Billet Oui, mais à quel coût?

L’apparence de normalité, mais à quel prix?

Les élites répétons nous souvent ne résolvent aucun problème, elles n’en ont pas les moyens; ce qui gouverne c’est le Système et sa logique de reproduction/extension.
Les élites sont les grands prêtres, les apparents gestionnaires d’un système qui les dépasse mais qu’elles  connaissent mieux que les  autres, et c’est en tant que grands prêtres qu’elles s’enrichissent, attirent les honneurs, les femmes et maintenant, il ne faut pas oublier, les hommes, post modernité sociétale oblige.
Les élites  règnent et dominent  parce qu’elles entretiennent, elles et leurs complices des mythes, des illusions selon lesquelles elles peuvent tout.  Elles sont toutes puissantes .
Regardez Macron, il n’a rien fait , rien accompli, mais il n’arrête pas, il passe du dossier de la réforme du Code du Travail au dossier Européen,  en passant il donne des leçons à Trump, puis il s’attaque au dossier du Moyen Orient, puis au dossier de l’égalité homme-femme, puis au dossier du harcèlement , puis au dossier Libyen, puis au dossier Russe,  puis au dossier Iranien, puis au dossier Chinois avec la Silk Road et j’en oublie … au passage il engrange quelques lauriers sur la reprise économique et il annonce qu’il va vaincre le populisme, le conspirationnisme, le nationalisme…  Sa popularité monte. C’est un vrai magicien.
Les commentateurs les plus avisés ceux qui ont étudié un peu de philosophie et les écrits sur la société du spectacle nous disent: mais ce n’est qu’un spectacle, de la Com, de la mise en scène, il brasse du vent, sur le fond rien ne change ou si cela change, c’est en pire. Ils ont raison mais c’est insuffisant. c’est insuffisant parce que tout en étant vrai, c’est abstrait, cela ne parle pas aux gens. Cela leur passe au dessus de la tête. Peu de gens comprennent, peu de gens  acceptent de rentrer dans une problématique et il y a une sorte de rejet de tout ce qui, de près ou de loin apparaît comme intellectuel. 
Les critiques, pour avoir une portée doivent parler au gens  elles doivent leur faire toucher du doigt les faits, les situations. Il faut partir du concret. D’où l’enjeu de la liberté de parole. Les contre pouvoirs doivent pouvoir s’exprimer librement.
IL faut pouvoir montrer aux citoyens, il faut pouvoir leur faire toucher du doigt les trucages, les omissions, les fausses vérités, les mystifications qui permettent aux pouvoirs en place de dominer malgré leurs insuffisances.
Nous expliquons souvent que le monde en général et économique en particulier comporte toujours deux faces une face active, que l’on voit et une face passive que l’on ne voit pas. C’est un peu comme le bilan d’une enteprise il y a un actif, des richesses apparentes, mais il y a  toujours un passif, une origine des ressources, des dettes, des promesses qu’il faut assumer.
Présenté autrement cela correspond à l’idée que tout a un coût, qu’il n’y a pas  de free lunch, on ne rase jamais gratis. En philosophie hindoue on dit qu’un arbre a toujours deux branches.
La démocratie, comme système de tiers payant généralisé
Et si on rase gratis bien souvent c’est parce que celui qui reçoit dans nos systèmes de redistribution et de tiers payant, celui qui reçoit n’est pas celui qui paie. La démocratie est un colossal système de tiers payant ou les uns vivent aux dépens  des autres par le miracle de la prédation majoritaire.
Les miracles accomplis par les élites et les classes dominantes  se résument bien souvent à une illusion provoquée par l’escamotage des coûts.
C’est le cas par exemple des succès en matière de lutte contre le chômage: ceux qui ont réussi comme l’Allemagne ne l’ont fait que parce qu’ils ont paupérisé une fraction énorme de la population, les réformes de Schroeder constituaient une gigantesque augmentation du taux d’exploitation de la main d’oeuvre; c’est ce qu’essaie de réaliser Macron.
La générosité sans limite des partisans des frontières ouvertes n’est possible que parce que l’on partage la pauvreté en un plus grand nombre d’ayants droits si on ose dire. Ou encore que parce ce que l’on détruit la culture, l’environnement, la qualité de la vie de ceux qui sont les moins favorisés puisque ce ne sont pas  les riches qui  accueillent les migrants et les fréquentent. On abaisse le niveau de culture et de conscience politique du peuple. on pille ses solidarités spontanées.
Des pseudo solutions qui escamotent leurs coûts
L’apparent succès de la lutte contre la crise ressort de la même analyse. Pour tenir malgré la dislocation, on a créé de la monnaie à partir de rien qui dilue le pouvoir d’achat futur de tous les détenteurs de monnaie, on a augmenté les dettes, on a  supprimé la rémunération des épargnants , surtout les plus modestes, on  a pillé leurs retraites, on a fait s’endetter les plus fragiles,  etc. On a changé les règles du jeu bancaire, on a augmenté la prédation et les contrôles/:surveillances fiscales, on  considérablement réduit les libertés de paiement et de circulation, il n’ y a plus que les gros capitaux  qui circulent librement.
Je vous propose un bon texte de Charles Hugh Smith qui tourne autour de ces questions, il est simple, clair et convaincant. 
CHS met en évidence les coûts cachés imposés aux peuples: la dette, les tranquilisants et opiodes, la dette des étudiants et leur paupérisation sans espoir, l’esclavage des dettes privées .

Yes, But at What Cost?

This is how our entire status quo maintains the illusion of normalcy: by avoiding a full accounting of the costs.
The economy’s going great–but at what cost? « Normalcy » has been restored, but at what cost? Profits are soaring, but at what cost? Our pain is being reduced–but at what cost?
The status quo delights in celebrating gains, but the costs required to generate those gains are ignored for one simple reason: the costs exceed the gains by a wide margin. As long as the costs can be hidden, diluted, minimized and rationalized, then phantom gains can be presented as real.
Exhibit One: the US public debt. If you borrow and blow enough money, it’s not too difficult to generate a bit of « growth »–but at what cost?
Exhibit Two: opioid deaths. One of the few metrics that’s climbing as fast as the national debt is the death rate from prescription and synthetic opioids:
Exhibit Three: student loan debt. Here’s a chart of debt that is federally originated but paid by individual students: the infamous student loan debt that has shot up over $1 trillion in a few years.
You see the point: the cost are skyrocketing but the gains are diminishing. The costs of maintaining the illusion of « normalcy »–for example, that going to college is « still affordable »– are soaring, while the gains of a college education are declining as credentials and diplomas are is oversupply. (What’s scarce are the real-world skillsets employers actually need.)
Americans are in pain, and the cartel-sickcare « solution »–« non-addictive opioids »–is reaping a horrendous toll on all who trusted the sickcare system to deliver non-addictive painkillers. Should the newly addicted sufferer no longer be able to get the synthetic opioid prescribed, the option of choice is street smack (heroin), and this is why heroin deaths are soaring along with deaths caused by synthetic opioids.
Pain has been relieved–but at what cost?
The elites within the Big Pharma and higher education cartels are reaping enormous salaries, bonuses and benefits while these cartels wreak havoc on America’s vulnerable underclass (i.e. the bottom 90%). Monumental sums of cash are flowing from the many to the few while the many become addicted to opioids or enslaved to student loan debt.
The financial media is euphoric over the billions of dollars of profits reaped by smart phone manufacturers–every kid needs one, right? But at what cost, not just the financial cost, but the cost in addictive behaviors spawned by smart phones?
iPhones and Children Are a Toxic Pair, Say Two Big Apple Investors (WSJ.com) The iPhone has made Apple Inc. and Wall Street hundreds of billions of dollars. Now some big shareholders are asking at what cost.
This is how our entire status quo maintains the illusion of normalcy: by avoiding a full accounting of the costs of a system set to maximizing profits by any means available, a system of public-private pillage overseen by the protected few at the expense of the vulnerable many.
It’s as if we’ve forgotten that debt accrues interest, i.e. claims on future income. Debt is easy to ignore in the initial euphoria of spending the « free money, » but once the depreciated value of what was purchased and the interest starts weighing on the borrower, the borrowed money is revealed as anything but « free. »
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2 réflexions sur “Billet Oui, mais à quel coût?

  1. Excellent. Si je me souviens bien de ce qu’écrivait Bastiat (bien plus célébré outre-Atlantique que dans sa patrie) : « Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas » (à propos de l’économie ) et « L’état est la grande fiction à travers de laquelle chacun s’efforce de vivre aux depens de tous les autres ) » . Plus ou moins…ma mémoire me joue des tours…

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  2. Pasolini avait déjà tout compris : « Salò ou les 120 Journées de Sodome » est certainement la seule oeuvre artistique qui touche du doigt ce que vous décrivez dans vos essais. Cette indécence sublimée, qui touche à la pornographie, au sens de sa répugnance la plus sordide.

    Je vous admire quotidiennement pour commenter posément et avec pédagogie les exactions des grands prêtres du système. Personnellement, je ne puis garder mon calme comme vous le faites. Bravo !

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