Inflation comparée des prix des actifs boursiers et celle des prix de l’économie réelle et des salaires

Nous avons expliqué  dans notre article du 11 mars ce qui s’était passé depuis le début des années 1970 , début du néo-libéralisme.

Dans cet article  un peu humoristique  intitulé « L’austérité comme moyen d’augmenter le pouvoir d’achat … » (https://brunobertez.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=125506&action=edit) nous avons effectué une synthèse historique qui montrait le sens profond des évènements au cours de la période et en particulier le choix de faire payer les difficultés de reproduction du système aux salariés… afin de maintenir l’ordre social.

Rappelez vous, Bernanke au moment de son départ s’est vanté avec ses collègues des Banques Centrales: « nous avons sauvé l’ordre social »!

Le sauvetage a consisté à augmenter de façon exponentielle la valeur des patrimoines, de la Bourse,  à créer un effet de richesse tout en mettant en place des mesures d’augmentation du taux d’exploitation, c’est à dire en augmentant la part du capital dans le GDP et en baissant celle des salariés.

Le moyen pour y parvenir a été le gonflement du bilan des  Banques Centrales  de plus de 20 trillions , la production de crédit et de dettes et la mise a zéro des taux d’intérêt. Tout cela a déplacé des trillions vers les marchés, ce qui a accru considérablement les inégalités en faveur des 1%!

Le résultat  a été, puisque cet argent a été  déversé par le biais du système bancaire et boursier, le résultat a été une inflation boursière sans précédent et une stagnation, voire régression réelle des revenus des salariés.

L’argent fait monter les prix  les prix là ou il est déversé, c’est à dire le marché Boursier

Goldman Sachs vient de produire un graphique qui donne à voir cyniquement ce qui s’est passé.

Du côté gauche vous avez l’inflation des valeurs boursières et de l’autre l’inflation des prix dans l’économie réelle.

L’inflation des prix dans l’économie réelle équivaut à l’inflation des salaires puisque les salaires représentent autour de  70% de l’économie réelle. L’inflation des prix dans l’économie réelle est comme on dit une bonne approximation, un proxy,  de l’inflation des revenus salariaux.

Actuellement la hausse des Bourses est telle que les banquiers centraux même les plus laxistes, comme Lael Brainard considèrent que les cours sont élevés et qu’il faut être vigilant car cela crée un risque pour la stabilité financière!  En clair on en a trop fait .

Attention cela ne signifie pas que ces banquiers centraux vont favoriser la hausse des revenus salariaux, au contraire ; ils sont inquiets de voir que le chômage se réduit (!!) et qu’aux USA par exemple on a dépassé le plein emploi. On veut bien l’inflation, mais surtout pas celle des salaires.

Donc il a été décidé de stopper progressivement  la distribution des largesses qui ont permis la hausse des bourses, on va tenter de s’opposer à la poursuite du gonflement de l’effet de richesse et bien sur à l’accélération de  la croissance.

il faut pour que les salaires soient maîtrisés que la croissance ne dépasse pas le potentiel théorique fixé par les banques centrales  Ah les braves gens! .

Regardez la hausse généralisée du prix des actifs boursiers à gauche et à coté à droite celle des prix du GDP, celle des salaires…

Les salaires, stagnation réelle.

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2 réflexions sur “Inflation comparée des prix des actifs boursiers et celle des prix de l’économie réelle et des salaires

  1. . BRI BC’s OMC OCDE FMI OIT US Corporate marchés financiers, même combat même target (*) : un citoyen moyen universel travailleur (ou pas…) aux alentours de 1200 dollars par mois,

    . Pour ceux qui sont au-dessus : stagflation et répression financière,
    . Pour ceux qui sont au-dessus : taux de croissance 2 à 3 point supérieur, sorte de rattrapage,

    . Aujourd’hui et demain plus que jamais, c’est le taux de natalité qui oriente le taux de développement d’un territoire, car une économie globalisée et digitalisée a aujourd’hui et demain toujours plus horreur du vide, donc tout simplement le comble.

    (*) : objectif collectif inconscient et non complotiste correspondant à la logique comptable et financière qui privilégie l’objectif de rentabilité du capital investi versus l’humain qui de plus en plus est variable d’ajustement.

    Bonjour et merci, Monsieur Bertez, pour vos derniers posts assez magistraux. Amitiés à vos lecteurs.

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