Les dépêches jeudi matin, pas de choc Yellen; tout se passe bien!

Le départ de Yellen n’a pas été l’occasion de déclaration spectaculaire. Elle reste dans la ligne antérieure comme on pouvait bien sur s’y attendre. La hausse des taux administrés va se poursuivre, peut-être un peu plus surement si on en juge par l’évolution des probabilités qui ressortent des marchés. 

Les déclarations de Yellen sur l’inflation sont un peu plus fermes, ce qui va dans le sens du narrative des marchés et des médias; on nous incite à penser qu’il y a une tentative de résurgence des forces inflationnistes et que les fameux 2% sont proches. 

Le narrative supporte à la fois une révision en hausse de la hausse des prix, une révision en hausse des taux longs et une pause sur les marchés d’actions. Tel est en substance le pilotage et tout est conforme.

La conjoncture américaine est plutot plus molle que prévu et la majorités des indicateurs vont dans le sens d’une modération.  Les chiffres du 4e trimestre sont décevants et si il n’y avait pas eu une grosse ponction sur l’épargne ils auraient été mauvais. Les revenus ne progressent pas assez pour soutenir la consommation sans le recours au crédit et  les prévisionnistes ont plutot abaissé leur prévision de croissance 2018 et 2019. Par ailleurs les dépenses d’équipement productifs restent moroses.

Si on retirait les élements exceptionnels des derniers chiffres du GDP publiés pour le 4e trimestre, on n’aurait guère une croissance supérieurs à 1,5%. En fait c’est le narrative qui pousse à faire croire que l’on est booming et que l’on a échappé à la médiocrité séculaire, le narrative n’est pas supporté par les chiffres réels, souvenez vous en.

Greenspan est intervenu sur les médias et vous savez que nous suivons toujours avec intérêt ses prestations.

Il a déclaré que les marchés financiers faisaient « bulle » et insisté sur la bulle du marché obligataire qui selon lui est la plus dangereuse. 

Sur le fond il s’inquiète de l’absence structurelle de gains de productivité qui sévit depuis longtemps dans le système. Il croit que c’est le point le plus important . bien plus important que le risque de récession. L’absence de gains de productivité a pour origine des investissements insuffisants eux même causés par l’aspiration/détournement des ressources vers  les dépenses de transferts. Ces dernières sont en dérapage structurel de 9% l’an.

C’est son idée depuis plusieurs années: elles sont une autre façon de présenter l’insuffisance de la profitabilité. Les dépenses de re-distribution créent une migration de la force de travail vers l’assistance, vers les aides et vers l’inactivité tout en pénalisant l’investissement. Elles affaiblissent en profondeur la société. 


Bloomberg:  la course d’obstacles de Macron

Germany, the U.K. and Hungary offered French President Emmanuel Macron forceful reminders of the considerable hurdles facing his proposals to bring the European Union closer together.

With German Chancellor Angela Merkel’s Christian Democratic-led bloc and the Social Democrats embroiled in coalition talks, there’s little appetite in Europe’s largest economy for far-reaching changes in EU governance. The would-be partners have subtly different interpretations even of the limited EU measures they agreed on at talks yesterday, according to party officials.

Brexit also threatens more bloodletting after Prime Minister Theresa May insisted that EU nationals moving to the U.K. during a two-year transition after it leaves the bloc in March 2019 should have fewer rights than those who arrived earlier. Brussels disagrees. May’s already facing renewed pressure from her party’s right wing who say she’s making too many concessions in the Brexit negotiations.

Meanwhile, a Hungarian ruling party official warned that Macron may “destroy” the EU if he tries to impose “liberal values” on eastern European members pursuing authoritarian policies seen by other states as increasingly at odds with the union’s principles.

The brave new EU faces many of the same challenges that dogged the old one.


Putinism after Putin | With his re-election to a fourth and likely final term all but assured in March, Russian President Vladimir Putin’s key challenge is sustaining Putinism once he gives up power. He’s road-testing a cadre of young contenders as potential successors, capable of ruling the world’s largest country while also guaranteeing his own security once he leaves the Kremlin.


[Bloomberg] Asian Stocks Gain; Investors Adapt to Higher Yield: Markets Wrap

[Reuters] China January factory growth remains strong as output accelerates: Caixin PMI

[Bloomberg] China Urges Crackdown on M&A Loans Used to Buy Land

[FT] Private equity financing has a new twist

[Bloomberg] Asia Stocks Face Mixed February Start After Fed: Markets Wrap

[Bloomberg] Fed Signals Cautious Optimism and Support for Higher Rates

[Bloomberg] Janet Yellen’s Fed Era Ends With Unanimous Vote of No Rate Hike

[Bloomberg] BofA Sees Bond Yields Rising More as Investors Catch Up to Fed

[Bloomberg] Former Fed Chair Alan Greenspan Sees Bubbles in Stocks and Bonds

[NYT] Worries Grow That the Price of Bitcoin Is Being Propped Up

[WSJ] Yellen Hands Off Go-Slow Approach to Rate Rises as She Departs Fed

[WSJ] New Fiscal Worry: Too Much Short-Term Borrowing as Deficit Climbs

[FT] Shale powers US oil output to heights of 1970

[FT] Inflationary pressures on the rise across markets

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s