Altice/ SFR, -40% en dix jours

Ce n’est pas de l’acharnement et nous ne sommes pas vendeur « short », non c’est du bon sens. Dès l’annonce des opérations de Drahi, au temps de Hollande /Macron nous avons émis des doutes et des avertissements: la grenouille voulait se faire plus grosse que le boeuf… à crédit.

Pour pasticher la chanson, Drahi, c’est fini et dire que …

Monter des groupes champignons dans les périodes de crédit facile et avec l’aide des politiques/politiciens , c’est facile; mais au premier coup de vent c’est la panique. Le secteur des Télécoms est pourri, la concurrence est forte et les gens intelligents comme Bolloré en sortent au lieu d’y entrer. Bouygues a essayé mais sans succés. je serai curieux de voir tous les comptes de Niel , tous …

Le secteur des télécoms  est malade, c’est le business modèle de la sidérurgie  et le crédit Junk du secteur a été le premier à plonger dans la débâcle de la semaine dernière dont nous avons amplement parlé.

l’irrésistible ascension de Drahi nous a fait tout de suite penser  à celle de Robert Maxwell, l’homme d ‘affaires britannique avec qui nous avions une association en France. Maxwell n’avait pas d’argent même si on le considérait comme milliardaire, en fait il n’avait que des dettes. Il avait comme fonds de commerce ses introductions politiques dans les milieux socialistes, son carnet d’adresse dans les banques nationalisées fraçaises, il menait une action  de propagande de centre gauche, européistes. Il était un protégé de Mitterrand à l’Elysée et surtout de son chef de cabinet JCC. Il s’est lancé dans la fuite en avant et il s’est ramassé à un tel point qu’il a du maquiller sa mort pour que ses enfants puissent toucher l’assurance vie. Hélas la manoeuvre a été découverte. Paix a son âme.

Drahi c’est la même chose et il va s’apercevoir que les amis, on ne les a que dans la phase de montée, dans la phase descendante, ils tournent le dos comme cela s’est passé pour Maxwell.  Il avait pourtant mis ses publications au service de la Socialie.

L’incroyable descente aux enfers se poursuit pour l’action Altice, qui perd encore 10% aujourd’hui, sur une huitième séance consécutive dans le rouge. Le titre cote 9,19 euros, alors qu’il affichait 23,26 euros au plus haut de l’année, le 9 juin dernier. Depuis l’avertissement lancé le 3 novembre, l’action s’est effondrée de 43%. La relation de confiance avec le marché semble largement compromise, alors que c’était l’un des piliers permettant à la société de s’endetter lourdement pour mener à bien ses projets de convergence entre télécoms et médias et d’expansion aux Etats-Unis. La purge a ramené l’objectif moyen sur le titre à 18,04 euros, selon le pointage du jour, contre 23,85 euros le 1er novembre, avant l’avertissement.

Depuis le début du dernier trimestre, le dossier est désormais lanterne rouge du STOXX 600 Europe, avec -44,6% au compteur, pire que l’italien Leonardo et ses -36%. Le départ de Michel Combes et la reprise en mains de la division européenne par Patrick Drahi et sa garde rapprochée ne convainquent pas vraiment. Ce matin, Morgan Stanley a planté une nouvelle banderille en estimant que l’Ebitda de la filiale française, SFR, risquait de continuer à baisser jusqu’à fin 2019. L’analyste concède que l’avertissement était plutôt léger, mais explique que l’endettement très élevé rend les investisseurs nerveux quand les performances opérationnelles ne sont pas au rendez-vous.

En PRIME

Le groupe de télécoms et médias Altice perdait 17,56% à 8,45 euros mardi peu avant 16H00 (15H00 GMT) à la Bourse d’Amsterdam, poursuivant sa dégringolade boursière, alors que son patron Patrick Drahi s’est adressé longuement à ses collaborateurs pour les rassurer.

Cette nouvelle chute du titre intervient après la publication d’une note par le courtier Morgan Stanley qui prédit une baisse du résultat brut d’exploitation (Ebitda) d’Altice jusqu’à la fin 2019, selon l’agence Bloomberg.

Patrick Drahi a tenté de rassurer les troupes du groupe dans la tourmente mardi en s’adressant à quelque 10.000 collaborateurs depuis le siège français du groupe à Saint-Denis, près de Paris, au cours d’un questions-réponses d’une heure et demie, a indiqué une source interne à l’AFP.

Le responsable a confirmé la stratégie du groupe et demandé à ses collaborateurs de tout mettre en oeuvre pour améliorer la relation client.

« Si on se concentre sur nos +basics+ et que l’on garde le cap de notre stratégie, si nous travaillons tous dans la même direction, sans se disperser, nous allons évidemment y arriver », a assuré M. Drahi.

« Je m’engage personnellement, à vos côtés: je m’engage personnellement pour le futur d’Altice et de SFR », a ajouté Patrick Drahi qui a repris les rênes du groupe en devenant président du conseil d’administration jeudi, après le départ du directeur général Michel Combes.

Le groupe de télécoms et médias avait déjà perdu près d’un quart de sa valeur (-22,59%) le 3 novembre, au lendemain de la publication de ses résultats trimestriels, montrant un recul de ses deux principaux marchés, la France et les Etats-Unis. Les marchés boursiers sont également inquiets de l’importante dette d’Altice.

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