Billet « La bulle Macron, aurait éclaté »

 WEF DAVOS:  Macron came, saw – and disappointed   Die Welt


Macron à Davos , les Allemands prétendent que la Bulle Macron a éclaté à Davos .

Même en l’absence de fake news caractérisé il est difficile de se faire une idée sérieuse de la prestation publique d’un leader mondial. Des médias MSM, quasi officiels donnent de l’intervention de Macron des interprétations opposées!

C’est un constat qui devrait faire réfléchir tous ceux qui prétendent s’ériger en police de la pensée. La vérité, en elle même existe, mais ce n’est pas une donnée, c’est un processus, une recherche et on s’en rapproche asymptotiquement par le travail et l’ascèse.  J’ai bien dit l’ascèse pour signifier qu’il fallait se faire violence pour prétendre se mettre à la recherche de la Vérité. Il faut suivre la pente, mais … en montant.

C’est un travail qui a besoin de tout un ensemble d’outils, de références, de connaissances, bref de verticalité . Une vérité s’inscrit dans un contexte d’une part et dans un ensemble de connotations propres au sujet qui l’examine d’autre part. C’est tout cela qui lui donnent son sens. Mais il y a des scories, de la gangue autour du diamant.

Honte à ceux qui se précipitent sur cette question aussi importante de la vérité pour reconstiuer la Stasi de la pensée!

Je leur conseille de faire comme moi, de lire et relire chaque semaine quelques pages des mémoires de Goebbels. Elles ont été écrites au jour le jour, les lire change la vie et le regard que l’on porte sur la politique, l’histoire, la société, les médias.

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LCI la chaine française a titré son émission sur Macron à Davos« Davos : Macron altermondialiste ? ». Comment peut-on afficher pareille ânerie? Mystère. Même avec un point d’interrogation cela ne veut rien dire, cela induit en erreur et crée une impression fausse. C’est ne rien avoir entendu du message de Macron , ne rien connaitre au fond de l’altermonndialisme, c’est être d’une mauvaise foi crasse.

Macron n’est pas altermondialiste, il est mondialiste à fond; globaliste même et tout son discours le prouve. Il est dans la ligne de ses prédécesseurs en plus intelligent, en plus vicieux et plus dialectique!

Il correspond à la période, cette période qui se caractérise par la mise en difficulté du mondialisme, par ses ratés, par son blocage. Le Mondialisme s’embourbe, il est menacé. Macron prend exactement la position de son maitre à « penser », Tony Blair qui considère que le mondialisme n’a pas gagné, que le populisme progresse et non pas régresse, que l’on a frolé de peu la catastrophe ces deux ou trois dernières annnées. Et qu’il ya beaucoup à faire pour éviter le pire.

Macron est pire que Blair qui lui est un pourri, stipendié, il est un Croyant au sens religieux. C’est irrationnel, il a la Foi.  Ce n’est même pas le Pari de Pascal, non il n’a aucun doute et à ce titre d’une part il affirme sa volonté, et d’autre part sa détermination cynique.

Tout cela débouche sur un discours fumeux certes mais qui en substance dit ceci: nous allons vous imposer la mondialisation coûte que coûte, que vous soyez d’accord ou non on s’en fiche, mais je vais faire en sorte que cette mondialisation soit plus acceptable, qu’elle génère moins d’inégalités. Bref je ne vais pas retourner en arrière, non je vais faire en sorte de vous imposer mon sens de la mondialisation, le vais vous expliquer  qu’elle est bonne pour vous.

Macron va prendre la peine d’expliquer, puis il va aider ceux qu’il veut convertir à changer . Et les autres , il va les punir, les bannir, il les menace.

Bref il va faire en sorte que la mondialistaion soit une ragougnasse plus savoureuse avec des parfums et des épices, des flavors façon Mc Do. Il va neutraliser ses odeurs nauséabondes au parfum d’inégalités et de servitude  et il va aider à se plier à cette nouvelle religion. Lui a la révélation, il sait qu’elle est bonne pour nous, cela ne se discute pas.

Et à ceux qui sont tièdes il dit et menace: si vous ne me suivez pas alors ce sera la Révolution des gueux, des populistes , vous savez, ces nazis puants.

France is back, la France est de retour , Macron se pose en symétrique de Trump, que dis-je  en rival. Et Merkel n’a qu’à bien se tenir. Vous remarquerez l’abstraction, France is back,  la France est de retour, c’est une affirmation sans contenu, mais qui positionne la France par rapport au reste du monde, non par rapport à elle même ou par rapport aux Français.

Le discours de Macron s’adresse, et c’est pour cela qu’il est fumeux, il s’adresse à des cibles multiples; ses collègues chefs d’état, ses maîtres et sponsors, ses citoyens et concitoyens, les convaincus, les tiède et les fachos. C’est un discours trop complexe et qui manque sa ou ses cibles parce qu’il veut trop en faire et trop en  dire. Un message à ce niveau doit être simple, clair,  unique.

D’ou la réaction négative de l’Allemagne et de ses élites car eux ont bien entendu que Macron voulait leur donner une leçon, voire des ordres.  Il leur dit en substance: il faut payer! Il faut que la globalisation/européisation  pour être acceptable soit rendue plus attrayante, il faut que vous acceptiez quelques épices et parfums pour couvrir son odeur nauséabonde. Et ses relents de Grand Reich. C’est un moyen de leur dire, il faut que vous acceptiez mes réformes , avec tout ce qu’il y a dedans: une pincée de solidarité, de péréquation, de stimulation de la croissance et moins de rigueur fiscale .

Bref Macron donne une leçon, sinon des  ordres et il menace.

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Article de Die Welt, traduction en Anglais puis texte en allemand.

By Olaf Gersemann , Holger Zschäpitz , Davos | | Reading time: 4 minutes

 https://www.welt.de/wirtschaft/article172828018/Davos-Macron-kam-sah-und-enttaeuschte.html
French President Emmanuel Macron was celebrated as a Messiah before his appearance at the World Economic Forum in Davos, saving Europe, indeed the whole world. But his appearance became a self-degeneration.

Here is one who can, does something that is undaunted: Rare participants of have the World Economic Forum in Davos so feverishly awaiting the appearance of a top politician like that of the French president Emmanuel Macron on Wednesday night.

In front of the large congress hall, large grapes were formed, all just wanted to see the new Messiah once in person.

And the young head of state rose equally well, much to the taste of the many Americans and Britons in the hall . With a joke, one at the expense of the American president. « Fortunately, we did not invite a climate skeptic this year, » Macron said, looking at the snow masses and earning the anticipated laughter.

What followed then was the reform agenda of a European statesman, presented fluently in English. Listeners who had listened to Angela Merkel in the same place hours earlier quickly realized that nobody in Europe could outdo a Macron in terms of reform ambitions.

A ten billion program for education, he announced, more funds for the debt restructuring, to bring the backward ones back into the labor market. Lower taxes on capital gains to improve equity culture.

Macron: The state must empower citizens to change

Overall, there was much talk of change, which the state should even accelerate. It could not be about protecting people from change. On the contrary, the state must enable the citizens to participate. « France is back, » he told the audience.

Then the speech should actually have come to an end, and Macron would have routinely lived up to the high expectations. But Macron switched to French and continued talking. And further. And, it seemed, it did not stop, not even when he switched back to English.

 Long since weary listeners speculated in between, already full of sarcasm, that the performance could overlap with that of Donald Trump on Friday afternoon.

Macron’s speech is getting out of hand

More and more themes were addressed by Macron, the military, Africa, crime, education, women’s equality, refugees, education, taxes, education. The solutions he had always deliver on the same level: more international cooperation in Europe and beyond, more regulation, best « dirigisme » in world format.

In the distribution of value added, for example, Macron sees companies and investors as compulsory – the answer is not taxes in individual countries. He also called for a « new global pact, » which should not be just a matter for governments. Every single company must incorporate it into its business model so that there are no longer « free riders of globalization ». « It’s not good living in a Darwinian world, » Macron called into the hall.

« The whole thing sounded more like a campaign speech than a concrete reform program for France and Europe, » said Dennis Snower, president of the Kiel Institute for the World Economy. Especially in comparison to Merkel, who had spoken three hours before the French president, the balance of the Macron appearance is devastating.

Snower: Merkel was clear and precise, Macron cloudy

 » Merkel had clear ideas, was precise. Macron, on the other hand, used cloudy phrases, « said Snower, an American. Macron reminds him of the former British Prime Minister Tony Blair, who had always fascinated people with his « third way », but in the end achieved little concrete success.

France's President Emmanuel Macron gestures during the World Economic Forum (WEF) annual meeting in Davos, Switzerland January 24, 2018. REUTERS / Denis Balibouse
Macron’s statements unfold in the course of his speech

Macron may also have that experience in the coming years of his presidency. He promised to legislate all reforms in the long term in order to provide planning security for foreign investors.

Judging by the tired mines of the spectators, he has done himself and his country with the Davos appearance but no great favor. From disenchantment was in some the speech.

In the end, after more than an hour, there were no more questions. The Anglo-Saxon audience, amusingly accustomed, quickly left the hall. « Everything belongs together, » Macron had finally called, and in general: « The answer is in this room. »That’s what the business elite expects from Trump’s performance

Macron kam, sah – und enttäuschte

Von Olaf GersemannHolger Zschäpitz, Davos |  | Lesedauer: 4 Minuten

 

Frankreichs Präsident Emmanuel Macron wurde vor seinem Auftritt beim Weltwirtschaftsforum in Davos als Messias gefeiert, der Europa, ja die ganze Welt rettet. Aber sein Auftritt geriet zu einer Selbstentzauberung.

 

Hier kommt einer, der es kann, der etwas tut, der unerschrocken ist: Selten haben die Teilnehmer des Weltwirtschaftsforums in Davos dem Auftritt eines Spitzenpolitikers so entgegengefiebert wie dem des französischen Präsidenten Emmanuel Macron am Mittwochabend. Vor der großen Kongresshalle bildeten sich große Trauben, alle wollten den neuen Messias nur einmal persönlich sehen.

Und der junge Staatschef stieg gleich gut ein, ganz nach dem Geschmack der vielen Amerikaner und Briten im Saal. Mit einem Witz nämlich, einem auf Kosten des amerikanischen Präsidenten. „Glücklicherweise haben wir dieses Jahr keinen Klimaskeptiker eingeladen“, sagte Macron mit Blick auf die Schneemassen – und erntete das erwartete Gelächter.

Was dann folgte, war die Reformagenda eines europäischen Staatsmanns, flüssig auf English vorgetragen. Zuhörern, die Stunden zuvor am selben Ort Angela Merkel zugehört hatten, wurde schnell klar: So schnell lässt sich ein Macron in puncto Reformehrgeiz von niemandem in Europa übertrumpfen.

« Wir glauben, dass Protektionismus nicht die richtige Antwort ist » Ein Zehn-Milliarden-Programm für die Bildung, kündigte er an, mehr Mittel für die Umschuldung, um die Zurückgebliebenen wieder in den Arbeitsmarkt zu bringen. Niedrigere Steuern auf Kapitalgewinne, um die Aktienkultur zu verbessern.

Macron: Staat muss die Bürger zum Wandel befähigen

Insgesamt war viel von Wandel die Rede, den der Staat sogar noch beschleunigen solle. Es könne nicht darum gehen, die Menschen vor dem Wandel zu behüten. Im Gegenteil: der Staat müsse die Bürger noch befähigen, diesen mitzumachen. „Frankreich ist zurück“, ließ er das Publikum wissen.

Dann hätte die Rede eigentlich zu Ende sein können, und Macron wäre routiniert den hohen Erwartungen gerecht geworden. Doch Macron wechselte ins Französische und redete weiter. Und weiter. Und mochte, so schien es, gar nicht mehr aufhören, auch nicht, als er irgendwann zurück ins Englisch wechselte.

Längst ermattete Zuhörer spekulierten zwischendurch schon voller Sarkasmus, dass sich der Auftritt mit dem von Donald Trump am Freitagnachmittag überlappen könne.

Macrons Rede läuft aus dem Ruder

Immer neue Themen sprach Macron an, das Militär, Afrika, Kriminalität, Bildung, die Gleichstellung von Frauen, Flüchtlinge, wieder Bildung, Steuern, wieder Bildung. Die Lösungen, die er parat hatte, liefern immer auf dasselbe hinaus: mehr internationale Kooperation in Europa und darüber hinaus, mehr Regulierung, am besten „dirigisme“ im Weltformat.

Bei der Verteilung der Wertschöpfung etwa sieht Macron Unternehmen und Investoren in der Pflicht – die Antwort seien nicht Steuern in einzelnen Ländern. Er forderte auch einen „neuen weltweiten Pakt“, der nicht nur Sache der Regierungen sein dürfe. Jedes einzelne Unternehmen müsse ihn in sein Geschäftsmodell aufnehmen, damit es nicht länger „Trittbrettfahrer der Globalisierung“ gebe. „Es ist nicht gut in einer darwinistischen Welt zu leben“, rief Macron in den Saal.

„Das ganze klang eher wie eine Wahlkampfrede als ein konkretes Reformprogramm für Frankreich und Europa“, sagte Dennis Snower, Präsident beim Institut für Weltwirtschaft in Kiel, hinterher. Gerade im Vergleich zu Merkel, die drei Stunden vor dem französischen Präsidenten gesprochen hatte, fällt die Bilanz des Macron-Auftritts verheerend aus.

Snower: Merkel war klar und präzise, Macron wolkig

Merkel hatte klare Ideen, war präzise. Macron dagegen hat wolkige Floskeln verwendet“, sagte Snower, ein Amerikaner. Ihn erinnert Macron an den ehemaligen britischen Premier Tony Blair, der mit seinem „dritten Weg“ die Menschen immer fasziniert hatte, am Ende aber wenig konkrete Erfolge hervorbrachte.

France's President Emmanuel Macron gestures during the World Economic Forum (WEF) annual meeting in Davos, Switzerland January 24, 2018. REUTERS/Denis Balibouse
Macrons Ausführungen zerfasern im Laufe seiner Ansprache

Macron wird möglicherweise diese Erfahrung in den kommenden Jahren seiner Präsidentschaft auch noch machen. Er versprach, sämtliche Reformen langfristig in Gesetze zu gießen, um Planungssicherheit für die ausländischen Investoren zu bieten.

Gemessen an den müden Minen der Zuschauer, hat er sich und seinem Land mit dem Davos-Auftritt aber keinen großen Gefallen getan. Von Entzauberung war bei einigen die Rede.

Am Ende, nach mehr als einer Stunde, gab es keine Fragen mehr. Das angelsächsische Publikum, Kurzweiliges gewohnt, verließ schnell den Saal. „Alles gehört zusammen“, hatte Macron zum Schluss noch gerufen, und überhaupt: „Die Antwort ist in diesem Raum.“

Das erwartet die Wirtschaftselite von Trumps Auftritt

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2 réflexions sur “Billet « La bulle Macron, aurait éclaté »

  1. C’est peut être mieux que rien, même si en même temps ce n’est pas le monde rêvé, mais qui rêve encore ? Il y a trop de lâchetés pour espérer mieux et on ne peut pas compter sur la masse ni pour comprendre les enjeux ni pour oser arrêter de consommer pour faire plier le système.

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