tout ce qui a échoué, c’est la règle de nos gouvernants, le double down!

Trump a tweeté en 2012 puis 2013 tout le mal qu’il pensait de l’engagement en Afghanistan. Il a fort justement relevé l’impasse et l’échec américain. Pour lui la seule solution était de plier bagages.

Mais la situation s’est aggravée, Daesh s’implante en Aghanistan et vient rivaliser avec Al Qaeda, et puis les Russes parlent/flirtent  avec les Talibans, l’ex président Karzai est du coté des Russes … résultat l’imbroglio est de plus en plus complexe, les noeuds sont de plus en plus serrés.

Après 750 milliards de dollars d’intervention sans résultats aucun, il faut faire plus, ce que va faire Trump.

Nous l’avons écrit et réécrit, cet homme accomplit sa seule vraie mission, une mission de destruction, c’est un baltringue. C’est d’ailleurs la mission des populistes en général, non pas reconstruire, mais détruire, achever la décomposition.

Les observateurs analysent la situation classiquement , c’est à dire que selon eux Trump fait le lit du retour des démocrates, non c’est une erreur, Trump détruit l’alternative populiste, nationaliste, conservatrice de droite , il achève la dislocation, la destruction largement entamée par les autres: c’est tout le corps social américain qui se délite. C’était sa mission objective , il la réalise, dans sa négativité. Trump achève de détruire le bipartisme tel que nous l’avons connu, il deconsidère ce système de contrôle des populations.

« Le président américain Donald Trump a exclu lundi tout retrait des Etats-Unis d’Afghanistan, ouvrant la porte à l’envoi de soldats supplémentaires et accentuant la pression sur le Pakistan accusé d’être un repaire pour « des agents du chaos ».

Les talibans n’ont pas perdu de temps pour réagir à cette annonce et promettre un « nouveau cimetière » aux Américains s’ils s’obstinent à rester dans le pays.

« Tant qu’il y aura un seul soldat américain sur notre sol, et qu’ils continuent à nous imposer la guerre, nous continuerons notre jihad », ont-ils menacé. Ils ont par ailleurs revendiqué un tir de roquette ayant visé l’ambassade américaine à Kaboul tard lundi.

S’exprimant de manière solennelle dans un discours d’une vingtaine de minutes,  Trump a martelé sa conviction qu’un retrait précipité d’Afghanistan créerait un vide qui profiterait aux « terroristes », d’Al-Qaïda comme du groupe Etat islamique.  Il n’a toutefois donné aucun chiffre sur le niveau des troupes ou aucune échéance dans le temps, jugeant que c’était « contre-productif ».

Seize ans après les attentats du 11-septembre qui avaient poussé les Etats-Unis à lancer une vaste offensive pour déloger le régime taliban au pouvoir à Kaboul, le fragile édifice démocratique afghan est menacé par une insurrection déstabilisatrice. Les talibans pretendent avoir le controle de plus de 50% du pays, les américains le contestent et prétendent qu’ils ne controlent que 10%.

Fait rare, Donald Trump a ouvertement reconnu qu’il avait fait volte-face sur ce dossier épineux. « Mon instinct initial était de se retirer (…) mais les décisions sont très différentes lorsque vous êtes dans le Bureau ovale », a-t-il d’entrée souligné dans une allocution très attendue depuis la base de Fort Myer, au sud-ouest de Washington.

Avant d’accéder à la Maison Blanche, Donald Trump avait plusieurs fois exprimé sa préférence pour un retrait du pays. « Quittons l’Afghanistan », écrivait-il sur Twitter en janvier 2013. « Nos troupes se font tuer par des Afghans que nous entraînons et nous gaspillons des milliards là-bas. Absurde! Il faut reconstruire les USA ».

Un haut responsable américain a souligné que Trump avait donné son feu vert au Pentagone pour le déploiement de jusqu’à 3.900 soldats supplémentaires.

Si la hausse n’est pas spectaculaire (les Etats-Unis comptaient 100.000 soldats sur place il y a sept ans), elle marque cependant une inversion de tendance par rapport aux dernières années.

Le secrétaire américain de la Défense Jim Mattis a de son côté immédiatement annoncé qu’il consulterait le secrétaire général de l’Otan et les alliés, soulignant que plusieurs d’entre eux s’étaient également engagés à augmenter le nombre de soldats déployés.

Quelque 8.400 soldats américains sont actuellement présents en Afghanistan au sein d’une force internationale qui compte au total 13.500 hommes et qui sert essentiellement à conseiller les forces de défense afghanes.

les rodomontades remplacent la stratégie !

Revenant sur la plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis, M. Trump a lancé une vive mise en garde à Islamabad, accusé de servir de facto de base arrière aux talibans.

« Le Pakistan a beaucoup à gagner en collaborant à nos efforts en Afghanistan. Il a beaucoup à perdre en continuant à abriter des terroristes », a-t-il asséné. « Cela doit changer et cela va changer immédiatement! ».

Islamabad n’a pas réagi dans l’immédiat à ces déclarations fermes. L’armée pakistanaise avait cependant pris les devants lundi, martelant que le Pakistan n’abriterait plus « aucune structure organisée d’aucun groupe terroriste ».

Le mois dernier, le département américain de la Défense a suspendu 50 millions de dollars d’aide militaire, jugeant qu’Islamabad ne faisait pas assez contre le réseau Haqqani, allié des talibans afghans. Ce réseau basé à la frontière pakistano-afghane, a longtemps été considéré comme lié aux services secrets pakistanais, l’ISI.  Mais le 45e président des Etats-Unis a aussi lancé un avertissement au régime de Kaboul ».

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