Editorial: La victoire pour desserrer l’emprise de Trump est à portée de mains, mais il faut un peu de volonté et le goût de la liberté. 

Dans ce papier il est proposé  au final  la marche à suivre pour desserrer l’emprise de Trump et retrouver un peu de souveraineté.

Dès l’annonce de la dénonciation de l’accord JCPOA sur le nucléaire Iranien, par Trump, nous avons douté de la volonté et du courage des Européens à se rebeller.

Nous avons tout de suite parié sur la débandade européenne, au sens fort,  dissimulée derrière une logorrhée.

L’UE se couche depuis tellement longtemps devant les Etats-unis que comme dit Léo Ferré « et quand on vit par terre,  on prend des habitudes!

Nous avons tout de suite relevé les cris d’orfraie de la classe politique européenne et l’absence de contenu dans ses propos: « on allait voir ce que l’on allait voir », sans plus.

Au fond, avons nous pensé dès ce moment, l’UE admet la vassalisation qui découle des prétentions extra-territoriales américaines, simplement il faut y habituer les citoyens, il faut les tromper car tous ne sont pas idiots.

Il y a encore des machos, des suprémacistes, des gens qui tout simplement ont une dignité. Des gens qui sont fiers de ce que de Gaulle a réussi lors de la Libération: éviter que la France ne soit un Protectorat Administré par les américains en montant une structure administrative secrète prête à prendre le pouvoir et à couper l’herbe sous les pieds des conquérants US.

Et puis, ce qui nous a mis la puce à l’oreille c’est le fait que certains nous disent que l’on allait étudier la question!

Diable! Etudier la question seulement maintenant, après les humiliations des amendes colossales infligées aux firmes françaises par l’Administration américaine? Etudier les aspects juridiques,  techniques? Tout cela est connu, archi-connu et la seule chose à étudier c’est ce que l’on a dans le pantalon ou ce que l’on n’a pas. Car nous sommes face à une pure décision politique,  face à une simple affirmation de volonté. Ou on accepte d’avaler les couleuvres et de reconnaître que l’on est un vassal qui ne représente rien et que sa participation à la JCPOA était un simulacre ou bien on considère que l’on est partenaire, partenaire souverain et qu’à ce titre on est responsable, et que sa signature vaut quelque chose.

En fait jusqu’à présent; au plan international, l’UE a joué les utilités, les boniches et les passe-plats comme lors de l’affaire de la Libye. Elle a servi de cache-sexe à l’unilatéralisme.

Trump connait la lâcheté  des Européens. Aux USA.  Les élites comme Kissinger s’en font les gorges chaudes. Ce qui est nouveau c’est le fait que Trump a une personnalité hors du commun, c’est un baltringue-butor. Il ne met pas les formes.

Obama nous a roulé dans la farine à plusieurs reprises, mais il a mis les formes et a permis à notre ego de sauver les apparences. Nous avons évité les humiliations publiques. Mais avec Trump ce n’est plus possible car il se vante de sa force, de sa virilité et ses tweets sont ravageurs. Bref lui non seulement baise mais en plus il le crie sur les toits. Et même il pelote publiquement celui qu’il vient de baiser afin de bien montrer comme le dit Hollande qui est le passif et qui est l’actif! Quoi que,  soit remarqué en passant, Hollande ne soit pas le prototype de la virilité, car contrairement à ce que l’on pense, Don Juan est plus un personnage féminin avide de séduire qu’un personnage masculin dominant qui conquiert.

Nous avons compris disons nous, très rapidement, en analysant les propos de Merkel. Ils se résumaient à ceci: ce que fait Trump, c’est insupportable! Bien; mais nous avons attendu la suite.  Et la suite se résume de la façon suivante, tout à fait dans la ligne de la modernité européenne: « mais comme nous sommes forts, nous saurons le supporter »! C’était un aveu de faiblesse et de lâcheté retourné pour faire passer un message inversé ! Ah les braves gens!

C’est comme en matière de terrorisme; nous perdons les nôtres, ceux qui nous sont chers, mais regardez comme nous sommes forts: nous aimons nos bourreaux, nous leur ouvrons nos portes, le lit de nos femmes et de nos filles , nous chantons, nous nous promenons avec des badges et  des nounours d’amour. La « force » n’est que le simulacre qui permet de faire accepter l’humiliation, et la veulerie.

Federica Mogherini, le 11 mai 2018 à l’Institut Universitaire Européen de Florence a complété la réaction … verbale .

« Il semble que crier, hurler, insulter et intimider, détruire systématiquement et démanteler tout ce qui existe soit l’état d’esprit de notre temps. Alors que le secret du changement, – car nous avons sans aucun doute besoin de changement, – n’est pas de dépenser toute notre énergie à détruire tout ce qui existe, mais plutôt à construire des choses nouvelles. Cette impulsion pour la destruction systématique ne nous mènera en aucun cas vers quelque meilleur état, elle ne nous permettra en aucun cas de résoudre aucun des problèmes qui se posent à nous. »

Mogherini commente, mouline mais elle ne fait rien et ne propose rien d’autre que d’attendre patiemment en attendant de donner à Trump des leçons dont il se fiche totalement: « Les dirigeants mondiaux doivent se débarrasser de l’approche “Je gagne, vous perdez”… Aucun pays n’est assez puissant aujourd’hui pour affronter seul le monde où nous vivons. » Oh la la; j’en tremble!

Il s’agit déjà de préparer le terrain aux non-ripostes: on crie fort, on gueule même mais au fond on sait deja que l’on joue perdant … parce que l’on ne joue pas. C’est comme avec l’accord de Paris, comme avec la Trade War: on cause, on glose.. Mais au fond vous l’avez compris comme nous, on va insulter Trump, mais attendre qu’il soit viré ou non réélu et dans l’intervalle on va obéir.

On va optimiser la résignation, la défaite, le non-combat.

Je soutiens que Trump a bien compris le fonctionnement européen: il sait que lui est un mâle dominant et que l’Europe est le partenaire du couple sado-maso qu’il forme avec nous. Nous sommes ses souffre-douleurs, nous sommes ses soumis comme on dit chez les pervers. pas étonnant que l’un des grands bailleurs de fonds de la politique en France se soit inscrit dans ce schéma!.. suivez mon regard. Paix à son âme.

Trump, avec ses tripes (guts),   comme les élites américaines avec leurs têtes ont compris que l’UE jouissait, orgasmait  d’être violée et que tous ses efforts  étaient tendus vers … ses populations , vers l’amollissement de ses populations afin de leur faire accepter d’y prendre plaisir. C’est l’échange  type, le paradigme  du post modernisme; la dignité contre la jouissance.

Après Merkel qui a donné le « la », après Mogherini qui s’est défoulée verbalement en passant la pommade pour rendre le réel moins douloureux, voici Macron qui prend les premières dispositions: nous sommes dans le souverain, dans la prérogative nationale, dans l’intérêt national, dans l’histoire mais …la décision de rester en Iran ou d’en partir revient aux entreprises Françaises !!!!

Ce choix fondamental face à l’agression américaine n’est pas un choix national , non « Les entreprises, en particulier les entreprises internationales qui ont des expositions dans de nombreux pays, font des choix qui leur sont propres en fonction des intérêts qui sont les leurs » dit Macron.

Les entreprise feront ce qu’elles voudront, nous l’Etat Français, et ce n’est pas pour rien que j’emploie l’expression l’Etat Français, nous ne ferons rien. En Russie au contraire on prend des législations pour punir ceux qui se soumettront aux diktats extra-territorriaux américains.

Ecoutons Macron:

« La décision de rester ou non en Iran revient aux entreprises françaises, a estimé jeudi Emmanuel Macron à l’heure où Total prévient qu’il pourrait abandonner son projet d’exploitation gazière face au rétablissement annoncé de sanctions américaines contre Téhéran.

« Les entreprises, en particulier les entreprises internationales qui ont des expositions dans de nombreux pays, font des choix qui leur sont propres en fonction des intérêts qui sont les leurs », a déclaré le chef de l’Etat français à son arrivée au sommet Union européenne-Balkans à Sofia.

La notion d’interêt national s’efface devant l’intérêt des entreprises!

« Il est pour moi essentiel que cette liberté soit laissée, je ne vais pas commenter telle ou telle décision. Ce qui est important, c’est que les secteurs les entreprises de taille moyenne intermédiaire qui sont peut-être moins exposées à des marchés américains ou autres puissent faire ce choix librement », a-t-il ajouté devant la presse.

La décision de Donald Trump de sortir de l’accord sur le programme nucléaire de l’Iran conclu en 2015 et le rétablissement de sanctions sont sources d’inquiétude pour les entreprises françaises, dont Total ou encore les constructeurs automobiles PSA et Renault.

Bourreau, s’il vous plait encore un istant, un petit délai!

Total a annoncé mercredi qu’il ne pourrait pas poursuivre son projet South Pars 11 (SP11) et devrait mettre fin à toutes les opérations qui y sont liées avant le 4 novembre 2018, à moins qu’une dérogation propre au projet ne soit accordée par les autorités américaines, avec le soutien des autorités françaises et européennes..

On va donc supplier; négocier pour obtenir des dérogations jamais je ne me suis senti aussi humilié!

A la question de savoir si des contre-mesures à l’égard des entreprises américaines pourraient être prises, Emmanuel Macron a répondu : « ça fait partie des mécanismes qui existent mais ce n’est pas le mécanisme que nous privilégions aujourd’hui, c’est plutôt celui de la compensation et de la protection des entreprises qui seraient frappées » par des sanctions.

Et maintenant après la lacheté à courte vue, les rodomontades vides!

Au lendemain d’un dîner informel à Sofia réunissant les 28 Etats membres de l’UE, le président français a fait état d’une « unité » sur les sujets de l’Iran et du commerce, deux pommes de discorde avec l’administration américaine.

Sur l’Iran, « il y a une unité très forte des trois pays, Grande-Bretagne, Allemagne et France, sur ce sujet et il y a eu hier une vraie unité européenne pour rappeler notre engagement dans ce cadre et notre volonté de préserver une souveraineté stratégique et économique de l’Europe », a-t-il dit.

Il y a des parades et même des parades sublimes.

Elles consistent à considérer que les FANG élargies  sont le fer de lance de l’impérialisme américain, fer de lance culturel, commercial, financier, à comprendre que la Bourse américaine ne tient que tant que la bulle des FANG continue de flotter dans les airs.

Le point faible des Etats-Unis, c’est leur point fort.

La parade consiste à se concentrer sur la mise sous carcan des FANG, à paralyser leur business model. Le climat est propice elle sont deja sous attaques pour leur pratiques scandaleuses; Il faut faire comme les USA ont fait pour affaiblir Volkswagen. Prendre des détours.

La riposte doit partir du constat  que les USA sont une pyramide qui tient sur la pointe du marché financier puisque ils sont noyés sous  le déficit-spending et les besoins de financement. Non il ne faut pas s’attaquer aux Treasuries car les USA ont la parade, si l’étranger ne souscrit pas , la Fed souscrira a sa place. Ce sera un coup  d’épée dans l’eau.

Mais les FANG , les Facebook, les Apple, les Twitters, les Netflix, les Microsoft, les Google violent nos législations sur la collecte, sur la propriété  de nos données, sur la fiscalité et sur notre sécurité car nos données font partie des éléments de la sécurité nationale. Il suffit de renforcer , durcir  les législations pour couper court au pillage, Il suffit de les appliquer…  et les cours des FANG et consoeurs  vont s’effondrer, entrainant dans leur sillage toute la bourse. Nous parlons là de trillions. Il faut prendre les USA au niveau de leur point fort car c’ est aussi leur point faible, le niveau ou ils tirent un avantage considérable sur notre dos.

La victoire pour desserrer l’emprise de Trump est à portée de mains, mais il faut un peu de volonté et le goût de la liberté.

 

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10 réflexions sur “Editorial: La victoire pour desserrer l’emprise de Trump est à portée de mains, mais il faut un peu de volonté et le goût de la liberté. 

  1. Cher Monsieur, les Young leaders sont à tous les postes de commande, ce que j’essaie de dire à M. Grasset (« de defensa ») qui n’a pas l’air d’accord. Ces agents de l’étranger iront dans le sens des États unis, le reste n’est que gesticulation. Ah le bon temps du « crime de haute trahison »! Il ne se passera rien. Les Européens de l’UE sont des collaborateurs, au sens le plus vil du terme. Cordialement.

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  2. L’Europe n’est pas grand-chose et ne restera pas grand-chose car les pays qui la composent ont des intérêts trop divergents. L’Europe ne peut être qu’un ventre mou. Ce n’est pas le problème des Américains mais des Européens. Tout le monde l’a compris : les USA, la Turquie, l’Afrique, le Maghreb, la Chine… La diversité n’est pas forcément une force et l’Europe est trop diverse. Le système européen est pourri à la base.

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  3. Voici un extrait d’un article récent de JB Noé sur IDL, très pertinent sur la force de l’Europe :

    http://institutdeslibertes.org/donbass-la-faillite-de-leurope/

    « Le grand perdant, le grand vaincu de ce conflit, c’est l’Union européenne. Déjà l’UE avait été incapable de construire la paix en Yougoslavie, devant faire appel aux Américains pour aboutir aux accords de Dayton (1995). Puis sur la question du Kosovo elle s’est complètement enlisée et embourbée dans ses contradictions. Si le Kosovo peut devenir indépendant grâce à un référendum, pourquoi pas la Crimée, pourquoi pas le Donbass ? Le précédent kosovar, outre qu’il a fâché l’Europe de l’Est avec l’Europe de Bruxelles, a montré les contradictions de la politique européenne, qui appliquent des principes ici et les refusent ailleurs.

    On ne cesse de nous dire que l’Europe c’est la paix. Mais l’Europe a été incapable de rétablir la paix au Pays basque contre l’ETA ou en Irlande contre l’IRA. C’est l’Espagne et le Royaume-Uni qui ont réglé ces dossiers. L’Europe, c’est-à-dire l’UE, a été incapable de rétablir la paix en Yougoslavie et d’éviter les drames de l’éclatement de la région. Aujourd’hui, elle n’est pas capable de rétablir la paix dans une région d’Europe, le Donbass, ni de discuter avec la Russie. L’Union européenne n’a pas apporté la paix. Elle s’est construite parce que les États se sont réconciliés entre eux et parce qu’ils ont voulu la construction européenne. Aujourd’hui, l’UE est en faillite. Passons sur la question de l’euro, qui éclatera un jour. L’UE est incapable de résoudre le dossier migratoire et de sécuriser la Méditerranée. Elle est tout aussi incapable d’apporter la paix dans le Donbass, où se sont tenus des matchs de l’Euro de foot 2012. En six ans, que de changements. Cela rappelle le stade olympique de Sarajevo détruit par la guerre. Ni l’UE ni le sport n’apportent la paix. Au Donbass, comme au Kosovo déjà, l’UE montre à ses peuples sa faillite et son incapacité à faire autre chose qu’obéir aux directives de Bruxelles pour les normes intérieures et de Washington pour les questions internationales. Cette question-là sera-t-elle portée lors des Européennes de 2019 ? »

    A lire en entier en suivant le lien…

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  4. Aussi, je pose la question : l’Europe est-elle respectable ? Doit-on la respecter vu de l’étranger ? Ni Erdogan ni Trump ni d’autres le pensent. Tous s’essuient sur l’Europe comme le paillasson de l’entrée. Doit-on vraiment leur en faire le reproche ?

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  5. Il nous faut des couilles montées sur un cerveau, évidemment.

    De la volonté intelligente avec des plans d’actions et de leviers puissants.

    Voilà pourquoi Macron n’a aucune chance, mais alors même pas en rêve, comme Hollandouille et même Starko qui n’avait que des couilles sans cerveau.

    C’est violent, oui, mais le pire est à venir, hélas, il est déjà là, gros comme une cathédrale aux trois Églises.

    Merci d’expliquer ce que les Français ne veulent pas comprendre en préférant se faire bouffer tout cru.

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  6. Et le pire dans tout ça, face aux trahisons de notre ‘beau’ président, ses rodomontades et son vide sidéral, c’est qu’aucune force politique n’emerge en face… C’en est risible à pleurer ! Et tous les médias qui se couchent plus bas que terre… C’est proprement hallucinant ! Un aveuglement volontaire collectif. Une destinée faut croire, inéluctable.

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    1. Ils sont tenus par la dette par les besoins de financement, c’est la faute aux allemands, ils n’ont jamais eu le cran de vouloir l’EUROPE, ils n’ont voulu que dévaluer le mark. Nous n’en avons jamais fini avec le passé, les USA ont sauvé leurs usines en 45. Pour envoyer bouler les USA il faut une monnaie qui soit aussi culotté que le dollar, les allemands n’ont pas les couilles pour ça !!! Ils sont encore à penser qu’un mark égal un mark… et avec Volkswagen les USA leur ont rappelé qui dominent. De toute manière quoi penser d’un pays où la curry wurst est le premier chiffre d’affaire de Volkswagen ? Quoi penser d’une Europe où on vend Alstom à général électrique et non à Siemens, et puis et puis, les actionnaires des entreprises allemandes sont ils encore réellement des allemands aujourd’hui ? Les bailleurs de fond de Merkel qui sont ils ? certainement pas la classe moyenne Allemande, idem pour le Japon. D’ailleurs le Japon détient un nombre incalculable de bases US, et je doute que le peuple japonais aime le Yankee…

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  7. Le plus bel exemple c’est le pétrole. Le carburant de nos autos n’est qu’impôts : par le dollar qui achète le pétrole et qui est un impôt sur le monde. Il faut échanger une monnaie théoriquement basée sur la valeur du travail contre une monnaie qui n’en finit plus de faire des trillions de ligne de crédit. Par les taxes que mettent dessus les gouvernements pour suivre l’inflation qui n’a jamais cessé de leurs budgets. Le carburant n’est qu’impôts. L’Allemagne n’existe pas sinon elle ne pourrait accepter que Facebook soit valorisée plus cher que ses propres firmes industrielles. Partant de ce postulat, les circonvolutions de Macron n’y changeront rien, l’Allemagne est aux peuples européens ce que Khadafi était au terrorisme, une construction imaginaire pour occuper le bon peuple à regarder ailleurs.

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