Macron glisse encore, avant de lourdes échéances

Selon un sondage Odoxa pour L’Express, la presse régionale et France Inter, Macron  a atteint ce mois-ci un record d’impopularité.

Seuls 43 % des Français le considèrent désormais comme un « bon président de la République », soit 11 points de moins qu’au mois de décembre.

Près de 6 Français sur 10 portent un jugement négatif sur son action. Jusqu’à présent son niveau le plus bas dans l’opinion était de 44 %, en septembre/octobre.

En Prime « les grands enjeux sociaux sont devant nous »,

Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui a accordé un entretien aux « Echos », l’exécutif « fait comme si la question sociale avait disparu avec l’amélioration de la conjoncture, comme si c’était devenu une question subalterne… Je dis au gouvernement : attention, danger ! Il commet une grave erreur, car les grands enjeux sociaux sont devant nous », souligne Laurent Berger qui parle d’un « moment clef » du quinquennat.

Il évoque ainsi des « tensions » sociales qui « s’accumulent dans les Ephad, les hôpitaux, chez Carrefour, dans les prisons, la police, l’éducation ou encore les collectivités territoriales ».

une concertation bidon

« La méthode Macron, c’est : ‘Vous discutez et je tranche’, et personne ne sait de quel côté ça va tomber… On a des interlocuteurs suspendus à la décision du président de la République. Cela pose un problème de fonctionnement démocratique et d’efficacité », poursuit-il…

« Je ne suis pas anti-Macron ou pro-Macron, je suis attaché à la justice sociale et à la démocratie. Autrement, on fait progresser toutes les forces conservatrices », explique encore le leader de la CFDT, premier syndicat du secteur privé en France.

Ordonnances sauvages

Laurent Berger déplore en outre le choix gouvernemental d’avoir recours aux ordonnances, comme il le fit l’an dernier pour la réforme du travail, pour s’attaquer au dossier de la SNCF d’ici l’été…

« Le gouvernement pouvait se permettre de procéder par ordonnance sur la réforme du marché du travail, car il l’avait clairement dit pendant la campagne et parce que la réforme est intervenue juste après l’élection. Ce n’est pas le cas pour la SNCF. Si le gouvernement donne le sentiment qu’il se précipite, ça se passera mal », prévient-il…

Le recours aux ordonnances permettrait de faire passer le texte plus vite, alors que le « quatrième paquet ferroviaire » européen, qui inclut l’arrivée de la concurrence sur les rails, doit être transcrit dans le droit français avant fin décembre. Mais cela éviterait surtout de longs débats à l »Assemblée nationale, ce qui n’est pas sans attiser la colère de l’opposition et des syndicats.

 

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