Un coup de projecteur sur le lien entre le profit et le populisme

Les élites continuent de truquer les débats en rapportant les profits aux chiffres d’affaires et donc aux GDP.

C’est une vision idéologique, qui a pour objectif de détourner l’attention du seul vrai critère qui gouverne , qui motive le système, ce critère c’est la profitabilité c’est à dire la masse de profit rapportée à la masse totale de capital investi qui prétend avoir sa part.

Le système capitaliste c’est le système de la concurrence pour le profit maximum.

En attirant l’attention sur ce qui est non signifiant, le profit par rapport aux chiffres d’affaire et aux GDP on occulte, on dissimule le fait que profit doit être rapporté à la masse totale de capital qui veut sa rentabilité et qui à ce titre veut exercer ses droits.

Il ne faut surtout pas qu’il soit dit que la crise est une crise d’insuffisance de profit et d’excès de capital; si on le disait les solutions seraient  évidentes; il faut détruire, euthanasier  du capital excédentaire, du capital non productif, du capital fictif, bref du capital de poids  mort. En particulier du capital financier .. mais chut!

Le néo liberalisme et la révolution néo libérale avaient pour objectif de faire remonter la profitabilité par la hausse du taux d’exploitation de la main d’oeuvre, par la délocalisation, par l’arbitrage global du travail, par l’immigration, par le recours à la dette et au crédit.

En 2008 le néo liberalisme a buté sur ses limites c’est à dire sur l’excès de recours au crédit et à la dette et depuis le problème n’a pas été résolu, on a pratiqué la fuite en avant .

Il est au contraire aggravé par la progression fantastique de la masse de capital fictif, c’est à dire de dettes à la faveur des taux nuls ou négatifs et de la monétisation des dettes des états souverains.

La reprise  économique actuelle n’est pas structurelle, elle est purement conjoncturelle et elle laisse le problème de fond intact.

Il va falloir aller plus loin dans le laminage des classes moyenens, les transformer en assistés et les reprolétariser ; ce qui permet de comprendre pour quoi je suis persuadé que le populisme,  qui est la réaction des peuples contre ce laminage, a encore de beaux jours devant lui. Il va exploser lors de la prochaine récession ou lors de la montée accélérée de l’inflation.

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