Le bal des hypocrites, ils se foutent de vous !

le FMI n’a pas cessé de proner la prolongation des taux zero et en 2016 il demandait encore aux différents pays  de creuser les deficits fiscaux, donc les dettes,  afin de contrer l’éclatement de la bulle chinoise qui ménaçait. Maintenant le FMI feint de s’alarmer des dettes qui ont été contractées à la faveur des taux nuls ou bas qu’il recommandait! Ah les braves gens! Le bal des hypocrites ou les pompiers pyromanes . Le FMI se plaint des maux dont il est responsable.

L’endettement croissant des pays émergents et de certains membres du G20 constitue « l’un des risques les plus importants » pour la reprise économique, estime le FMI.

« Malgré des taux bas, le poids des intérêts de la dette a augmenté dans plusieurs économies majeures », a expliqué mercredi Tobias Adrian, responsable du département chargé des marchés monétaires et des capitaux du Fonds monétaire international, lors de la présentation du rapport de son institution sur la stabilité financière mondiale.

« Cela représente l’un des risques les plus importants à terme si les taux d’intérêts remontent fortement », a-t-il prévenu, à un moment où la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne mettent progressivement un terme à leur politique accommodante de ces dernières années.
Cette période a permis aux Etats de financer leur croissance en empruntant sur les marchés internationaux à des conditions très favorables, à tel point que certains pays pourraient faire face à de sérieuses difficultés si les taux repartaient fortement à la hausse.

M. Adrian est convaincu que cet endettement constitue l’une des plus grandes « vulnérabilités » de la croissance mondiale. Et elle n’épargne pas les pays du G20, dont font partie les principales économies mondiales comme les Etats-Unis, mais aussi des puissances émergentes comme la Chine, la Turquie ou le Brésil.

Pour les émergents et les pays les plus pauvres, « la plus forte dépendance aux emprunts étrangers pourrait devenir à terme une vulnérabilité, particulièrement pour les pays à très faibles revenus qui n’utiliseraient pas cet argent à bon escient », a ajouté M. Adrian, qui a travaillé sur un scénario de poursuite de l’endettement avec un « choc adverse ».

« Certains pays seraient frappés durement par des répercussions défavorables avec l’accumulation de dette qui les rend vulnérables », a prévenu le responsable du FMI.

vers une crise obligataire

« Oui, il existe des problèmes potentiels », a déclaré à l’AFP Sonja Gibbs, de l’Institut pour la finance internationale (IIF), à l’issue d’une table-ronde sur la hausse de l’endettement des pays émergents à l’occasion de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale.

« L’endettement pendant cette période de politique monétaire accommodante a été plutôt significatif », a-t-elle noté, rappelant que tous les pays ne s’étaient toutefois pas endettés de la même manière.

Cela sera « un défi le jour où la banque centrale américaine augmentera ses taux d’intérêt, que les taux remonteront à l’échelle mondiale et que les intérêts de la dette augmenteront par conséquent », a-t-elle admis.

Elle a toutefois ajouté que la plupart des pays émergents se trouvaient aujourd’hui dans une meilleure situation que dans le passé, expérimentant de forts taux de croissance. … à cause des dettes !

Au cours de la table-ronde sur la dette souveraine, la plupart des participants ont insisté sur le besoin d’une bonne gestion des comptes publics.

« Il n’y a pas de remède miracle », a souligné le secrétaire d’Etat adjoint du Mexique, Alberto Torres. « Mais il faut avoir une politique budgétaire saine comme toujours », a-t-il ajouté, reprenant à son compte l’appel du FMI à une gestion efficace des dépenses publiques.

Aux Etats-Unis, une nouvelle hausse des taux est attendue en décembre. De nombreux membres du Comité monétaire de la banque centrale ont estimé nécessaire de relever encore une fois cette année le coût du crédit même s’ils restent divisés sur le sujet, selon la transcription de la réunion du 19 et 20 septembre publiée mercredi.

La banque centrale a resserré les taux d’intérêt trois fois d’un quart de point depuis l’élection de Donald Trump en novembre 2016.

Face à la perspective d’un endettement trop lourd, Ludovic Subran, chef économiste chez Euler Hermes, n’écarte pas « une crise obligataire à long terme, notamment sur les marchés émergents qui financent aujourd’hui leur croissance avec le déficit public », a-t-il expliqué à l’AFP.

« C’est un vrai sujet qui, pour le coup, est systémique pour l’économie mondiale », a averti un participant à la réunion du FMI, qui s’est exprimé sous anonymat.

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