Editorial de rentrée, pour aider au suivi et comprendre la guerre soft.

La tentation est forte de se laisser quotidiennement distraire par les évènements, les affaires, les catastrophes, les déclarations des uns et des autres. Une fois que l’on a compris qu’il s’agissait de distractions, il devient cependant plus facile de s’en désintéresser et de se consacrer à l’essentiel. « ILS » nous distraient au sens fort ; « ILS » nous plongent en continu dans le cirque afin que l’essentiel nous échappe.

Les anciens disaient « le pain et les jeux ». Eh bien ils nous distraient avec les jeux, et notez bien que tout doit devenir un  jeu, un spectacle, afin que nous nous désintéressions de l’essentiel: le pain, la production de richesse, la répartition de ces richesses , l’avenir etc. Un jeu, un spectacle c’est quelque chose que l’on ne prend pas au sérieux, une image chasse l’autre, on vit dans l’éphémère et surtout dans le « désamorcé », tout perd sa charge, son poids, tout s’équivaut. Le monde du jeu est un monde vidé de son sens authentique et remplacé par un sens bidon, ludique; regardez les pubs, elles me font vomir, elles vous montrent en situation avec votre mobile ou votre voiture, vous dansez comme un idiot, vous gesticulez pour bien montrer comme vous êtes content, comme vous fêtez cela. Le monde du jeu , du spectacle, du faux festif c’est celui dans lequel on vous fait vivre, pour vous détourner.

Ce que nous voudrions faire comprendre c’est que rien n’est innocent, tout se tient et c’est pour cela que notre exergue est:  « il n’y a de vérité que tout ». Tout contribue , tout n’a de sens que dans le cadre de la guerre « soft » qui est menée par les élites, par les globalistes, par les partisans  de l’ouverture, du remplacisme, de la destruction des classes moyennes, des identités, etc. Au passage reconnaissez bien l’importance du « soft »: elle est centrale car l’un des clivages de notre temps c’est le « soft » contre le « hard ». Tout ce qui est « bien pensant », dans le camp du Bien  est soft, tout ce qui est Mal pensant, dans le camp du diable,  est hard. Et le hard, c’est l’extrême, le facho, le ringard, celui qui doit être marginalisé, et maintenant rééduqué. Et le soft ne cesse de gagner, c’est plus que culturel, cela devient ontologique: les jeunes vivent dans le soft, comme les « snowflakes »américains, comme les banlieues françaises , ils ne veulent que du « cool ».

Le monde soft c’est celui de la guerre qui ne dit pas son nom, qui ne nomme pas les ennemis car si elle le  disait alors les gens comprendraient qu’il faut qu’ils combattent, qu’ils choisissent un camp.  Quelle est cette guerre? C’est la guerre  afin d’imposer ce qu’ils appellent la Modernité. L’interview de Macron la semaine dernière ne le cache pas, c’est la guerre des  dits Modernes, contre les anciens. Le mot Moderne a une valeur positive creuse indépendante de son contenu et c’est pour cela que Macron et tous les mystificateurs l’utilisent: tout le monde croit intuitivement savoir ce que c’est, c’est le recours cynique à la pseudo-évidence  chère aux publicitaires et surtout chacun croit que c’est bien.

Relisez cette interview et notre analyse critique. Cette modernité qui n’est que le nom publicitaire et marketing de l’ordre nouveau qui se définit par son objectif caché d’un monde à trois vitesses, en haut les ultra-riches globalistes qui ont le pouvoir réel, en bas les minorités, les déviants, les assistés, les marginaux , bref tous ceux dont la conscience politique se limite à la bouffe ou au sexe,  qui apportent leurs voix pour faire les majorités politiques et au milieu, la masse qui n’a aucune conscience d’elle même, de ses intérêts de son rôle central dans le dispositif. La masse  qui  se coltine le monde réel et son poids, qui porte littéralement le foin sur son dos mais qui n’en reçoit qu’une maigre poignée.

C’est un basculement de société anti-démocratique, mais permis par la perversion de la démocratie, permis par une démocratie formelle, vidée de son esprit: il s’agit de jouer sur la mystification des citoyens pour leur voler leur souveraineté et ainsi lutter contre eux même.

L’épisode Macron en est une fantastique illustration, c’est un cas d’école. La démocratie ainsi détournée, émiettée, pulvérisée sert à asseoir la domination des élites et à accroître la seule inégalité qui compte, celle du Pouvoir. Car celle de la richesse exprimée monétairement, « ILS », elles, les élites elles s’en fichent!  L’argent elles le contrôlent car ce sont  elles qui ont la mainmise sur la fabrication de l’argent.  Sur la monnaie, sur le système monétaire, sur la création de monnaie, sur son affectation, sur son prix etc.

La monnaie n’est plus la richesse depuis que ce bien commun a été confisqué, non  elle est  devenue un outil , un moyen d’asseoir définitivement espèrent-ils , le Pouvoir. La gestion de la monnaie est au service à la fois de la reproduction du système, de l’ordre et en même temps, le leurre, le voile qui masque tout. La fonction est dialectique, reproduire et changer , perpétuer et tuer, révéler et masquer. Avec la monnaie et sa gestion nous sommes au coeur du système, de ses mystères, nous pénétrons Eleusis. Il faut la décoder, percer les rideaux de fumée, montrer ce qui dissimule derrière les rideaux de brouillard. Derrière la monnaie et sa gestion se cache une alchimie dont les banquiers centraux, les institutions internationales, les grandes banques, les grandes entreprises financiarisées et globalisées ont le secret: ils en gèrent les Mystères. Comble de cynisme, tous ces gens vous agitent leur volonté de transparence , alors qu’aucun citoyen ne peut comprendre un seul mot du charabia à la diafoirus  de Draghi ou Yellen. Quand nous disons « citoyen »  il faut inclure les gouvernants et les politiciens, ce sont des ânes, rien que  des ânes, ils écoutent bouche bée des conseillers qui sont au service de tout, sauf du peuple, des conseillers qui viennent de la banque, de l’élite et de la super élite.

Décoder, démystifier, mettre à nu, nous ne le faisons pas chaque jour, mais nous essayons de le faire souvent, le plus souvent possible. Le jour le jour, l’actualité sont incompréhensibles pour qui n’a pas de cadre dans lequel les replacer, pour qui a le nez collé sur la vitre ou l’écran de télévision ou les écrans des ordinateurs. Il faut sortir de la gangue, trier, hiérarchiser, décaper, mettre en relation, tracer les similitudes, souligner les isomorphismes, pointer les articulations, bref il faut faire sens.

Nous sommes submergés. Mais il y a pire que la profusion, il y a ce que nous appelons la névrose du discours ambiant. « ILS », c’est à dire les élites et leurs perroquets ont crée un monde Potemkine, un monde de fausse intelligibilité, un monde ou les signes ne représentent plus le réel. C’est un monde noyé sous , ou plutôt traversé par l’idéologie. Et c’est particulièrement le cas s’agissant de l’économie. Nous ne savons pas si c’est ou science ou non, mais ce que nous savons c’est que ce que l’on nous fait passer pour un savoir, une discipline qui vise à l’objectivité est une idéologie, une manipulation colossale des esprits. C’est un roman, « a narrative » disent les américains. Un roman qui joue sur l’amnésie, sur le fait que la mémoire des peuples dans le meilleur des cas n’est pas supérieure à  trois ans. On peut écrire les derniers chapitres du roman en contredisant les premiers chapitres, car les gens ont oublié.

Là ou la plupart des commentateurs s’égarent à essayer de mettre de l’ordre dans la réalité, dans le chaos  par la synthèse d’éléments disparates, nous avons une méthode différente: nous avons un cadre de réflexion, un cadre d’interprétation  ou si vous préférez, bien que ce soit un peu approximatif, une théorie. Ce qui serait plus vrai, ce serait de dire que nous avons une vision du monde, fondée sur l’histoire: le passé donne son sens au présent.

Les choses ne tombent pas du ciel. Et nous intégrons au fil du temps les nouveautés dans ce cadre de réflexion , nous regardons si cela colle, si cela  rentre dans notre cadre, si il est adapté, si il faut le modifier,  et si il donne sens à ce qui se passe. Notre cadre est une sorte de fil conducteur pour ne pas  être égaré dans le dédale de l’actualité foisonnante et par les mystifications qui nous guettent à chaque détour.

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9 réflexions sur “Editorial de rentrée, pour aider au suivi et comprendre la guerre soft.

  1. La question de la survie des classes moyennes me parait centrale, et on l’a bien vu dans les dernières élections. Fillon voulait leur filer un peu d oxygène, Macron n’en avait rien à faire ( il appelle ça la lutte contre la « rente ») .
    J ai du mal à concevoir que les élites, qui sont loin d’être bêtes, veuillent consciemment la disparition de ces catégories qui sont la colonne vertébrale du capitalisme. Quel intérêt y ont elles? Comment vont elles régénérer leurs multinationales, si il n’y a plus de créateurs et d’entrepreneurs, si il n y a plus de pme à avaler? J ai du mal avec ça.

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    1. Je vous répondrais que le système a besoin d’avaler pour continuer à durer et que ce qui reste vraiment à avaler c’est les classes moyennes et tant pis pour la suite, les élites sont mortelles elles aussi leurs vues sont à courtes vues, les suivantes recommenceront le cycle autrement … Tout dépend du moment de l’histoire humaine où vous naissez, si vous saviez comme il semble facile de réadapter des livres datant de pratiquement cent ans, comme on y trouve les bobos comme les modernes déjà comme le grand capital international que nous appellerions le mondialisme aujourd’hui. Ils nous culpabilisent avec les années 30, avec le fascisme à notre porte aujourd’hui, avec le racisme ect… Mais peu vont plus loin et démasque le mensonge, dans les années 30 le fascisme n’est que la résultante de la misère, de la misère qui n’a pour toute origine que la même mystification de la finance qu’aujourd’hui… Les années 30 n’ont vu la montée du fascisme qu’à cause d’une finance débridée d’abord…

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  2. La classe moyenne (la masse qui se coltine le monde réel et son poids, qui porte littéralement le foin sur son dos) me paraît avoir toujours été au final l’idiote utile de tous les pouvoirs. Ce foin distribué lui donne l’espoir, voire la croyance d’être du bon côté, des bons, des justes, voire de l’élite. Cadre, chef, toute ces attributions servant à faire croire à son pouvoir n’est que l’aiguillon utile à sa division mais au final cette servitude volontaire ne lui permet aucune prise de conscience de sa soumission. Il est vrai que le retour de kick peut-être douloureux. Néanmoins, comme on peut le constater avec les députés en marche provenant du monde civil, il se trouve toujours des éléments de cette classe moyenne pour aller taper sur les siens quant les plus pauvres n’ont plus rien à donner…

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  3. Toujours un plaisir de lire vos articles.
    « Le monde soft c’est celui de la guerre qui ne dit pas son nom, qui ne nomme pas les ennemis car si elle le disait alors les gens comprendraient qu’il faut qu’ils combattent, qu’ils choisissent un camp » . tres juste ,il faut surtout eviter qu’ils se mettent a lutter facon « un homme averti en vaut deux ».

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  4. J’extraie juste une phrase de votre éditorial, car elle me permettra de mettre en exergue ce que je ressens après vos deux excellents éditoriaux, celui-ci et un précédent consacré à l’avenir du populisme : « Et le soft ne cesse de gagner, c’est plus que culturel, cela devient ontologique. »
    La lecture de vos articles est un moment délicieux au cours duquel on apprend à voir clair dans l’éclatement du tout, mais aussi parce qu’on se rassure un peu sur son propre état mental. Non qu’on doute vraiment, mais une guerre soft se déroule sans ennemi déclaré ni apparent. Le comprendre, le décoder est une chose, certes importante pour le plaisir de l’esprit, pour l’équilibre personnel, mais il faut quand même y vivre dans ce monde « soft », sans grand espoir de pouvoir sortir un jour de la caverne (par référence à celle de Platon) ou de l’asile de fous. Quand ça n’est plus un penchant culturel, mais que ça devient ontologique, c’est que nous sommes définitivement passés de l’autre côté. Alors vous dites que le populisme (surtout de gauche, celui de droite étant, bien entendu, trop hard) n’a perdu qu’une bataille et pas la guerre. Mais la guerre du populisme (de gauche) pour quoi faire, pour aller où ? Pour simplement une meilleure répartition des richesses -trivialement, pour pouvoir prendre place en bout de table des festivités-, pour un plus grand respect ? J’ai du mal à trouver du souffle, de l’attrait, à ce populisme qui ne pourra que se mettre au diapason du soft, lui aussi, s’il veut espérer conserver un espace politique (Cf. la dédiabolisation à la MLP). Vous avez dit qu’il faudrait que surgisse, un jour, par miracle, un brillantissime élève du système qui parvienne au pouvoir et qui l’utilise pour dévoiler les supercheries et redonner sa place au politique (au sens grec de ce terme). Mais le père Noël n’existe pas.
    Le monde ne se préoccupe pas de ceux qui ont des états d’âme, il appartient aux plus forts qui n’en ont que trop peu, et, au cas d’espèce, je ne suis plus convaincu que nous puissions un jour espérer gagner la bataille ontologique. Ils ont bétonné l’économie, le monétaire, l’éducation, le culturel, l’histoire, le quotidien, le social, le bien, le mal, la parole, le code pénal, l’accès au pouvoir, le tout dans une sorte de découragement ou d’indifférence accablants. Nous sommes submergés dites-vous.
    Alors, sauf catastrophe mondiale de nature écologique, financière ou nucléaire, qui donnerait un brutal coup d’arrêt au modernisme en marche vers le sans limite, l’empire du Bien n’a-t-il pas définitivement gagné face aux barbares du vieux monde, du monde réel ? Je ne suis pas loin de penser que la déréliction de l’homme moderne est désormais ontologique, c’est-à-dire irréversible, inarrêtable et illimitée. J’espère vraiment me tromper.
    Encore et toujours un grand merci. Bien cordialement.

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  5. Grand merci pour cet excellent éditorial. C’est toujours un plaisir renouvelé que de vous lire, au point où je guette sans arrêt l’arrivée sur ma boite à courriels l’arrivée de vos nouveaux articles.
    Je crois très fort au bottom-up, le fait de partir de la base (les rencontres avec mes semblables de la plebe) afin d’amorcer la naissance d’une pensée indépendante et critique, très éloignée des médias ‘mainstream’. Mais je me sens découragé, j’avoue. Extrêmement difficile de contrer la grosse artillerie des Élites. Je finirai un jour par me convaincre, bien malgré moi et de guerre lasse, que ma première impression suite à l’affaire Snowden était assez proche de ‘si la plebe ne réagit fortement suite à ceci, alors il se peut qu’ils n’en valent pas la peine ‘. Les éclaireurs sont généralement assez mal récompensé.

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  6. Grand merci pour vos toujours brillantes analyses et réflexions

    Comme disais la chanson de Béart: celui qui dit la vérité il doit être exécuté
    Car ce système ne tient que par la tromperie, la fraude, la propagande et ses charades qui utilisent l’abrutissent généralisé pour éliminer la « valeur », la référence, « l’étalon or « qui permet de distinguer le vrai du toc du faux « du relatif », du « comme tout le monde »
    Un sordide et cynique nivellement par le bas au seul profit des élites financières de tout bord.

    Il semblerait qu’il n’y ait plus de limites à cette (détestable) « modernité » comme vous le dites si bien,
    Puisque la majorité semble l’accepter et y adhérer sans se poser de questions :
    Bombardement en continue d’informations plus ou moins « fake » mais de plus en plus d’ignorance.
    Création de sentiment d’appartenance via les outils de communication internet, virtuel au groupe des faux humanistes etc.…
    Au point de trouver normal/moderne les puces électroniques injectables, la digitalisation généralisée, les big data et la baisse généralisée de la qualité de vie.

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  7. Bravo l’artiste ! Digne héritier d’Orwell ( 1984) , Debord (commentaires sur la société du spectacle) , … A quand votre propre roman d’anticipation, le nouveau 1984, disons 2054 par ex.?

    Cette vérité que vous mettez sans cesse devant nos yeux à travers vos synthèses apparait en effet grâce à un cadre analytique utilisant l’Histoire et aussi capable de retourner dialectiquement la novlangue et les apparences trompeuses de cette  » guerre soft  » : le faux est le vrai et vice versa..Pas facile à utiliser pour le commun des mortels mais très efficace…

    Nos Elites ( les nôtres car leur pouvoir émane de notre bulletin de vote pseudo-démocratique) usent et abusent des techniques de manipulation des masses et surtout, comme vous l’avez souligné, contrôlent la monnaie…tout est dit!

    Alors où est la solution contre cette  » marche irrésistible du NOM » comme dirait Hillard ?

    Les références à l’histoire nous sont utiles pour comprendre mais elles font peur et peuvent décourager car pour l’instant rien n’a jamais enrayé cette mécanique impitoyable de broyage des peuples…

    Respectueuses salutations.

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    1. La première étape est de comprendre , analyser, puis faire prendre conscience, faire toucher du doigt. Vous ne pouvez avoir la moindre efficacité si vous n’avez aucune alliance, c’est exactement ce que démontre l’impasse renouvelée du FN; et le role des rebellocrates du type de ceux que l’on entend à la radio et que je nomme pas. Le FN et les rebellocrates servent les dominants, ce sont les idiots utiles car dans leur voie il n’y a aucun débouché.

      Il faut d’abord travailler sur soi, sur sa propre vie, sur ses choix, ceux de son environnement, créer des approches différentes; le changement ne peut être que « bottom up » puisque nous avons perdu le « top down », la souveraineté a été mystifiée.

      Par exemple concrètement il faut demystifier la Modernité. L’opposition n’est possible que dans le cadre d’une attitude personnelle qui vise à tirer parti des contradictions qui se manifestent , et le domaine économique est tout à fait propice en ce sens car c’est le très grand point faible. La morale également car on peut s’appuyer sur une conscience morale encore forte dans les couches traditionnelles de la population, hors des villes. La sécurité aussi est un point faible etc etc.

      Mais nous aurons l’occasion de revenir et d ‘explorer toutes ces voies. l’essentiel est de commencer ici et mainteant à vivre et penser rautrement pour échapper à l’emprise des dominants et à la névrose sociale dans laquelle ils nous plongent.

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