Trump, tout est conforme, le baltringue accomplit sa mission…

Ann Coulter l’un des soutiens les plus ferme de Trump jette l’éponge après que ce dernier ait une nouvelle fois trahi ses promesses et sa base. Elle écrit: au point ou nous en sommes, qui a encore envie que Trump ne soit pas démis de ses fonctions?

Ann Coulter Politicon Convention in Los Angeles

Ann Coulter: At this point, who DOESN’T want Trump impeached?

Tous les représentants des milieux qui ont soutenu Trump à bout de bras sont sidérés de sa nouvelle reculade et de sa reddition aux démocrates sur la question de l’immigration du DACA et du mur.

La raison est pourtant simple à comprendre, Trump ne peut durer que grâce à ses ennemis. L’éviction de Comey a été une faute magistrale et il est dans la seringue. C’est un baltringue sans conviction, menacé de destitution, en chute dans les sondages.  Il n’a strictement rien accompli depuis son entrée en fonction et le mythe de la réforme fiscale est en train de s’effondrer. Il espère « durer par le haut »,  grâce à ses soumissions.

Le fait est que le parti démocrate est en crise, il n’a ni leader ni programme, même pas de philosophie et de principe organisateur, il est en désarroi et c’est son intérêt de faire durer Trump le temps qu’il se  réorganise. La seule personnalité qui émerge encore et elle est soutenue par les jeunes qui lorgnent du coté des idées socialistes est Sanders et les élites démocrates veulent tout, y compris Trump, sauf Sanders.

Nous sommes désolé  d’avoir eu raison dès le début, la fonction historique de Trump c’est la destruction. Excusez notre grossiereté, c’est « de foutre la merde » dans le système, de tout embrouiller, de le rendre encore moins légitime et donc ingérable. C’est malheureusement la fonction historique des populistes partout sans exception.

Le président Donald Trump a abasourdi  le monde politique américain jeudi en annonçant un projet d’accord avec l’opposition démocrate du Congrès pour régulariser des centaines de milliers de clandestins, court-circuitant sa majorité et choquant ses supporteurs conservateurs.

C’est la seconde fois, en une semaine, que Donald Trump surprend en s’accordant avec « Nancy et Chuck », Nancy Pelosi et Chuck Schumer, les chefs des démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat, avec qui il avait conclu un « deal » sur la dette et le budget lors d’un rendez-vous dans le Bureau ovale.

Cette fois, c’est un dîner, mercredi dans le salon bleu de la Maison Blanche, qui a permis de sceller un apparent accord de principe.

En échange de la régularisation de centaines de milliers de jeunes clandestins, surnommés « Dreamers » (rêveurs), les démocrates, qui disposent d’une minorité de blocage au Sénat, accepteraient de voter des crédits pour doper en technologies (drones, détecteurs…) et en moyens la protection de la frontière avec le Mexique, afin de freiner les arrivées de sans-papiers.

Surtout, Donald Trump a selon les démocrates capitulé sur le mur frontalier qu’il s’est engagé à construire, reportant à plus tard la bataille pour le vote des crédits pour sa construction.

« Il y a 800.000 jeunes, nous travaillons d’arrache-pied sur un plan », a déclaré Donald Trump à Washington, avant de s’envoler pour la Floride, frappée par l’ouragan Irma. « Je pense que nous en sommes assez proches mais il nous faut une sécurité massive à la frontière ».

Pour les démocrates, « il reste à négocier les détails de la sécurité à la frontière, l’objectif commun étant de finaliser tous les détails dès que possible ».

Mais c’est « une étape très, très positive », s’est félicité Chuck Schumer.

« Je suis certaine que le président est sincère », a ajouté Nancy Pelosi, disant qu’il s’agissait d’une première pierre, augurant peut-être d’autres accords dans d’autres domaines, comme les infrastructures.

Donald Trump « est un président de téléréalité », dit à l’AFP l’expert John Hudak, de la Brookings Institution. « Quand il travaille avec les démocrates, il reçoit de bons commentaires médiatiques, de bonnes critiques. C’est pour cela qu’il semble enclin à continuer ».

Dans le dos des républicains!

Affront pour le parti républicain, ni le président de la Chambre, Paul Ryan, ni l’homme fort du Sénat, Mitch McConnell, n’étaient présents au dîner.

« Il n’y a pas d’accord », a martelé Paul Ryan lors d’une conférence de presse, en insistant qu’il fallait encore que les négociations aboutissent sur les détails du compromis, notamment sur les moyens de rendre la frontière effectivement hermétique.

« Un mur est un mur, les Américains ne s’y tromperont pas », a dénoncé l’élu conservateur Steve King sur CNN. « La base électorale va l’abandonner », a-t-il prévenu.

Les commentateurs conservateurs s’étranglent. « Si on n’a pas notre mur, je préfère autant que Pence soit président », a tweeté la polémiste Ann Coulter. Le site Breitbart, dirigé par l’ex-conseiller présidentiel Steve Bannon, a jugé que Donald Trump avait « cédé » sur les clandestins.

 

Meanwhile, former Congressman and nationally syndicated radio host Joe Walsh blasted Trump for getting« screwed by Chuck and Nancy. »

No wall.
DACA enshrined.

Trump didn’t make a deal w Chuck and Nancy. Trump got screwed by Chuck and Nancy.

Trump just screwed his base.

NONE of this is a surprise. I voted 4 Trump knowing he wasn’t a Conservative & knowing he had no core.

I voted 4 the wall & against amnesty

 

And, not surprisingly, Trump’s former Chief Strategist Steve Bannon took direct aim at the White House with a series of negative headlines.

Breitbart

Breitbart

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2 réflexions sur “Trump, tout est conforme, le baltringue accomplit sa mission…

  1. Ce qui est intéressant c’est l’aspect psychologique de cette histoire, amplifiée par la caisse de raisonnance des réseaux sociaux et de la toute puissance des médias, où l’émotionnel, le sentimentalisme et l’affect jouent à plein, surtout dans l’immédiateté et l’impulsivité. Quand l’intelligence et la sagesse, sont reléguées au dernier rang.
    Rien de très bon ne pourra ressortir de tout cela, mais c’est justement l’aspect positif de la chose, il ne faut surtout pas que Trump fasse de l’Amérique Great Again, il est une sorte de Gorbatchev de la postmodernité à l’hybris dévastateur …

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  2. Trump c’est pour moi comme Macron mais à l’envers. amha il faut leur laisser à chacun le temps de « faire » et les juger sur leurs « résultats ». Trump a l’air d’être capable de négocier avec ses interlocuteurs pour faire avancer les choses,Macron a l’air de prendre des décisions pertinentes. la différence c’est que pour l’un quoi qu’il fasse,les médias vont le critiquer tandis que l’autre se fait toujours encenser… pour les deux, il y aura un premier jugement par les urnes dans 2 ans.

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