Le groupe de télécoms et médias Altice, en pleine dégringolade boursière,

Nous avons en son temps (sur Lupus) decendu en flammes le groupe de Drahi comme étant un oiseau de beau temps, nous n’insiteront pas. Ce seraitde l’acharnement. Notre idée est simple: Drahi n’ a pas les épaules assez large pour soutenir un groupe qui opére dans un secteur difficile, concurrentiel alors qu’il ne fonctionne qu’avec de la dette. Il était évident que c’était Vivendi qui faisait la bonne affaire en vendant SFR et non pas Drahi; nous sommes au moment de verité. Les mouvements de personnes ne changeront rien aux données objectives, lesquelles sont négatives.

Le groupe de télécoms et médias Altice, en pleine dégringolade boursière, a annoncé jeudi la reprise en main de sa direction par son fondateur et principal actionnaire Patrick Drahi, après la démission de son directeur général Michel Combes.

Arrivé chez Altice en août 2015, Michel Combes quitte ses fonctions une semaine après l’annonce de résultats trimestriels décevants qui ont déclenché la panique chez les investisseurs, le titre ayant abandonné plus d’un tiers de sa valeur en une semaine.

Sa démission s’inscrit dans un contexte d’instabilité de la direction du groupe: en septembre, le directeur général de l’opérateur télécoms SFR, Michel Paulin, avait lui aussi quitté ses fonctions.

Altice est organisé autour de deux principaux marchés: la France, avec SFR, présent dans les télécoms et les médias (BFM TV, Libé, etc), et les Etats-Unis, où Patrick Drahi a racheté les câblo-opérateurs américains Suddenlink et Cablevision.

Mais sur ces deux marchés, Altice a enregistré une baisse de son chiffre d’affaires au dernier trimestre, mal accueillie par les investisseurs, poussant Patrick Drahi à reprendre la main.

« Altice annonce la réorganisation de la direction et la gouvernance du groupe en liaison avec la démission aujourd’hui de Michel Combes, directeur général d’Altice, directeur d’Altice USA et PDG de SFR Group », a indiqué le groupe.

Patrick Drahi va être nommé président du conseil d’administration et « établira les priorités stratégiques, opérationnelles, commerciales et technologique du groupe ainsi que leur exécution, en particulier à SFR », précise-t-il.

Il place aux commandes de ses principales activités plusieurs de ses proches.

Dexter Goei, l’homme de confiance de Drahi déjà directeur général d’Altice USA, est nommé directeur général d’Altice et aura donc les commandes opérationnelles du groupe.

Alain Weill, jusqu’alors directeur général de SFR Medias (BFM TV, RMC, L’Express…), est nommé PDG de SFR.

Autre compagnon de route historique de Drahi, Armando Pereira, déjà chargé des opérations du pôle télécoms de SFR, devient directeur opérationnel d’Altice Telecom avec la responsabilité de piloter l’ensemble de l’activité télécoms du groupe.

« Cette structure représente un retour à l’organisation d’origine qui avait permis le succès du groupe Altice », souligne le groupe.

Ambitions américaines

Elle est destinée à « mieux mettre en oeuvre la stratégie d’Altice, à mettre en place un système de responsabilités plus clair et à améliorer les performances opérationnelles et financières » du groupe, indique-t-il encore.

Cette réorganisation « va aligner plus complètement les intérêts des fondateurs, de la direction du groupe, tous ayant une participation significative dans le groupe, avec ceux de l’actionnariat public », poursuit Altice.

Les dirigeants, tous des actionnaires importants, « appliqueront la stratégie de convergence entre télécoms, contenus et publicité numérique » chère au groupe.

Cité dans le communiqué, Michel Combes estime qu’avec le retour de Patrick Drahi à la présidence, « Altice sera bien positionné pour mettre en oeuvre sa stratégie dans toutes ses opérations ».

M. Combes était arrivé chez Altice en août 2015, après avoir quitté l’équipementier télécoms Alcatel-Lucent où la rémunération encaissée à son départ lui avait valu une grosse polémique.

Pour M. Drahi, regagner la confiance des investisseurs et clients s’annonce une lourde tâche.

Il ambitionne en particulier de faire des Etats-Unis son premier marché et compte pour cela sur l’appui des investisseurs puisque son groupe, quatrième câblo-opérateur américain, est entré à Wall Street fin juin.

Il s’y est récemment lancé dans le mobile via un accord avec l’opérateur Sprint et a annoncé le lancement d’une box permettant de recevoir internet, fixe et télévision, une première aux Etats-Unis.

Sur ce marché, le groupe de médias et télécoms a connu une baisse de son chiffre d’affaires de 2,5% au troisième trimestre.

Les investisseurs ont en outre l’oeil rivé sur l’importante dette d’Altice qui est restée stable au troisième trimestre, à 51 milliards d’euros. Altice a multiplié les acquisitions ces dernières années.

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