Macron: Analyse . »80% des Français estiment que les grandes fortunes et les chefs d’entreprises sont les grands gagnants de la politique fiscale de Macron ».

Le gouvernement a bien du mal à faire face aux critiques à l’encontre de son budget pour 2018.

Il est accusé d’avoir mis au point un budget pour favoriser les plus riches.

Plus de 80% des Français estiment que les grandes fortunes et les chefs d’entreprises sont les grands gagnants de la politique fiscale de Macron, selon un sondage Odoxa pour ‘L’Express’, la presse régionale et France Inter publié mardi.

La cote de confiance du chef de l’Etat demeure par ailleurs négative : comme dans le baromètre de septembre, 56% des personnes interrogées jugent qu’Emmanuel Macron n’est pas un bon président contre 44% qui pensent le contraire.

La perception de l’action du Premier ministre, Edouard Philippe, est elle aussi défavorable : 54% (+1) déclarent qu’il n’est pas un bon Premier ministre, 45% (-1) disent le contraire et un pour cent ne se prononce pas.

Une écrasante majorité critique 

Concernant les réformes fiscales du projet de loi de finances pour 2018, 88% contre 11% (+ six points par rapport à une enquête du 12 octobre) des personnes interrogées considèrent qu’elles avantagent les grandes fortunes, 83% contre 16% (+6) les chefs d’entreprises et 78% contre 22% (+4) les salariés à hauts revenus.

Les sondés sont 72% à estimer que la politique mise en oeuvre désavantage les chômeurs, contre 27% qui pensent le contraire.

En outre 74% répondent qu’elle désavantage les salariés à revenus modestes, contre 25%

Cette enquête est importante à plus d’un titre.

Elle montre d ‘abord les limites de la politique de communication/explication du gouvernement puis celle de Macron puisque ce dernier est intervenu personnellement.

Une bonne politique de communication au vrai sens du terme et non pas au sens  de sa dérive  publicitaire , se doit d’expliquer en profondeur, de justifier, de montrer la cohérence d’ensemble d’une politique. Si les citoyens ne comprennent pas , ce n’est pas parce qu’ils sont bêtes ou stupides ou abrutis , mais parce que celui qui parle ne sait pas s’exprimer. Il est incapable d’expliquer. Ce sont les limites du Pouvoir qui se révèlent dans son échec,  pas celles du public.

On voit ici les limites de la communication lorsqu’elle est prise en mains par des communicants, par des publicitaires. Ce sont des professionnels de la forme, de l’émotion superficielle ,  plutôt que des spécialistes du sens des choses. Macron a été incapable de faire passer le message qu’il aurait voulu ou du faire passer.

Un sondage  Ifop réalisé la semaine dernière annonce que 56% des personnes interrogées ne comprennent pas la politique de Macron.

C’est un problème fondamental en démocratie que celui de faire comprendre, sans mentir et sans tricher la politique que l’on mène. Surtout quand on se targue de faire les choses autrement, de compétence et de modernisme. Une politique de communication ne peut être bonne que si non seulement elle repose sur une bonne connaissance de la matière que l’on traite, ici la fiscalité, mais également si elle se fonde sur une connaissance du public auquel elle s’adresse.  Une connaissance intime, vécue, empathique. Je dirais presque qu’il faut de l’amour! Ce n’est pas en méprisant ses interlocuteurs et en les traitant de fainéants que l’on réussit une politique de communication, c’est en se mettant à la place de ses interlocuteurs, dans le cadre d’un vécu et d’un partage. Ainsi , dans  le cas de Macron se trouve vérifiée l’idée qu’il s’agit d’un placage artificiel, Macron ne représente pas vraiment les gens il n’est pas proche d’eux, il ne les exprime pas. Ce qui se donne à voir ici c’est le clivage qui existe depuis toujours et qui a été escamoté par des mises en scène et des comportements de séduction, ce qui se donne à voir, c’est le divorce.

Ensuite il faut bien comprendre que le sujet est difficile. Il est difficile non pas au plan technique mais au plan culturel. Les Français ont des a priori culturels, hérités du communisme et du socialisme des « partageux » , héritiers de l’envie considérée comme ressort de gouvernement. Et tous les gouvernements qui se sont succédés ont succombé à cette facilité de flatter dans le sens du poil. Sauf Raymond Barre, il y a longtemps!

La devise de la France c’est Liberté Egalité et Fraternité. Et cela date de longtemps. On comprend bien que Macron veut changer le discours, le narrative et même la conception que les Français se font de l’Egalité. Leur conception est statique, fondée sur la répartition, la distribution,  sur l’argent . Il veut changer le sens que les Français mettent au mot Egalité! Macron ne raisonne pas en terme d ‘égalité statique, il introduit un parcours, un cheminement et à ce titre il se rallie à une conception de l’Egalité qui serait celle des chances. Macron semble plus nourri des idées d’un John Rawls que de celle de Marx ou de Babeuf!

Vouloir changer la perception et la conception des Français dans le cadre d’un mandat éphémère, n’est ce pas une naiveté? C’est un peu partir en short au Pole Nord selon nous. Les conceptions -contestables- que  Rawls et ses suiveurs ont de la justice sociale sont certes « modernes », mais elles ne s’imposent pas d’elle même; loin s’en faut. Surtout dans des périodes historiques marquées par l’injustice, l’accaparement, bref par le Crony Capitalism. Le moment n’est pas bien choisi pour tenter de favoriser une révolution culturelle des Français, c’est à contre-tendane et contre-intuitif. Sarkozy avait encore été plus maladroit car il avait voulu réhabiliter  l’argent et le Fouquet’s!  Par ailleurs et ceci est le coup de grâce, cette justice sociale dite moderne, pour être crédible doit avoir une consistance, elle ne doit pas se réduire à une simple valeur d’ambiance, il faut la décliner concrètement. On attend la déclinaison , elle fait défaut mis à part les modestes propositions sur l’école.

 

Enfin, les intentions de Macron , pour peu que l’on se donne la peine de les étudier sont de moderniser la France pour lui permettre de recoller au peloton des nations moyennes qui nous sont comparables. Il n’entend pas privilégier les riches en tant que tel ou même les chefs d’entreprises c’est absurde; il entend déplacer des ressources, des allocations afin de favoriser l’investissement,  la productivité et dans un temps ultérieur croit-il, l’emploi. Pour cela, comme les ressources sont rares il faut déplacer des masses , orienter d’une certaine façon plutôt que d’une autre, surtout si on a promis aux Allemands de ne plus s’adonner aux délices des déficits. On peut être d’accord ou non avec ses objectifs, mais on ne peut nier qu’ils ont une certaine cohérence avec le but visé. Macron c’est un projet néo-libéral que je qualifie d’attardé: il fait ce qui aurait du être fait par Chirac puis Hollande. Il ne nous prépare pas à l’avenir, non il essaie de rattraper le temps perdu.  Les institutions internationales en sont déjà à réflêchir sur les moyens de lutter contre le populisme en agissant fiscalement contre les inégalités tandis que Macron en est encore à les creuser parce que cela n’a pas été fait avant. Il faut si on veut rester des partenaires acceptables pour les Allemands, suivre cette voie, elle est incontournable. Ne me dites pas que je soutiens Macron, je suis contre cette politique, radicalement, mais à partir du moment ou on a fait certains choix , tout le reste en  découle. Et les Français ont voté Macron , ils l’ont voulu et bien maintenant, ils l’ont!

Le vin est tiré il faut le boire mesdames et messieurs  les citoyens électeurs de Macron. Il était  évident, cela sautait  aux yeux, que Macron voulait  attraper les voix sans trop se soucier de la qualité de ces voix, elles ne correspondaient pas à une adhésion à son projet , il s’est bien gardé d’être trop clair !Il en paie le prix et les Français avec lui.

En Prime document, Mélenchon: le budget des riches

Son analyse du ruissellement ou  « trickle down » est intéressante, elle est d’inspiration américaine. Mélenchon progresse dans ses analyses mais sa faiblesse majeure est qu’il n’ aucune solution pour un pays inséré dans le marché global, c’est la contradiction majeure de toutes ses analyses. On revient, avec lui, au problème de 1983 que Mitterrand n’a pu résoudre et qui l’ a conduit à baisser son pantalon par la dévaluation. 

Le débat parlementaire sur la loi de finances est l’événement central de la vie de l’Assemblée nationale. Bien sûr, il faut dorénavant y ajouter le débat sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale puisque son montant est plus élevé que celui du budget de l’État. Pour un groupe parlementaire comme le nôtre, ce moment est une épreuve de vérité. En effet c’est la toute première fois que nous effectuons un tel travail consistant à examiner mission par mission, ligne budgétaire par ligne budgétaire l’ensemble des recettes et des dépenses de l’État. La nouveauté pour nous n’est pas dans l’exercice de critique de la construction générale du budget. Nous le faisons chaque année et, depuis la création du Parti de Gauche, nous avons déjà présenté trois « contre budget ». Nous avons également procédé à un chiffrage général de nos mesures dans le cours de la campagne des élections présidentielles, après la publication du programme L’Avenir en commun. Nous avions d’ailleurs fait une émission de télévision sur le thème. Elle avait dû durer cinq heures pour pouvoir faire alterner sur le plateau tous les spécialistes et autorités intellectuelles qui travaillaient le sujet pendant notre campagne.

Quoi qu’il en soit, rien de tout cela n’est aussi exigeant qu’un débat parlementaire comme celui auquel nous avons participé. Dans tous les autres groupes il y a des anciens ministres des Finances, des anciens rapporteurs de la commission des finances et ainsi de suite. Chacun d’entre eux bénéficie donc d’un accès à une expérience et à la continuité de ses propres prises de position. Rien de tout cela n’existe à « la France insoumise ». Nous siégeons pour la première fois à la commission des finances de l’Assemblée nationale. L’équipe de nos assistants parlementaires aussi fait ce travail pour la première fois. Et cette activité s’inscrit dans un contexte nouveau pour le groupe. En effet, en juillet, il n’y avait que deux projets de loi sur la table, elle concentrait toute l’attention, et les commissions ne faisaient que se mettre en place. Depuis, toutes les commissions sont installées. Elles comptent toutes deux commissaires de « la France insoumise ». Ceux-là sont donc déjà absorbés par leur propre responsabilité sur les thèmes concernés (culture, défense, environnement etc.) et par les innombrables représentations dans des organismes les plus divers qu’il leur faut assumer. Dans ces conditions, la conduite de la bataille du projet de loi de finances a surchargé des emplois du temps déjà largement remplis.

Pour autant, nous avons maintenu notre système de la présence en alternance en séance. Tous, à tour de rôle, de nuit et de jour, en semaine et le samedi nous somme présent sur notre banc par équipe entre 4 et 10 personnes. Ce roulement, hélas, ne suffit pas à nous faire éviter les absences simultanées quand nous sommes convoqués aux mêmes heures à plusieurs réunions en même temps ! Quant à notre groupe d’assistants ils n’ont pas, hélas pour eux, l’avantage de pouvoir organiser un roulement. Il n’y a donc pas d’autre possibilité que leur dévouement absolu. Ils le donnent, dans l’anonymat, de toutes leurs forces. Je donne toutes ces précisions pour que ceux qui me lisent puissent bien réaliser les conditions concrètes de notre combat politique. C’est bien pourquoi les campagnes de calomnies médiatiques et de chasse à l’homme ou à la femme trouve une certaine efficacité puisqu’ils usent psychologiquement et meurtrissent les individus au moment même où ils doivent fournir tout leur effort. Dans les faits les agressions, insultes, menaces s’additionnent à tout le reste comme un tout au service exclusif de nos adversaires. Et ceux qui s’y livrent le savent parfaitement.

Dans notre bataille contre la première loi de finance du quinquennat, nous avons avancé sur deux lignes d’argumentation concomitantes. D’un côté, marteler et démontrer sans relâche le contenu antisocial du premier budget du « président des riches ». De l’autre expliquer et déconstruire la logique économique et politique qui est à l’œuvre dans ce budget. Je crois qu’à cette heure beaucoup de gens ont désormais compris que les cadeaux fiscaux aux plus riches de notre pays seront, au sens propre, payés par tous les autres. Les milliards d’impôts qui ne seront pas encaissés par l’État devront être compensés par des coupes claires dans les divers budgets. La comparaison des montants permet de réaliser l’ampleur des sommes concernées. Avec les sommes que garderont les riches avec le nouvel impôt sur la fortune et le nouveau modèle de taxation des revenus financiers, on aurait pu créer 60 000 postes d’enseignants, 75 000 logements HLM, 150 000 places de crèches… et ainsi de suite. Comme vous l’avez peut-être compris l’impôt sur la fortune est aboli. Un nouvel impôt est créé : il ne s’applique qu’aux seules propriétés d’immeuble, maison, appartement. Aucun patrimoine financier n’est plus imposé. Bien sûr, cela est d’abord totalement injuste socialement. Les patrimoines financiers sont la première cause de la production et la reproduction des inégalités sociales qui rongent les sociétés. Mais le fait d’exempter le patrimoine financier est d’abord un acte idéologique.

J’ai déjà évoqué ici et dans mes diverses interventions cette théorie du « ruissellement ». Elle suppose que plus les revenus des riches sont très importants plus il tombe de grosses miettes sur tous les étages inférieurs de la pyramide sociale. Ici, il est supposé que les milliards que ne paieront pas les riches en impôts, ils les placeront dans l’économie réelle, c’est-à-dire dans les entreprises. C’est une croyance sans aucun fondement. Et même pire : la réalité actuelle démontre le contraire. Il y a peu, les bénéfices produits par une entreprise n’étaient versés que pour 33 % en dividendes aux actionnaires. Nous en sommes rendus aujourd’hui à plus de 57 % ! Autrement dit, les capitalistes ne choisissent pas d’abord l’investissement dans leurs propres entreprises quand ils en ont les moyens. Ils préfèrent se servir de la rente en quantité toujours plus grande.

Un second aspect souligne le caractère irréel de la thèse d’après laquelle l’argent ainsi économisé irait dans l’économie réelle. J’ai demandé à plusieurs reprises au ministre de l’économie, monsieur Le Maire, de nous dire pour quelle raison il croit que ce serait le choix que feront les « épargnants ». Il m’a répondu qu’il le ferait par « bon sens ». Le bon sens de « l’épargnant » qui place lui-même son argent en bourse en faisant le choix de ses placements financier n’existe pas. Ou bien il est totalement résiduel dans l’ensemble du fonctionnement de la circulation des capitaux.

Que l’on soit un particulier ou un collectif, l’argent est placé sur la base des conseils d’un banquier qui cherche lui-même à y trouver son compte. L’essentiel de l’accumulation capitaliste se fait dans la sphère financière, telle est la vérité facile à vérifier. Et elle se réalise à des taux qu’il est impossible de trouver dans l’économie réelle. En toute hypothèse la création de nouvelles actions au profit des entreprises n’atteint pas aujourd’hui un volume capable d’absorber l’arrivée de nouveaux capitaux. De tout cela nous avons des preuves concrètes. Le fait que le capital aille prioritairement dans la sphère financière est avéré par la comparaison entre le niveau de capitalisation boursière et le niveau de la production réelle, ou bien par la comparaison du niveau des échanges réels avec celui des échanges financiers. Dans les deux cas, les échanges réels et l’évolution de la production réelle sont totalement marginaux par rapport à la masse d’accumulation boursière et de circulation des capitaux.

Les écarts sont si vertigineux qu’on a du mal à y croire. Le montant des échanges financiers sans aucun rapport avec la réalité de la production est 4000 fois supérieures à celui des échanges réels. Ultime signal : il y a 40 ans la durée moyenne de possession d’une action était de six ans ! Dorénavant, avec le « trading à haute fréquence », une action est détenue en moyenne 20 secondes. Au total, la vision d’après laquelle l’argent qui ne serait pas collecté en impôts sur les riches serait alloué avec « bon sens » vers la production est une vue de l’esprit qu’il est impossible de vérifier dans la vie réelle. Les nouveaux cadeaux aux riches, venant après les dons monstrueux du CICE finiront comme tous les autres, non en investissements et en emplois, mais en placement financier et en spéculation. Non seulement ils ne créeront pas en seul emploi mais ils en détruiront des centaines de milliers.

Pour nous, au groupe parlementaire « la France insoumise », la discussion du projet de loi de finances n’a jamais perdu ce double objectif : dénoncer les conséquences antisociales des choix faits en faveur des plus riches et démontrer l’inanité d’un modèle économique qui aboutit au résultat inverse de celui qu’il annonce.

Un autre aspect essentiel pour nous dans ce débat, c’est de multiplier les propositions alternatives. D’ailleurs nous présenterons un « contre-budget » le 2 novembre prochain. Mais au fil des débats, nous avons beaucoup amendé point par point. Nous avons voulu montrer inlassablement qu’on pouvait agir, concrètement, tout à fait autrement. Par exemple nous sommes revenus à la charge avec notre proposition d’établir un nouveau barème de l’impôt sur le revenu qui comporterait quatorze tranches au lieu de cinq comme actuellement. Cette simple proposition technique permettrait de répartir l’effort de manière plus équitable sur l’ensemble des contribuables et d’éviter la surcharge de tous les efforts sur la classe moyenne centrale. De la même manière, nous somme revenus à la charge avec la création de l’impôt universel. Il s’agit d’obliger chaque Français où qu’ils soit dans le monde à payer ce qu’il devrait à la France s’il s’y trouvait. Autrement dit, chacun paye dans le pays où il se trouve l’impôt qu’il doit mais il paye ensuite au fisc français la différence de ce qu’il aurait dû lui payer s’il se trouvait en France. C’est le meilleur dispositif possible pour combattre l’évasion fiscale. Rappelons que les États-Unis d’Amérique le pratiquent et organisent une recherche extrêmement active de tous leurs nationaux dans le monde pour les soumettre à l’impôt américain ! Des propositions de ce type sont celles que nous avons tirées du programme L’Avenir en commun qui reste en toutes circonstances notre document de référence.

En ce sens, le débat sur le projet de loi de finances aura été une très utile occasion de se confronter et d’affiner notre argumentation. Mais aussi, pourquoi le taire, cela est une occasion de préparer une large équipe à l’exercice concret du pouvoir. C’est pourquoi il était si important que tous les membres du groupe, à tour de rôle, participent au roulement sur les bancs pour prendre en charge la position commune. Et c’est ainsi que s’est confirmée l’importance de l’existence d’une charte et d’une règle de conduite centrée sur la mise en œuvre du programme L’Avenir en commun. S’il avait fallu discuter avant chaque mesure, chaque amendement, chaque chapitre, chaque article, et définir au coup par coup une position commune, le travail eût été impossible. Je le dis pour que cela serve à l’avenir. Je le dis aussi pour qu’on se souvienne qu’au moment où cette charte et ce programme ont été mis au centre de tout, certains hurlaient contre la caporalisation, et même la « dictature stalinienne » que cette méthode aurait instaurée. Dans les conditions actuelles, chaque électeur sait que ses députés « la France insoumise » mettent en œuvre avec fidélité le mandat qu’ils ont reçu de lui.

 

 

 

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4 réflexions sur “Macron: Analyse . »80% des Français estiment que les grandes fortunes et les chefs d’entreprises sont les grands gagnants de la politique fiscale de Macron ».

  1. Je voulais vous poser une question, je ne sais pas si vous l’avez lu, je me permets de la remettre ici : A propos de l’inflation des actifs, il y a toujours l’immobilier en France, celui là même que Macron veut mettre au pas alors qu’il risque surtout de pénaliser les banques si ça finit par sauter. J’ai une question : la valeur de l’immobilier en France ne tient pour moi qu’à une seule chose : l’allongement de la durée de son financement de 10, 15 ans auparavant à 25 ou 30 ans aujourd’hui le tout conjugué à des taux bas. Il peut sauter comme en 1987 comme ils peuvent aussi changer les maturités du financement : porter les crédits à 50 ans par exemple.En Suède nous avons bien du financement infine à 100 ans si je me trompe? Donc ma question est : qu’est ce qui les empêche de refaire un tour de cavalerie financière supplémentaire ? Ils pourraient même nous resservir au présent du financement hypothécaire (genre equity release) sur la base d’un immobilier surévalué par une politique de crédit immobilier à 50 ans ? Il me semble qu’il n’y a pas vraiment de limites encore à continuer le petit jeu du crédit à la mode Law : il faut juste de nouveaux entrants et des maturités plus longues . Est ce que je me trompe ou est ce qu’il existe une limite ( par exemple un véto allemand qui s’offusquerait qu’une valorisation excessive en France de l’immobilier par les anoblissants du crédit débouchant sur une création monétaire sans production réelle

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    1. La limite aux prix de l’immobilier c’est la crise du logement vue d’un point de vue de locataire. Si les prix montent trop alors les loyers deviennent trop chers, les locataires ne peuvent plus payer, il faut encadrer les loyers et ceci provoque une crise de l’offre de logement à terme comme l’a fait la loi de 48.

      Macron raisonne en terme de cout de reproduction de la main d’oeuvre. Il pend que si on diminue le cout de la vie des salariés alors on peut diminuer leurs salaires réels et devenir plus compétitifs, de là son idée d’essayer de faire baisser les prix de l’immobilier. Mais tout cela c’est de la bouillie pour les chats, tout est contradictoire et confus. Ce qui est normal, quand on intervient dans tous les sens.

      Aimé par 1 personne

      1. Je suis ok sur ça, seulement ce n’est pas là que je voulais en finr mais là : il me semble qu’en montant le financement à 50 ans ou en infine à 100 ans comme en suède avec des taux pratiquement zéro ça laisse de la marge à la fois pour le prix des loyers et pour trouver « un cash flow » supplémentaire à des employés toujours appelés à être moins payés … et ça fabrique plus de fausse monnaie encore pour investir si je puis dire, parce que l’investissement aujourd’hui ….no comment…. je n’y crois pas. j’aimerais pourtant

        Aimé par 1 personne

  2. Ben quoi, Macron a hérité de la politique de gribouille de ses prédécesseurs,
    et comme il n’a rien appris d’autre en politique, il en rajoute une louche. En
    faveur des petits copains, ce qui le place en situation inconfortable mais
    provisoirement tenable face aux électeurs tétanisés.

    Mélanchon, autre grand partisan de la suppression de la Nation, qui regrette
    d’être blanc (et compense avec un entourage croquignolet…), parle comme
    le Pape pour qui « la sécurité des personnes prévaut sur celle des nations »,
    feignant d’ignorer que cette dernière est une condition de la première.
    Entendre Mélanchon parler d’amour, il y a de quoi crever de rire, tant qu’on
    a encore ce loisir!
    Un petit couplet écologiste « respect de la biosphère » ,on ratisse à gauche,
    alors qu’il est un technolâtre revendiqué, un autre contre « la peur », sentiment
    répandu dans toute l’Europe, pur fantasme de ceux « qui ne sont rien »,
    probablement…

    Ajoutons la déroute du FN et nous ne sommes pas sortis de l’auberge.
    De l’auberge espagnole évidemment, où nous devrons apporter notre pitance,
    ou repartir le ventre creux et la tête vide comme les besaces des politichiens.

    Ceux qui n’ont aucun penchant pour la reddition en rase campagne sauront
    quoi faire. Suffisamment assurés de la solidité de leurs arguments, les meilleurs
    dans la théorie explicite ou implicite seront aussitôt les meilleurs dans la pratique
    parce qu’ils auront débordé, fait imploser les plans aujourd’hui évidents
    de l’ennemi, au lieu d’ergoter dans son vocabulaire, sur son terrain.

    En 68, les peureux demandaient: « qu’allez-vous mettre à la place (du système) »?
    La bonne réponse était: « nous allons changer de place ».
    Mais le PC veillait au grain, et on pensait améliorer son sort à moindre frais.
    A l’époque les pouvoirs pouvaient lâcher du lest (« accords de Grenelle »).
    Aujourd’hui c’est l’inverse,
    l’épargne doit venir combler les trous du capital! C’est l’ennemi qui a
    changé ses positions, il a laissé le risque sur place, licenciements,
    vassalisation économique, et envoyé le capital ailleurs. Il n’y a donc, même
    syndicalement, plus de raisons de ménager ce qui ne reviendra pas,
    et aggrave la situation par une immigration parasitaire inutilisable,
    quand elle n’est pas criminelle.
    Les raisons de ne pas bouger ont toutes disparu. C’est déjà ça.

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