Billet. Les sujets supposés savoir ne savent pas !

Il n’y a pas d’initiés. Personne ne sait!

Hier le nouveau prix Nobel est intervenu sur Bloomberg.

Richard Thaler s’est exprimé sur le niveau du marché financier et son comportement. Pour l’essentiel il s’est déclaré « troublé et nerveux ». La hausse l’étonne et il ne comprend pas la déconnection entre le manque de volatilité, le niveau très bas du VIX  et l’apparence chaotique du flux des nouvelles.

Voila un message intéressant.

Il pose beaucoup de questions et il devrait inciter les PHD à se mettre au travail afin de reprendre leurs théories, de les remettre en chantier.

En particulier il devrait s’interroger sur la validité de la théorie des marchés efficients et l’utilité du corpus théorique qui est utilisé pour interprêter les marchés financiers.

Il devrait s’interroger, il est grand temps, sur les limites de la validité de la théorie de Lucas sur les anticpations rationnelles et surtout sur la possibilité de théoriser  les choses complexes, avec boucles d’apprentissage.

Au lieu de faire appel comme le faisait deja Greenspan aux animal spirits et aux comportements irrationnels, il est temps de reconnaitre nos illusions de savoir et de maitrise , etde toute puissance. illsusions qui sont devenu au fil du temps des prétentions dangereuses sinon criminelles.

Quand une théorie ne marche pas, alors on en change sauf .. si elle est idéologique et qu’elle sert à autre chose qu’à connaitre , sauf si elle sert à masquer. Ce qui est le cas.

La réponse aux interrogations de Thaler est là: les théories son fausses. Tous les sytèmes d’intelligibilité que l’on a plaqué peadant une certaine période sur les marchés  et l’économie sont périmés  et ce par construction méthodologique.

La conception propagée par la Fed sur les Valeurs, sur le prix des actifs, sur le risque , sur les taux, tout cela est faux puisque cela ne permet ni d’agir, ni de prévoir.

Les systèmes de pensée sont des signes, plus ou moins mathématiques plaqués sur le réel et force est de consater qu’ils ne reflètent pas le réel. Point à la ligne.

Pour être précis et s’agissant de l’étonnement de Thaler, il cesserait d’être étonné si il acceptait comme nous le faisons depuis le début des années 80 de considérer que la volatilité et ses mesures ne sont absolument pas un reflet, une expression des incertitudes du réel. Les pseudos savants sont dans la caverne , celle de Platon et ils sont abusés par les ombres, les signes qu’ils ont créés et auxquels ils ont donné valeur magique. Les signes leur ont échappé ils masquent la réalité au lieu de l’expirmer.

La volatilité mesure des perceptions et des comportements historiques circonstanciels, relatifs, soumis à la péremption du temps et de l’apprentissage. Et si les perceptions et les comportements sont biaisés et si ils changents alors tout le corpus s’effondre. Si le corpus s’effondre alors toutes les mesures de risque, tous les calculs prudentiels, toutes les régulations qui sont fondées sur ces modèles sont à côté de la plaque, ni vrais ni faux, simplement inadéquats.

Cest notre conception depuis lontemsp.

L’édifice ne  tient que si les conditions sont semblables à celles qui ont donné naissance aux théories et donc ils ne tiennent pas quand les conditions de validité ne sont pas respectées. Les écarts  les déconnections dont Thaler parle sont la révélation de cette évidence: cela ne marche pas.

Tout comme les idées de la Fed sur l’inflation, sur le marché du travail sur la croissance et sur les taux constituent la révélation scandaleuse que ces gens sont des faux prophètes.

Les modèles mathématiques sophistiqués deviennent idiots et selon toute vraisemblance, les risques sont beaucoup plus importants que les modèles ne veulent bien le dire. En conséquence on navigue en  terre inconnue, c’est l’Aventure.

Attention, tout ceci est recouvert d’un voile qui a fait croire que les théories étaient valables, ce voile c’est celui des liquidités! Il couvre tout , il fait baigner dans l’illusion. Les opérateurs des marchés ont fait comme si ils croyaient que tout cela était vrai parce qu’on leur a fait gagner de l’argent.

Cette incompréhension reconnue mainteant par les élites prouve une chose; les théories qu’elles  utilisent sont fausses, inadéquates puisque non seulement elles ne permettent pas de comprendre ce qui se passe, mais en plus elles sont incapables de prévoir ce qui va se passer. L’économie n’est pas une science, voila ce qu’il faut enfin admettre: il n’y a pas de science économique. On ne peut pas vérifier et faire des expériences en laboratoire et en plus on ne peut pas prévoir: donc soit il n’y a pas de Loi soit elles restent à découvrir.

Le monde est un système et à l’interieur de ce monde, la complexité domine, les interactiosn régnent de façon cybernétique  et le corpus de savoir modifie le système , on n’est jamais observateur objectif du système.

Ci dessous, le commentaire très superficiel de Bloomberg. 

Yesterday on Bloomberg TV, Richard Thaler, this year’s winner of the Nobel Prize for Economics, said he was puzzled and nervousabout the rising stock market, as well as the disconnect between its lack of volatility and the seemingly chaotic news cycle.

Thaler isn’t the only recent economics laureate to warn about the market. As Renaissance Macro points out, Robert Shiller, the Nobel winner in 2013, has been urging caution for awhile.

Here’s a report almost four years ago when he said the boom in U.S. stocks worried him. In the NYT, he’s written on several occasions about expensive U.S. valuations.

So what’s the takeaway from all this? Well, an easy one is that you shouldn’t make drastic portfolio decisions because of what a Nobel prize winner said, but that’s obvious. But also, maybe there’s a link between brilliance and skepticism that’s unhelpful for stock investing in the long run. Smart people can’t help but try to poke holes in things, and see the weaknesses in existing systems. But long-term investing requires a certain amount of dumb confidence that things will all work out over time, even if at any given moment the headlines look awful and the valuations don’t seem to make sense.

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2 réflexions sur “Billet. Les sujets supposés savoir ne savent pas !

  1. Bonsoir Monsieur
    Involontairement ou pas, Oscar Niemeyer avait parfaitement transposé l’allégorie de la caverne de Platon place du colonel Fabien en enterrant la coupole dans laquelle les communistes français « définissaient, démocratiquement et scientifiquement bien sur, ce qu’était le monde « réel ».
    A vous entendre, les économistes ne sont pas très différents. Après tout, vu de Sirius, et peut être même de nettement moins loin, leurs encéphales respectifs ne sont que difficilement différenciables.
    Cordialement

    J'aime

  2. Bonsoir Monsieur,

    C’est un véritable plaisir que de vous lire. Je dois avouer que j ai mis du temps a comprendre /accepter votre thèse car elle est rugueuse, pleine d’aspérités. Cependant après des heures de réflexions cumulées sur chacun de vos articles, des allers-retours entre vos écrits et la perception que j’ai de la réalité au fur et à mesure vos articles m’ont ouverts un univers nouveau qui était pourtant là, devant mes yeux. vos articles sont d’utilité publique pour ceux qui se veulent libres c’est à dire responsables. En résumé c’est ce que j’appellerai la claque de réalité.

    Ceci étant posé je vous serai reconnaissant de ne pas mettre tous les Phd dans le même panier bien que la profession ait péché par orgueil / ubris. De manière bien égotique je vous avouerai qu’après mon phd fin des années 90 je me suis détournés de l’économie universitaire pour aller dans le réel en me jetant a corps perdu dans une autre passion l’informatique car j’avais éprouvé alors tout ce que vous dénoncez : mathématisation a outrance mais praxis quasi inexistante, discours volontairement tautologique pour justifier les pratiques du système de capitalisme de connivence.Il me paraît évident que c’est voulu pour justifier en fournissant des théories fausses les décisions qui arrangent les dominants. L’économie telle qu’enseignée à l’université est perverse car à volonté hégémonique et se voulant science dure. C’est en cela qu’elle tombe selon moi sous les travers que vous dénoncez au travers de nos Phd à la têtes Banques centrales.

    Pour autant je pense sincèrement que des cours d’économie, de démographie, de géographie et de géopolitique devraient être enseignés dès le lycée pour que tout un chacun puisse avoir un commencement de boite outil pour ne serait ce que bénéficier de lectures et propos comme les vôtres. Bref pour se libérer et prendre à leur tour ce que j’ai nommé la claque de réalité ou dis autrement sortir de la caverne.

    Donc Monsieur Bertez merci encore pour votre travail de salubrité publique

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