
Trump a mis au point une technique de « gouvernement » qui semble porter ses fruits en terme de popularité. Il est à près de 42% d’approbation.
- Elle consiste à menacer haut, fort, spectaculairement afin que ses menaces fassent scandale et que nul n’en ignore.
- Elle consiste ensuite à négocier de telle façon que ces menaces soient désamorcées, vidées de tout contenu
- Elle consiste enfin à crier victoire comme si il avait réussi quelque chose grâce à ses capacités de négociateur, ce qui lui permet de faire croire qu’il a tenu ses promesses électorales.
Grace à cette technique, sa popularité remonte depuis le début de l’année. Le phénomène est net , ce qui ne peut etre un aléa. Sa popularité est au plus haut de 11 mois , même pour CNN! Actuellement 42% des sondés l’approuvent. En Mars dernier ils étaient 44%, il a refait la plus grande partie de sa chute.
Nous avons la conviction que lorsque les commentateurs critiquent le chaos de Trump, son absence de ligne directrice, sa méconnaissance de l’économie, ses foucades de politique étrangère, ils se trompent totalement. Trump est cohérent non en fonction des critères normaux, mais en fonction de ses objectifs à lui, les siens! Il a besoin de donner des gages. c’est ainsi par exemple que nous interprétons sa volte face néo-con récente avec les menaces contre l’Iran et la nomination de Bolton. Tout ceci est de la segmentation politique pure et simple. Du marketing.
Ses objectifs ne sont qu’électoraux ; les élections de mid Term et le maintien au pouvoir. Trump ne veut pas courri le risque d’être destitué et ce risque augmenterait en cas de lourde défaites aux électiosn de mid term. A quoi lui servirait d’avoir une vision de gestion sérieuse de long terme si il devait être destitué?
Le point fort de Trump dans les sondages est constitué par l’économie et la Bourse; mais tout ce qui de pres ou de loin peut être relié à son mot d’ordre Make America Great Again – MAGA- consolide ses assises.
Nous avançons l’idée que Trump a choisi délibérement de gérer dans le simulacre, ce qui est bien vu puisque la post-modernité est un gigantesque simulacre, simulacre qui gouverne le court et moyen terme. Ce faire-semblant généralisé est compris par de nombreux acteurs- je pense à la Russie- et ceci explique pour les uns leur désarroi (Merkel) et pour les autres, leur absence de réaction.
Le dollar a baissé pendant de nombreux mois, mais vous noterez que depuis la fin Janvier il s’est stabilisé. Est ce que les mouvements du dollar sont corrélés aux oscillations de la popularité de Trump, celle ci etant prise comme « proxy » du risque politique américain? C’est ce que nous suggérons. A suivre.
