Un croisement sinistre, celui de la dette et du GDP US.

Un croisement sinistre, celui de la dette et du GDP US.

C’est la production de crédit qui permet de produire du GDP quand les revenus gagnés sont insuffisants ce qui est le cas depuis les années 70 . Le pouvoir d’achat pour faire tourner la machine économique est la somme des gains sous forme de revenus et de l’accroissement du crédit. Et c’est de plus en plus le crédit.

La contrepartie de la production de crédit, c’est son accumulation, c’est à dire la constitution d’une masse, d’un stock de plus en plus important.

Pour soutenir ce stock malgré son poids croissant il faut sans cesse baisser les taux et allonger les durées. C’est ce qui a été fait de façon spectaculaire depuis 2008/2009 avec les politiques monétaires dites non conventionnellles. Le crédit tout en pesant de plus en plus lourd est devenu de plus en plus supportable car son coût est devenu quasi nul avec les taux zéro voire négatifs. Les entreprises en particulier se sont goinfrées de crédit, le plus souvent non pour investir mais pour se décapitaliser: dividendes, buy backs, fusions acquisitions, private equity etc.

La tentative de normalisation en cours, ou plutot le simulacre de normalisation rencherit le coût du credit mais cela n’a pas encore d’incidence pour deux raisons:

-la première est que la BCE et la BOJ continuent de donner du crédit gratuit en veux tu en voila et que ce crédit se répand, se distribue dans le monde.  Ce credit en se répandant/deversant  masque la normalisation américaine, mais on en voit le symptome dans la volatilité des changes; le dollar devient relativement plus rare, il monte. Il est au dessus des 93 au dollar index, l’euro est revenu à 1,18.

-la seconde est que nous sommes encore pour quelque temps en phase d’expansion économique ce qui facilite la rotation de la monnaie et maintient l’appétit pour le risque; les marchés créent de la monaie et du crédit parce qu’ils sont optimistes et donc audacieux.   La croissance en cours, même ralentie, permet la normalisation sans douleur et en meme temps la masque. Les effets de la normalisation ne se manifesteront que lorsque le cycle de croissance de l’activité en cours s’inversera. Alors le goldilock actuel se transformera en son contraire, « la pire des soupes », avec des taux qui seront parvenus à un niveau élevé et des perspectives économiques qui se seront dégradées.

En attendant, tant que nous sommes dans le Goldie, tout parait à l’optimum, mais cet optimum prépare dialectiquement la phase asuivant aussi surement que la pluie succède au beau temps.

Le rendement de la production de dettes en terme de production de GDP est faible, insuffisant. 

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