Islamisme : le profil des radicalisés. Reprise

 

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Cet article est publié dans l’édition du Figaro du 29/03/2018.

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Le djihadiste français, ce petit délinquant sans diplôme
«Naissance en France dans des familles issues de l’immigration, parcours scolaire chaotique, antécédents judiciaires plus ou moins lourds.» La dernière étude de l’Institut français des relations internationales (Ifri) sur les djihadistes tempère le discours ambiant selon lequel «il n’y a pas de profil type» parmi ces individus.

En décortiquant les 137 décisions que la justice a bien voulu lui transmettre, le chercheur Marc Hecker a pu analyser les cas de 131 hommes et 6 femmes.

Âge moyen: 26 ans. 40 % sont originaires de quartiers prioritaires, 47 % sont sans diplôme, 24 % sont titulaires du bac, 11 % sont diplômés du supérieur. 40 % ont au moins une condamnation et 12 % de ceux qui ont un casier vierge étaient signalés aux services de police.

«Le milieu carcéral n’est pas le lieu principal de radicalisation», note l’étude, même si les plus durs sont passés par la prison.

Côté nationalités, 69 % sont français, 22 % binationaux, 7 % issus des pays du Maghreb. Un terrorisme majoritairement «domestique» donc.

26 % sont des convertis.

Seuls 18 % sont nés de parents originaires de France et 7 % de couples mixtes. Autres origines des parents: Maghreb (59 %), Afrique subsaharienne (9 %), Asie (6 %).

Le plus inquiétant: une soixantaine de terroristes incarcérés en France doivent entre libérés d’ici à deux ans, et bien d’autres après, avec un pic en 2022. L’étude souligne le fort risque de récidive.

Jean-Marc Leclerc

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