La part maudite, …votre servitude

157 millions de dollars pour le nu couché de Modogliani.

Certains disent que c’est obscène … pas le tableau, le prix .

Non ce n’est pas obscène c’est un dérèglement d’origine monétaire et culturel.

L’excès de monnaie qui est crée au dela des besoins et au dela des créations de richesses doit bien s ’employer quelque part!

C’est la part maudite du nouveau système et de sa religion, la finance. La part maudite au sens de George Bataille.

Les grands prêtres du système, ceux qui sont proches des églises/banques  ou leurs complices brulent la part maudite; la vocation de cette part c’est le gaspillage; cela a toujours été ainsi; mais cette fois, avec la printing press digitale et la défaite historique des classes laborieuses, c’est plus spectaculaire.

Tout à commencé lors du basculement de la Valeur. lorsque Jevons, Menger, et Walras ont introduit la grande rupture; la valeur des choses ce n’est pas leur contenu en travail social, non c’est l’intersection de l’offre et de la demande marginale.

La valeur des choses ne réside que dans la tête des gens, elle est subjective. elle est sans ancrage, elle est frivole. Elle est suspendue dans les airs comme la Valeur Boursière.

Ainsi à cote de la valeur d’usage puis de la Valeur d’échange est née une autre valeur, ou plus exactement un prix , qui est le prix du désir: la Valeur désir.

Il a suffit de comprendre que l’homme résiste à tout sauf à la tentation, à tout sauf à la frustration et à partir de là d’entretenir la faille qui est en lui et qui  fait passer le sens de sa vie de l’Etre à l’Avoir.

Une valeur dont le fondement n’est pas dans les qualités intrinséques de la chose ou du service, mais qui est en nous: dans ce qui nous est constitutif. Cette valeur git  dans   ce qui nous « anime » si on peut dire tous: le manque, la béance.  Et le trou est sans fond.

De là a créer des désirs artificiels par le marketing, la mode,  la publicité, la propagande , la manipulation cachée des esprits et bien  sur la fausse monnaie il n’y a eu qu’un pas très vitre franchi depuis 1860/1870.

Les Maitres ont très bien compris le pouvoir qu’ils pouvaient gagner en entérinant cette rupture de la Valeur; ils ont compris que cela permettait un asservissement total. Cette rupture a consommé, c’est le cas de le dire, l’ordre de la soumission.

En rendant tout relatif, frivole, désancré, en occultant le réel, les besoins, les vérités, bref le monde exterieur en tant que référent,  les Maitres, vos Maitres  ont ainsi défriché le terrain sur lequel ils allaient faire pousser les hommes nouveaux, hors sols, malheureux joujoux de leur folies.

Lisez les faux monnayeurs de Gide.

When even the experts are warning that prices for works of art have become obscene, it is probably time to run a dispassionate eye over the multimillion-dollar frenzy for certain works.

Last week, Nu couché (sur le côté gauche) by Amedeo Modigliani sold to an unnamed buyer for $157m, and a new record was set for a David Hockneypainting when Pacific Coast Highway and Santa Monica was bought for $28.5m.

Clare McAndrew of consultancy Art Economics says: “It’s slightly obscene, isn’t it? When you think of the other artists who could be supported by that money.” She adds that the Modigliani transaction is an illustration of the wealthy elite’s predilection for untamed spending: “To spend money on one thing like that shows ultra wealth gone wild.”

The price reached at the Modigliani auction reflects the state of the world economy, says McAndrew, who also compiles an annual study of the global art market with Swiss bank UBS. Stronger growth is fuelling the market, spiralling prices reflect rising rampant and rising inequality across advanced economies.

The art market broadly matched the growth rate of the global economy between 2000 and 2017, according to the latest UBS report, with world GDP and wealth both rising last year. Even so, some paintings are so famous they can fetch dizzyingly high prices when the economy is in a downturn.

Simple economics suggest the price of an artwork is determined by how much a buyer is prepared to spend and what a seller would accept. The cold equation of supply and demand also means the death of an artist – immediately limiting their output – raises the value of their work.

But unlike widgets, whose value can be calculated by looking at rates of production and demand from consumers, there are myriad intangibles in the world of art. Any price tag at all can seem jarring for a creative medium where consumption is an issue of taste, not necessity, and the motive for the work is, ideally, creative expression, not financial gain.

Obviously some artists play the market. Purists have objected to Damien Hirst’s production-line techniques, and Andy Warhol turned the idea of authenticity upside down with his screen prints. Yet works by both artists have retained their value. Gustav Metzger, who died aged 90 last year, was revered for his auto-destructive art: he sprayed acid on canvas to cause damage over time, defying the notion of long-term commercial value.

For the most famous artists, the sums can be huge. With its $450m price tag six months ago, Leonardo da Vinci’s Salvator Mundi remains the most expensive painting ever sold. Thirteen Picassos were bought for $155m over two days in February by one art consultancy, while the overall value of global fine-art sales rose by 12% to $63.7bn last year.

Experts say the finest works rarely come up for sale, yet demand is increasing as newly wealthy Chinese buyers compete with financiers and Saudi sheikhs.

“Scarcity rules,” says Andrew Renton, professor of curating at Goldsmiths University. “People are always waiting in the wings. It can be 30 years before a painting comes upand some never turn around in people’s lifetimes.”

Nu couché (sur le côté gauche), painted in 1917, three years before Modigliani’s death at 35, is one of the Italian painter’s largest works, and one of only five of his nudes ever to come up for auction. It was last sold in 2003, for $26.9m – reportedly to the Irish horse breeder John Magnier at Christie’s.

This would appear to make fine art a surefire winner for wealthy investors. But the market has crashed before, most spectacularly after Japanese buyers acquired half of all the impressionist art put on the market in 1990. The bubble burst a year later when Japan’s economy crashed after an unsustainable property boom.

Today, hedge fund billionaires and wealthy Asian investors trade canvases like stocks, bonds or commodities – mirroring a trend for the hoarding of fine wines, where crates of vintage red can be left unopened for decades, then sold at higher prices.

Mega sales may boost egos in the City but the Modigliani sale alone could put at least 10,000 students through a year of art school in the UK.

Renton agrees that the money could be put to better use elsewhere. “There are impossible amounts of money to be made in the world today. It can be used for good, or in a lot of very interesting ways. Culture is a good use, but I also think putting £1bn into curing cancer is also good.”

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5 réflexions sur “La part maudite, …votre servitude

  1. Les prix de l’art sont « normaux » : la maree est montee et emporte tout avec elle. Les riches connaissent la valuer de l’argent et sa valeur marginale. Ils savent,surtout ceux qui sont riches depuis plusieurs generations qu’un modigliani aura toujours un acheteur,meme dans 50 ans,tandis que la monnaie qu’ils ont echange contre cette oeuvre, nul ne sait qu’elle sera son pouvoir d’achat dans 50 ans. Si vous etes proche de la source de la creation monetaire, vous savez que vous devez echanger ces billets ou ces signes contre quelque chose de tangible.Comme je ne suis pas riche, j’ai echange mes billets pas contre un tableau mais contre un morceau de metal usine en calibre 12. Ca aussi c’est une valeur qui se transmet de generation en generation.

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  2. Bonsoir M. Bertez
    A propos de la notion de valeur, on ne peut passer sous silence que ce qu’on appelait autrefois les « dignités » d’un homme, et qui n’avaient par définition pas de prix, ont été pour la première fois évaluées en termes monétaires par un jugement de Oliver Wendell Holmes. ( 19ème siècle USA).
    Selon le Herr Professor Doktor Knieper, cette évolution du droit est liée à la disparition du modèle patriarcal dominant dans nos sociétés: les « dignités » honneur etc…se transmettant naturellement de père en fils . D’où aussi la compensation en argent à l’atteinte aux dignités pour pallier l’interdiction du duel.
    Et à compter du moment où votre honneur devient une variable économique, pourquoi n’en irait il pas ainsi pour tout objet ou concept?
    Ensuite de quoi, toute « valeur » vient « normalement » s’inscrire dans le cycle marchand…. Echange change…. Ce sont désormais les commissaires- priseurs qui font la cote des artistes et non les critiques d’art. Et ces cotes n’illustrent bien souvent que des luttes d’ego entre milliardaires ou banquiers incultes; les petites boîtes de 150 gr de « merde d’artiste » de Manzoni, exposées à Beaubourg, et achetées sur fonds publics , sont aujourd’hui estimées à 40 000€ pièce; nous, nous payons la taxe d’assainissement – qui ne s’applique pas aux marchés hélas, ni aux baudruches géantes estampillées J.K.
    Cordialement

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